Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Orango

The Mules of Nana

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Orango est un trio norvégien fondé au début de ce millénaire. Il réunit le guitariste Helge Kanck, le bassiste Hallvard Gaardlos et le drummer Trond Slake. Les trois musicos participent aux vocaux. Son rock est chargé d'éléments blues, folk et soul. "Orango" constitue déjà son sixième elpee.

Des percussions amorcent "Heartland" ; mais rapidement la gratte communique une tonalité blues à la piste. La voix passe bien la rampe. En outre, excellent gratteur, il est capable de ficeler un bon solo. Une ligne de basse écrasante sert de rampe de lancement à "The Honeymoon song", un hard rockin' blues sans concession, mais bien construit. "Tides are breaking" poursuit dans la même optique, mais se distingue par des changements de tempo, opérant ponctuellement des retours au calme. Mais Orango est au sommet de son art quand il propose des ballades lentes aux accents country/folk/rock ; et tout particulièrement à travers des harmonies vocales dignes de Crosby, Stills & Nash. Car ils ont tous de belles voix. Ce qui nous réserve quelques perles comme "Give me hundred", et surtout les deux dernières plages "Born to roll" et "Ghost riders" ; ce dernier titre est d’ailleurs chanté avec tant de délicatesse et au cœur d’une musicalité remarquable. Le trio n’en néglige pas pour autant le rock plus musclé, à l’instar de "Head on down", une piste qui marche sur les traces du southern rock et de l’enlevé "Hazy chain of Mountains", hanté par Jimi Hendrix… 

    

The Orange Revival

Futurecent

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Quatre ans après avoir publié un premier album autoproduit, The Orange Revival a déniché le label de ses rêves. Le groupe suédois est en effet parvenu à incorporer le team Fuzz Club. Un environnement idéal pour développer son rock psychédélique teinté de shoegaze.

Cerise sur le gâteau, il a pu bénéficier de l'expérience de ce bon vieux Sonic Boom qui a posé sa patte patinée sur le son de « Futurecent ». Une collaboration sans douté née dans un backstage, puisque le combo a assuré la première partie de Spectrum avant l'enregistrement de l'opus. Les Scandinaves ont également eu l'opportunité de se produire en supporting act de Warlocks et White Hills, au cours de ces dernières années. 

On ne sera donc pas étonné de découvrir le nom de Spacemen 3 dans la longue liste de formations susceptibles d’évoquer Orange Revival. Des influences à chercher autant dans le psychédélisme des sixties (Doors, Stooges, Velvet Underground) et des générations suivantes (Brian Jonestown Massacre, Black Angels) que dans le shoegaze et la noise (Jesus & Mary Chain, The Telescopes voire Galaxie 500). Les amateurs de guitares ‘fuzz’, de synthés analogiques et de reverb trouveront donc de quoi se repaître.

De cet opus, on épinglera cependant le nonchalant single « Carolyn », les boucles entêtantes de « Setting Sun » et le final « All I Need », évoquant un Joy Division shoegaze.

Même s'il est bien difficile de s'affranchir d'influences écrasantes dans ce style, The Orange Revival manque toutefois un peu de personnalité. « Futurecent » est un elpee plaisant mais il ne se démarque pas. L'avenir nous dira si The Orange Revival est une bonne formation psychédélique de plus ou si elle est capable de se distinguer par une touche davantage reconnaissable. En attendant, ne boudons pas notre plaisir.

 

Oranger

New Comes and Goes

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Le nouveau CD de ces vétérans du rock indie ricain tournait depuis quelques jours sur ma platine sans générer de réactions particulières. Il est pourtant loin d’être médiocre et recèle même quelques petits bijoux pop-rock qui ravivent en nous les fantômes dorés des Pixies et de Franck Black (« New Comes and Goes », « Garden Party for the Murder Pride »), du Velvet Underground (« Sukiyaki »), de Pavement (« Whacha Holden ») ou encore de Weezer (« Crones »). Un album qui va droit au but, produit sans artifices et entièrement centré sur la mélodie. Oranger ne vise pas l’originalité mais cherche surtout à proposer, en toute honnêteté, des chansons pop de bonne facture. Si les premières chansons démarrent sur les chapeaux de roue, au fil du temps une certaine routine commence à s’installer. Néanmoins, la qualité des compos est souvent de mise. On regrettera seulement le manque de folie et de personnalité, éléments qui auraient donné une autre dimension à « New Comes and Goes ».

