L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Nicolai Dunger

Un Suédois qui prêche dans le désert...

Benjamin Schoos est un petit marrant, même si sa musique, elle, n'est pas drôle (« Forgotten Ladies », son nouvel album). Un soupçon de Venus et de Don Corleone (l'abat-jour et le fauteuil, la gomina et la grosse caboche), un zeste de Ry Cooder et de Tindersticks (le trio en backing band – Jacques Stotzem, André Klenes, Phil Corthouts – et l'air emprunté de Miam), un léger parfum de belgitude (l'accent liégeois, le surréalisme des paroles – trois mots, à toutes les sauces, love despair sadness) : circulez, y a rien (de neuf) à voir ! ! ! Benjamin, en plus, est aussi à l'aise sur scène qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine : une blague belge, une blague belge, une blague belge ! Eh bien non, pas de blague… même si ce concert de Miam Monster Miam en fût une. Les musiciens, eux, étaient parfaits. Dommage que Benjamin n'a pas la classe d'un Stuart Stapples, et qu'il ferait mieux de chanter en français. « When I was a ninja », pop-song idiote dédicacée à Bruce Lee, clôturera ce concert raté, même si livré avec plein de bons sentiments. Miam Miam Miam ! ? Non : pas glop.

Après un concert si « délicieux » (dixit plein de gens venus en bus de la cité ardente), Nicolai Dunger (Suède), la vraie tête d'affiche de ce concert, n'aura bien sûr pas trop retenu l'attention. Pas de chance pour lui : c'était pas son show-case. « Va voir à Seraing si j'y suis ! ». Pourtant, son americana composée à quatre mains avec Will Oldham (excusez du peu) valait bien qu'on s'y attarde. Du sax, de la flûte, des guitares rugissantes, et surtout cette voix, râleuse et raclante, comme rôdée à l'alcool et au vieux tabac. Un Dunger vaut mieux que deux Miam tu l'auras, comme on dit. Pour les fans d'alternative country… Pas nombreux dans la salle, il allait sans dire.

 

 

Nicolai Dunger

Play

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La première fois que j’ai écouté ce lonesome cowboy nordique, c’était en 2004. Lors de la sortie de son album « Tranquil Isolation ». A l’époque, sa musique m’avait laissé une impression plutôt favorable, même si elle était altérée d’un ennui poli. Motif ? Une certaine austérité, sans doute consécutive à la participation de Will Oldham aux sessions d’enregistrement. Depuis, je m’étais quelque peu éloigné de l’univers du Suédois, tout en promettant d’y revenir un jour. Et pour cause, il jouit d’une excellente notoriété auprès de la corporation. Pas pour rien qu’il a déjà collaboré ou tourné en compagnie de toute une série de pointures musicales comme The Soundtrack Of Our Lives, Mercury Rev ou encore Calexico. Nicolai s’était, cependant, accordé quelques années de répit, en prenant également ses distances vis-à-vis de l’industrie du disque pour se consacrer à ses expérimentations dans l’univers du jazz. Faut dire que ses relations avec son label n’étaient pas toujours au beau fixe.

Le crooner scandinave nous propose donc son seizième opus, tous projets confondus. Avant de me lancer dans l’audition de ce « Play », une question me taraudait l’esprit : allais-je devoir me farcir une œuvre aussi aride et glaciale que « Tranquil Isolation ». Bonne nouvelle, cet elpee macère dans une forme de folk classieux, swinguant voire dansant dans l’esprit de St-Thomas (NDR : son voisin norvégien), mais en un peu plus soul. On comprend ainsi mieux pourquoi, aujourd’hui, il est considéré comme un véritable ‘entertainer’ dans son pays d’origine. Il ose même un duo en compagnie de Nina Persson des Cardigans sur le très beau « Tears In A Childs Eye ». Faut dire que la voix du Scandinave est superbe. Puissante et empreinte de charme, également. Son timbre de crooner évoque même Jens Lekman voire Lou Reed (« Entitled To Play »). Paru en single, « Crazy Train » libère une énergie vivifiante. Un véritable bijou ! Et « Time Left To Spend » est aussi convainquant. Piano allègre, cordes de guitare sèche, drums volatils, accords de banjo et même un saxo tapissent élégamment toute l’expression sonore.

En réalisant une fusion parfaite entre folk et soul, Nicolaï Dunger vient de concocter son meilleur opus à ce jour. Une chose est sûre, je n’attendrai plus cinq ans avant de retourner dans l’univers enchanteur de cet artiste. Un peu de lumière venue du froid…

Nicolai Dunger sera en concert à l’AB Club le 6 avril prochain.

 

Nicolai Dunger

This cloud is learning

Ce Suédois n'est pas né de la dernière pluie, puisque en 1991, pour commettre " Songs wearing clothes ", il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra et de Robert Fripp, le guitariste de King Crimson. Pour enregistrer " This cloud is learning ", il s'est encore entouré d'un belle équipe. Mais de sa nationalité. Un team constitué de l'ex Union Carbide Productions, Henrik Rylander et des musiciens de Soundtrack of Our Lives. A l'instar d'un Will Oldham, mais en moins torturé, Nicolai flirte, tout au long de ce disque avec un folk pop psychédélique élégant, mélancolique, riche en arrangements subtils et minimalistes qu'il rehausse de son timbre vocal étrangement falsetto, à la croisée des chemins d'un Marc Bolan et d'un Jeff Buckley. Cependant, sa six cordes acoustiques, il la joue le plus souvent en arpèges, un peu à la manière d'un David Crosby...