Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (7 Items)

Oscar & The Wolf

Le goût d’Oscar and the Wolf

Écrit par

« Taste », le quatrième album d'Oscar and the Wolf, est paru ce 25 octobre 2024.

Découpé en 12 plages, il marque un pas de plus dans la quête de vulnérabilité de Colombie, où les contrastes entre l'ombre et la lumière sont poussés à l'extrême. C'est une œuvre cinématographique, vaste et grandiose, qui relate une descente progressive de l'euphorie à la destruction.

Pour une créature de la nuit, la lumière peut effectivement devenir aveuglante. Dans « Taste », la lumière s’impose à un point tel que les cicatrices et traumatismes de Colombie deviennent visibles aux yeux de tous. Cette lumière prend la forme d’une épée transperçant le cœur, d’un éblouissement sous les projecteurs ou encore de la chaleur brûlante du soleil. Mais cette lumière est finalement celle de la vérité, de la transparence, de la libération d’une armure fragile qui retenait Colombie. Il n'y a plus de masque à porter : cet opus offre le portrait le plus sincère d’Oscar and the Wolf à ce jour.

Depuis sa création, Oscar and the Wolf a façonné un mélange unique d’électro, de pop avant-gardiste et de r&b enflammé. Au fil des albums, comme « Entity » (2014), « Infinity » (2017) et « Shimmer » (2021), le projet s’est épanoui en une force artistique remplissant les stades, tout en étant salué par la critique.

Oscar and the Wolf a annoncé une série de concerts pour défendre son dernier long playing dès le début de 2025, et notamment les 14 et 15 mars au Sportpaleis d'Anvers et le 20 mars au ZiggoDome d'Amsterdam.

« Spill My Liquor » est en écoute là

 

Oscar & The Wolf

Taste

Écrit par

Max Colombie, à la ville, est une figure de proue de la musique noir-jaune-rouge. Et il le prouve une fois de plus sur son quatrième album, succédant ainsi à « Entity » (2014), « Infinity » (2017), et « The Shimmer » (2021).

Si dans le passé, il usait de métaphores pour se cacher, « Taste », apparaît comme une mise à nu, l’artiste ayant pris le pli de s’exprimer librement, presque de manière autobiographique, sur des sujets aussi sensibles que dangereux : sa dépendance à la drogue et à l’alcool, sa dépression et une rupture. Une constante dans ce milieu, à l’instar de Stromae ou Billie Eilish.

Colombie narre, ici, lucidement, une facette introspective de sa personnalité partagée entre ombre et lumière, notamment lorsqu’il évoque la naïveté dont il a fait preuve, à travers la plage titulaire « Pretty Little Thing ».

« Taste » s’ouvre vers de nouveaux cieux, tout en reniant pas le passé de son auteur. Une manière pour l’artiste de livrer sa propre vision de la rédemption, dont on remarquera la progression dramaturgique à travers son point d’orgue, « Oh Boy ».

Si le disque se veut pop et parfaitement taillé pour les dancefloors, il n’en est pour autant léger, se distinguant par ses influences avant-gardistes qui constituent le fer de lance du Belge comme sur « My Rainbows » ou encore « Spill My Liquor ».

Et lorsqu’il utilise l'AlterBoy (sorte de vocoder), sa voix possède une octave de plus et ressemble alors à celle d'une très jeune fille, ce qui lui confère quelquefois un caractère virginal.

Presque autobiographique donc, la direction artistique de « Taste » se veut pourtant parfaitement joyeuse et festive, Colombie réussissant le coup de génie de proposer un format diablement lumineux et durablement sublime, marquant ainsi un tournant décisif dans sa jeune carrière.

Si Max Colombie étant jusqu’alors le loup, Oscar and the Wolf se transforme peu à peu en agneau avec en toile fond cette juste superposition d’éléments comme le rythme, le son, et la couleur d’un album dont on ne retiendra que le meilleur.

« Taste » constitue le mariage parfait entre perfection, précision et exaltation.

 

Oscar Wallas

Intramuros

Écrit par

Non, Oscar Wallas n’est pas un artiste (NDR : cette pratique devient une habitude !) qui se produit en solitaire, mais le patronyme d’un quatuor parisien. Une formation qui réunit trois ex-membres des Peulvens (Chritian Rouillé au chant et à la guitare, Jean-Marie Briand à la basse ainsi qu’Erwan Moreau aux drums) et Renaud Lhoest. Ce dernier est arrangeur. Bruxellois, il a notamment bossé pour Venus, Dominique A et joué en compagnie de Yann Tiersen. Mais surtout, joue du violon. Et c’est précisément cet instrument qu’il se réserve chez cette formation. « Intramuros » a bénéficié, en outre, de la collaboration d’Yves Baudhuin, mais surtout du mixing de Gilles Martin, dont la carte de visite mentionne quand même des participations aux mises en forme des albums de Miossec, Hector Zazou, Pierre Bondu, sans oublier de Colin Newman et de Tuxedomoon. Et puis de Venus aussi. Pas étonnant dès lors de retrouver Marc A. Huyghens comme guest. Pour un titre : « A musical day ». Mais venons-en à ce premier opus. Découpé en 11 fragments, il navigue quelque part entre pop, rock, chanson française et expérimentation classico-contemporaine. Enigmatique, inspiré, envoûtant, riche (les arrangements, les cuivres et les cordes sont souvent dignes d’un Tuxedomoon !), il peut évoquer tour à tour le lyrisme de Bertrand Cantat, mais sans l’électricité (le post boogie « La routine »), Kat Onoma (l’obsessionnel « La condition »), Robert Plant (la vision orientale de « Jérusalem », mais sans la voix de Bob), et même un Ravel qui aurait intégré une trompette mariachi dans sa boucle symphonique (« A musical day », compo à laquelle participe le leader de Venus). Le tout est enrichi par des lyrics décalés, hantés (NDR : Christophe Rouillé y cause, entre autres, de ses doutes, de la liberté, du clonage et de la routine), mais terriblement actuels. Une œuvre originale. Très originale même. Et surtout hors du temps et des modes…

