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Obits

Moody, Standard and Poor

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En choisissant un tel titre, Obits démontre qu’il possède un humour féroce. « Moody Standard and Poor » constitue son second opus et vu la référence aux célèbres agences de notation (‘Moody’s’ et ‘Standard & Poor’) tristement célèbres pour avoir provoqué de fameux déboires en Grèce, on est assurément incité à s’y plonger avec curiosité. Les Obits, une formation de gauche luttant contre les excès du capitalisme ? Peut-être. Encore que je ne retrouve pas ce message dans les compos proposées par « De Mauvaise Humeur, Normal et Pauvre », un opus sculpté dans un rock, ma foi fort classique. 

Les Obits se sont formés à Brooklyn. En 2006. Le line up réunit alors des ex-membres des groupes de post-hardcore Drive Like Jehu et Hot Snakes (le guitariste et chanteur Rick Froberg) ainsi que d’Edsel (le guitariste Sorhab Habibion). Le premier opus, « I blame you » paraît en 2009 et il est particulièrement réussi. Au menu, un rock garage mélodique teinté d’un zeste de punk, dans l’esprit de Radio Birdman voire des Stooges originels.  

Nous sommes en 2011, et rien de bien nouveau à l’horizon pour le trio américain ; puisqu’il reprend les ingrédients qui ont prouvé leur efficacité depuis leurs débuts. Des guitares et encore des guitares soutenues par une rythmique simple mais diablement efficace ! Judicieuse, la pointe d’agressivité s’invite donc sur des brûlots comme l’énergique « You Gotta Lose », parcouru par sa ligne de basse imparable, ou encore le groovy « I Want Results ». Tous les morceaux ne sont malheureusement pas de la même trempe (le moins percutant « Shift Operator ») ; mais on ne s’ennuie pas une seconde, même lors des instrumentaux. En extrapolant, on pourrait décrire leur style comme une version punk des très mésestimés Black Lipsticks ! Dommage que malgré la cohérence impressionnante, aucun morceau ne se détache du lot. 

Obits

I Blame you

Écrit par

Chez Obits on retrouve plusieurs vétérans de la scène rock indépendante américaine ; et en particulier le chanteur/guitariste Rick Froberg (NDR: ex-Pitchfork, Drive Like Jehu et Hot Snakes) le guitariste Sohrab Habibion (NDR: ex-Edsel) et le drummer Scott Gursky (NDR: également impliqué au sein de Shortstack). Greg Simpson, le bassiste, complétant le line up.

Fondé en 2006 à Brooklyn, la formation vient donc d’enregistrer son premier elpee. Un disque découpé en 12 morceaux qui font la part belle aux guitares. Encore que régulièrement, la ligne de basse ondulatoire, pulsante (NDR : sur le morceau d’entrée, « Widow of my dreams », on a parfois l’impression d’entendre le doigté de Waters sculptant « Lucifer Sam ») confère une coloration plus souple aux compos. Duales, les six cordes réverbèrent des sonorités tour à tour caustiques, furieuses, vibrantes, effilées, urgentes sur un tempo solide, implacable, parfois tribal. Punk, rockabilly, surf, garage, power pop et blues alimentent cette solution sonore abrasée par les vocaux décapants de Froberg, dont les lyrics cyniques, malveillants accentuent cette sensation de sauvagerie et de menace. Deux exceptions confirment la règle. Tout d’abord « Run », une plage dont la frénésie est largement atténuée par le timbre diaphane quoique sinistre d’Habibion, alors préposé aux vocaux. Et puis en final « Back and Forth », une ballade mid tempo dont le refrain hymnique évoque les Stones de la mi-sixties. L’opus recèle, en outre, une cover de Kokomo Arnold. Intitulé « Milk cow blues », ce standard des années 30, avait été déjà été repris en son temps par Elvis Presley et Aerosmith. Mais cette version déchiquetée, reptilienne, est digne de Radio Birdman. Et puis si vous aimez les références, chez Obits, on retrouve l’une ou l’autre trace des Pixies, de Dick Dale, de Gun Club, de Sonic Youth, de Mission of Burma, des Sonics, et la liste est loin d’être exhaustive. Bref, cet opus devrait plaire à celles et ceux qui se branchent exclusivement sur l’intensité électrique alternative… mais mélodique…