Orange Juice

The Glasgow school

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Après dix années de galère en solitaire, Edwyn Collins commettait un hit planétaire : « A girl like you ». En 1996. Un single extrait de l’album « George ». Pour le commun des mortels, le pedigree de cet artiste écossais s’arrête à ce coup d’éclat. Grave erreur ! Car il est avant tout un des membres du groupe mythique Orange Juice. Une formation née fin des seventies/début des eighties et responsable d’une musique alors inspirée par le Velvet Underground. Mais aussi par la pop et la soul américaine. Une nouvelle scène est alors occupée de naître. Et elle veut prendre le contre-pied du mouvement punk (NDR : je me demande d’ailleurs toujours pourquoi certains médias l’avaient taxée de post punk ?). Elle implique des groupes ou des artistes (NDR : écossais !) comme Aztec Camera, Paul Quinn ou encore les Pastels, qui militent alors chez ‘Postcard’, un label indie drivé par un étudiant : Alan Horne. Un patronyme qui va même devenir un style musical. Réédition revalorisée d’un import japonais, « The Glasgow school » réunit tous les premiers singles de la formation mythique : « Falling & laughing », « Blue boy », « Simply thrilled honey », « Poor old soul » et leurs flips sides ; mais également un inédit issu d’une Peel Session ainsi que l’intégralité du premier elpee du groupe, « Ostrich Churchyard », non publié à ce jour. Sans oublier le velvetien « Louise Louise », issu de « Rip it up », paru en 1982. Vingt-deux fragments en tout ! Et on commence à y percevoir les aspirations funk pop nerveuses du futur Collins en solitaire…

The Oranges Band

The World and Eveything In It

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Certains groupes déboulent dans l’histoire du rock, s’y blottissent et gravent les esprits de plusieurs générations de mélomanes. Ce n’est pas le cas de The Oranges Band. C’est comme ça. Certains sont là pour durer, d’autres pour passer un bon moment sur la planète rock. C’est comme ça. The Oranges Band se perd dans l’objet même de sa conscience, de ses influences. « The World and Eveything In It » sonne comme un hommage aux Smiths, un lointain coup de chapeau aux La’s et à R.E.M. Que reste-t-il à prendre ? Des pelures d’oranges ? Des zestes de gloire ? Un jus de légende ? The Oranges Band amassera un modeste succès d’estime et repartira dans les limbes de l’histoire, le sourire aux lèvres, la musique au cœur. Onze morceaux soudés et fiers, à l’épreuve des coups et des injures, musique perfectible et, paradoxalement, irréprochable. Peut-on lutter contre ses influences ? C’est une simple question de personnalité. Et puis, après tout, le rock appartient à ses enfants. Qu’ils s’amusent, parfois ça ne dure qu’un temps !

Oranger

Shutdown the sun

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Issu de San Francisco, Oranger compte déjà quatre albums à son actif. Une formation qui collabore régulièrement aux projets de groupes avec lesquels ils partagent les mêmes affinités musicales. Récemment, Matt Harris avait rejoint les Posies, Mike Drake et Jim Lindsay joué en compagnie de Preston School Of Industry, et Patrick Main apporté son concours au Tarnation de Paul Frazer. Réputé pour leur psyché/garage hérité en ligne droite de la West Coast, le quatuor a décidé de rendre ses chansons plus pop, plus contagieuses. Sans pour autant renier leur démarche sous influence. Résultat des courses, le combo californien vient de commettre un opus fort intéressant. Riche aussi. Dans la lignée des Wilco (NDR : décidemment on ne parle plus que d’eux), de Son Volt et d’Uncle Tupelo. Et la participation de David Dondero (alias Chris ‘The Texican’ Heinrich) à la pedal steel pour « Cut off yer thumbs » et « The writer » accentue, bien évidemment, cette impression. Maintenant, en grattant un peu, on se rend compte que chaque chanson, d’abord composée à la guitare acoustique, puis mise en forme avec toute la panoplie de l’instrumentation basique (guitares, basse, batterie et claviers), possède ses propres spécificités. Plus surprenantes les unes que les autres. A l’instar de l’excellent « Othersider », dont le groove semble avoir été piqué à Beck. Du croustillant « Going under », dont le fruit de la rencontre entre ELO et Teenage Fan Club, semble hanté par le spectre de George Harrison. Du déjanté « Sweet goodbye », morceau qui aurait pu naître d’une jam entre les Stones et Gomez. Et enfin du titre maître. Ses harmonies vocales beatlenesques, sinusoïdales nous ramènent même à l’époque du « Magical Mystery Tour ». Et je nous laisse le soin de découvrir le reste. Car au plus on écoute cet opus, au plus on découvre de surprises. Epatant !

Orange Black

Morning Notes

Déjà le troisième album d'Orange Black, et pourquoi pas un futur classique de la pop belge ? C'est que ce " Morning Notes " a tout pour plaire : des mélodies catchy, de la fraîcheur à revendre, des refrains qui s'entêtent, bref un disque parfait comme baume au cœur et écran total aux fausses notes. " Daydreamer " démarre l'album en fanfare country, " Rush " côtoie les astres déviants du pop-rock (Pavement en tête), " Dream Team " nous fait rêver d'un Orange Black en tête des hits parade, " Do You Compute ? " ne dépareillerait pas sur le dernier album des Notwist, " How It Ended " sonne comme du Smashing Pumpkins période " Adore " (un compliment !), " Surrender " fait monter le volume en rockant toujours plus haut, " Safari " est tout simplement splendide, " (We've Lost) Gravity " et " Golden Years ", deux superbes balades mélancoliques, finissent le tout en beauté… Un sans faute ! ! !