 

 

 



Oscar & The Wolf

Qu’elle est belle la jeunesse !

Écrit par

Une rencontre improvisée sur le parvis de l’AB.
Un échange de bons procédés.
Une noire chevelure tombant sur le brun d’une veste en cuir, une ombre noire qui s’avance vers elle.
Un soleil radieux à ses côtés.
Des sourires de contentement et nos pas qui pénètrent dans l’antre.
Merci SophieSophie, car sans toi, je n’aurais apprécié qu’à moitié ce qui suit.
Et ce serait bien dommage…

C’est au trot que je saisis les Horses par les rennes.

Les animaux semblent calmes.

Ils sont jeunes. Très jeunes. Et affichent déjà pas mal de maturité.

Ce qui dans notre paysage musical n’est vraiment plus incompatible, du reste.

Charmant sans être incisifs, je les trouve plutôt agréables.

Me laisse bercer par la mélancolie contenue qui s’échappe de leurs mélopées.

Puis dans un élan fugace, les montures s’emballent subitement et partent au galop sous un tonnerre d’applaudissements.

C’est qu’effectivement, quand les Horses se la jouent sauvage, il est difficile de rester insensible à ce type d’envolées où mélancolie et désespoirs s’unissent dans une montée fulgurante.

Une recette certes éculée, mais qui fonctionne toujours quand elle est pertinemment appliquée.

Petit bémol : vu la banalité du nom de scène, il sera bien difficile de les distinguer dans la masse des chevaux fous et ils seraient bien avisés, au moins, d’ajouter un adjectif devant celui de leur canasson.

Dans l’interlude permettant au staff technique de s’affairer, je distingue difficilement quelques rides dans l’assistance, au milieu de tous ces visages prépubères.

Des filles, des filles, des filles.

L’aura de Max Colombie n’est donc pas une histoire qu’on lit aux enfants.

Si Pierre criait au loup intempestivement, Oscar l’a depuis longtemps apprivoisé de sa voix capable de percer les mystères bleutés des amours ombragées.

Ainsi, presque sur la pointe des pieds (à pas de loups, bien sûr !), aussi naturellement qu’une brise d’été se posant sur une nuque dorée, la musique d’Oscar And The Wolf se déploie magistralement dans l’air confiné de l’AB Club, qui soudain prend des allures de chapelle.

La gravité solennelle de quelques notes éparses enveloppant cet organe vocal et ce n’est plus de musique mais d’ensorcellement dont il est question.

Alors que les nouvelles compositions offrent de nouvelles pistes à suivre, pistes suavement sinueuses et tortueuses, les extraits de « Summer Skin », la seule trace réellement tangible d’une discographie encore balbutiante, amarrent nos cœurs qui chavirent dans un port d’oubli et d’abandon où l’on revient inlassablement une fois goûté ce fruit vénéneux.

« Ribbons », « Orange Sky », « All We Want », comme autant de potales où viennent se nicher les rêves et illusions  d’une jeunesse éternelle.

C’est sans artifice que le groupe se livre, sans ambages. 

Avec un naturel frondeur et déconcertant.

Sans attacher d’importance aux choses futiles, en se concentrant sur l’essence de sa musique, tournoyant autour de l’incroyable voix de son chanteur charismatique qui malgré un look improbable, capturerait un lion à mains nues, ce groupe est l’un des trésors les mieux gardés de notre si excitant vivier, et son album à paraître va sans doute les positionner un peu plus près de la place qu’ils méritent. A savoir le firmament.

Au final, les onze titres joués ce soir n’ont rien dévoilé que je ne savais déjà.

Je le crie haut et fort, à qui veut l’entendre : 'Au loup !!!!!!!!'

