Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Orishas

A Lo Cubano. 10th Anniversary Tour

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« A Lo Cubano », le premier album d’Orishas est sorti en 1999. Il marque, à l’époque, les esprits des aficionados. C’est l’introduction d’un genre nouveau, le mariage déroutant entre hip hop et musique latino. Dix années se sont écoulées depuis. Entretemps, quatre autres albums ont suivi (dont une compilation), et le succès est toujours au rendez-vous. La formule passe quasi partout. Pour preuve, mardi soir, l’AB affichait complet, une fois de plus !

Pour marquer le coup, les trois phénomènes du projet, Roldàn au look un peu ‘street boy’, Ruzzo le beau latino, Yotuel le gentleman charmeur, ont voulu offrir à leur public un show où tout ce premier album serait interprété dans son intégralité… Un concert crescendo et scindé en deux parties. La première reprenant fidèlement chacun des 14 morceaux de l’album. Deux bonnes heures de show, en continu ! Et ce, sans compter le warm-up de DJ Sonar, qui rappelons-le, a accompagné Orishas en tournée, pendant 4 ans.

Accompagné sur scène par un Dj et un percussionniste, Orishas attaque d’emblée par « Represent », un des morceaux les plus connus du grand-public. Les fans d’origine latine se sont pressés en masse à l’avant de la salle ainsi qu’aux balcons proches de la scène. Un drapeau cubain flotte d’ailleurs au premier rang. L’ambiance plutôt calorifère donne la mesure. Les trois voix font monter la pression et enchaînent les succès les uns après les autres. « A lo Cubano » et « 537 Cuba » NDR : leur célèbre reprise de « Chan Chan » du Buena Vista Social Club) sont chantés par les centaines de personnes présentes. Et il fait chaud ! On manque même de place pour pouvoir se dandiner…

Après avoir célébré le premier opus comme il se doit, le combo continue sur sa lancée. Déjà 1h10 de concert et c’est à peine la moitié du spectacle ! La suite du tracklisting est constituée de compos issues des albums subséquents. Dont notamment, un magistral « El Kilo », « Machete » ou encore « Hay un Son ». La fin du set est clairement plus hip hop ; néanmoins, au moment du dernier morceau, le public est invité à les rejoindre danser sur scène. Une image finale qui résume bien l’esprit enthousiaste et énergétique du groupe.

Organisation Ubu

(Voir aussi notre section photos)

 

Orishas

Antidiotico

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On ne peut pas dire que ces Cubains perdent leur temps. Formé vers la fin des années 90 après leur rencontre en France, Orishas compte à peine 3 albums dans sa discographie et sort déjà son premier « Greatest Hits ». Rien d’exceptionnel donc, un simple recueil des singles et morceaux préférés du quatuor devenu trio, Flaco-Pro ayant quitté la formation. Enrichi de deux inédits, « Antidiotico » n’offre pas de quoi sauter sur sa chaise, mais juste assez de bons morceaux pour se secouer les fesses dessus. On pense notamment aux hits radios « Represent, Cuba », « El Kilo » et « A Lo Cubano ». Un disque estival qui fera plaisir aux fans de Hip Hop ensoleillé et aux inconditionnels du festival Couleur Café mais laissera probablement de marbre tous les autres…

Orishas

Emigrante

Si vous n'avez jamais su choisir entre la salsa aux rythmes latinos endiablés et le hip hop imprimé de ses beats bien gras, Orishas propose le bon compromis entre ces deux styles, que l'on pourrait croire si différents. Une formation de La Havane, dont le line up initial impliquait Livan, issu du groupe Sergent Garcia. En 1999, le premier opus de la formation cubaine avait même remporté un succès certain. Elle nous revient donc orpheline de Livan (parti explorer d'autres horizons sonores), mais toujours avec le même sens du rythme. Faut dire que leur cocktail de hip hop, de salsa et de rumba, sent le soleil, le sable chaud et la rage de vivre. Si la plupart des textes sont chantés dans la langue de Cervantès, deux fragments laissent la place à celle de Voltaire. A cause de la présence de deux invités de marque. Tout d'abord Passi pour " La vida pasa " ; et ensuite Nilo Noki sur " Ausencia ". Un album qui sort de l'ordinaire pour ce combo dont le patronyme a été emprunté à des dieux de la religion afro-cubaine Santeria …