 

The Oranges Band

On TV

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Au sein de ce quatuor issu de Baltimore (NDR : ça rime !), on retrouve Dave Voyles, un drummer qui a sévi chez Wrong Button, Tim Johnston, qui a joué au sein de Brikchead, le multi instrumentiste Daniel Black et surtout Roman Kuebler, un chanteur/guitariste qui a drivé les Roads to Space Travel de 1995 à 2000. Un musicien qui a également collaboré à l'enregistrement du dernier opus de Spoon, " Kill the moonlight ". Mini elpee sept titres, " On TV " fait suite à deux Eps parus successivement en 2000 (" The five dollars ") et en 2001 (" Nine hundred miles of fucking hell "). Un disque particulièrement dans l'air du temps aux States. Enfin, c'est la musique qui est dans l'air du temps. Le son est sale, garage, énergique, parfois ténébreux. Les guitares croustillantes, jacasseuses, distordues, mais mélodieuses. Et si la voix de Roman campe plutôt un hybride entre celle de Ian Mc Nabb et de Damon Albarn (Blur), elle possède des inflexions crâneuses, ricanantes, fort proche de celles de Julian Casablancas. C'est peut-être la raison pour laquelle, aux States, la formation est souvent comparée aux Strokes. Faut dire que les deux formations reconnaissent pour influence majeure le Velvet Underground. Pourtant, chez The Oranges Band, on ressent davantage de feeling britannique. Emprunté notamment aux Smiths. A l'instar de l'excellent " Civic minded 5 ". Une très bonne surprise !

 

Orange Black

Bright lights

Premier album pour ce quatuor belge, de Kontich très exactement. Une œuvre qui affiche trois dimensions. La première lo-filisée, s'inscrit dans la lignée des Built To Spill, Pavement, Firehose et consorts. La deuxième, plus tendre, sombre voire mélancolique, emprunte les accents acoustiques de Red House Painters. Quand à la troisième, elle épouse la popcore aux mélodies contagieuses, généreusement électrifiées des Lemonheads, à l'instar de " Girl tattoo ", " Sad Joke " et " Money wheel ", les meilleures chansons de l'album...

 

Burning Orange

Taar

Burning Orange appartient à cette race de groupes hardcore programmés pour vous bombarder de décibels au cours des festivals. Et qui n'ont que pour seul objectif de vous empêcher de le terminer agréablement. Pourquoi? Parce qu'à l'issue de cette épreuve, vous êtes sur les rotules, les tympans en compote, totalement lessivés. C'est d'ailleurs bien souvent à ce moment que vous décidez d'aller manger un petit quelque chose ou de faire un petit somme, histoire d'être en forme pour la suite des événements. Laissant ces inconditionnels masochistes se libérer, pendant votre pause, comme des primitifs sur une musique qui l'est davantage. Le pire, c'est que ce public hermétique n'hésite pas à vilipender tout ce qui sort de son décor, quitte à perturber le bonheur des véritables mélomanes... Quoi de plus normal, dans ces conditions de renvoyer la balle aux Yankees de Burning Orange.

Orange Juice

The Heathers on fire

Non, vous ne rêvez pas, mais le célèbre label Postcard a repris du service. En fait, son come-back date déjà de deux bonnes années. Mais sa distribution n'est assurée en Belgique que depuis quelques semaines. Pour ceux qui s'en souviennent encore, cette écurie écossaise nous avait permis de découvrir, au tout début des eighties, des formations comme Joseph K, Aztec Camera, et Orange Juice. Un Orange Juice qui fait aujourd'hui l'objet d'une compile consacrée à ses premiers pas. Soit les quatre premiers singles flanqués de leur flip side. Et quatre autres compositions enregistrées à la BBC. Douze titres en tout qui devraient vous permettre de vous faire une petite idée des vertus pop stimulantes, adolescentes, affichées par ce jus d'orange injustement vidé par le désenchantement post punk...

 

Orang

Herd of instinct

Membres fondateurs du défunt Talk Talk, Lee Harris et Paul Webb ont donc décidé de poursuivre leur collaboration à travers le projet expérimental Orang. "Herd of Instinct" constitue leur premier opus. Un disque qui reflète le goût commun de ces deux musiciens pour les rythmes, le dub, les percussions et la musique ethnique. Une œuvre assez étrange, exotique, colorée, instinctive, luxuriante, aux flux et reflux mélodiques, qui embrassent cycliquement, un peu à la manière de Can, Faust et Fela Kuti, des climats fascinants, presque envoûtants. World muzak!