(Organisation : AB)

 

Oscar & The Wolf

Summer skin (Ep)

Écrit par

Oscar and the Wolf pourrait bien être une des révélations belges en cette année 2012. Après avoir publié un premier Ep (NDR : « Imagine Mountains », sur lequel figure le single « Pastures ») en avril 2011, les quatre Gantois remettent le couvert en gravant « Summer Skin ». Depuis un an, les musiciens ont acquis de l’expérience. Ils ont, en outre, signé sur le label Pias (NDR : ils se produiront d’ailleurs, ce samedi 25 août, au Pias Nites en compagnie de Lisa Hannigan ou encore Josh T.Pearson). Oscar and the Wolf a également assuré les premières parties de Warpaint, Ben Howard, Villagers, Julia Stone et même Lou Reed à l’occasion de ses derniers concerts accordés au Benelux et en Angleterre. La formation était à l’affiche du dernier Pukkelpop et figure sur celle du Leffingeleuren, ce sera pour ce 15 septembre. La classe donc…

Les cinq titres de cet Ep ont été enregistrés au sein d’une église désaffectée à Lommel, sous la houlette de Robin Proper-Sheppard, le leader de Sophia. Ce qui explique sans doute pourquoi il règne une atmosphère quasi-religieuse tout au long du disque. Une atmosphère entretenue par les arpèges et les harmonies vocales. « Crossroads » qui ouvre l’Ep et « Orange Sky », traduit en single, en sont les plus belles illustrations. « All We Want » trempe davantage dans l’univers du folk. Introduit par un piano langoureux, « Ribbons » élève ensuite le tempo, démontrant que le combo gantois est aussi capable de varier son répertoire. Sur ce morceau, la voix de Max Colombie s’élève même dans les aigus.

Superbe, cet Ep augure un futur victorieux pour Oscar and The Wolf. On attend d’ailleurs impatiemment la sortie de leur premier album. En attendant, les cinq mélodies pop de ce band gantois risquent de hanter encore pendant de longues semaines nos esprits conquis…

 

Knucklebone Oscar

Welcome To Trash Vegas

Écrit par

« Welcome To Trash Vegas » pourrait servir de Bande Originale au prochain film de Tarentino. C’est en tout cas l’impression laissée dès la première écoute de cette nouvelle rondelle concoctée par ce combo finlandais. Tout y est. Et tout d’abord ce mélange d’humour noir et de second degré, caractéristiques des longs métrages du grand Quentin. Ensuite, et surtout, ce brassage hétéroclite de rock’n’roll, de surf, de garage rock, de boogie hillbilly, de blues et de rockabilly, qui illustre souvent l’œuvre du réalisateur américain. C’est simple, on a l’impression que le quatuor d’Helsinki n’avait qu’un seul objectif, lorsqu’il a composé les morceaux de cet opus : courtiser le géniteur de « Pulp Fiction », « Reservoir Dogs » et « Kill Bill ». N’allez pas croire que c’est une critique. Au contraire, les BO des films Tarentino sont ce qui se fait de mieux dans le genre.

Knucklebone Oscar, c’est un peu le Little Richard du punk, les Beach Boys sous acide ou bien les Stray Cats infectés par la rage, à force de courir les rats du quartier. Bref, quatre joyeux allumés qui, en 27 minutes chrono, balancent 11 plages d’un rock’n’roll bouillonnant et hystérique (NDR : trois des onze titres sont des reprises de standards du rock’n’roll : « Girl Can’t Dance » tiré du répertoire du chanteur rock’n’roll afro-américain Bunker Hill, « Girl That Radiates That Charm » interprété à l’origine par le chanteur rockabilly Jimmy Isle et « Rocking the joint », le hit du pianiste rock’n’roll Esquerita).

En ouverture de « Welcome To Trash Vegas », l’hilarant « Knucklebone Preaches » donne l’occasion à Oscar, le guitariste/chanteur de singer les prédicateurs yankees, en prêchant contre ce rock’n’roll pernicieux qui pousse le pays à sa perte. Il est suivi de « Six-Sixtysix (Lucky Number) », un pur rockabilly à la Stray Cats, rehaussé d’un solo de six-cordes qui doit manifestement beaucoup à Chuck Berry. D’autres plages telles qu’« Avenger » et « Circus Knuckelbone » rappellent le surf rock endiablé des sixties ; et en particulier les rythmes rapides et saccadés des Del Tones voire de The Lively Ones. « Blood Trails » et sa guitare slide verse dans le Hillbilly et le country rock.

Destiné à tous les amateurs de Fun et de Rock’n’Roll !

Oscar Matzerath

Le voleur - Ep

Écrit par

En attendant la sortie de son prochain album, Oscar Matzerath nous propose un EP découpé en cinq titres. Bien que l´accordéon apporte une touche rétro à l´ensemble, la musique rencontrée sur cette plaque émarge à une pop-rock située à mi-chemin entre l´œuvre de Dionysos et celle de Louise Attaque. Les mélodies sont plaisantes et surprenantes, dégageant une ambiance féerique, toute droite sortie d’une fiction de Tim Burton. Le chant laisse un peu à désirer, en particulier à cause du phrasé trop lourd. Malgré ce petit bémol, ce disque est plutôt réussi. La sélection du quatuor français par le Chantier des Francos de La Rochelle en 2005 était déjà un gage de qualité. On attend la sortie de l´album, prévue dans le courant de l´année. Histoire de pourvoir en dire davantage...