La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Wovoka Gentle

Start clanging cymbals

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Si votre serviteur est rétif à tout ce qui est électro ‘tchack tchak boum’ ou ‘pouète pouète’ ainsi qu’aux artistes ou groupes qui s’y convertissent ou en consomment, pour être dans l’air du temps, il reste ouvert à celles et ceux qui y ont recours dans un esprit créatif. A l’instar de ce Wovoka Gentle, un trio londonien qui vient de graver son premier album. Intitulé « Start clanging cymbals », il recèle 13 pistes à la fois expérimentales et mélodieuses. Première constatation, les harmonies vocales sont lumineuses, parfois polyphoniques (« Small victory »), gospel (« Tell ‘Em, Makoto ! » un titre hanté par Mahalia Jackson), aussi limpides que chez les Beach Boys, mais complexes que celles exécutées par Animal Collective (« 1 000 Opera singers working in starbrucks ») voire XTC (« Xerxes ‘19ft », qui bénéficie, en outre de chœurs tribaux assurés par une chorale enfantine). Sophistiqués, les arrangements peuvent se révéler symphoniques. A l’instar de « Oystercatcher », un morceau au cours duquel un violon et un hautbois se libèrent subrepticement, mais aussi une guitare sèche en picking, qui enlumine par ailleurs de nombreuses compos. Et si une trompette free jazz (NDR : celle de Freddie Gavital ») s’invite sur « Punxsutawney Phil », boîte à rythmes, machines judicieusement exploitées et synthés/claviers sophistiqués et/ou en couches s’intègrent naturellement dans un ensemble harmonieux et surprenant. Enfin, non seulement le groupe aborde le sujet de la mort imminente sur « (I saw a bright white light) », mais achève l’opus par le remarquable « Sin Is Crouching At Your Door (Sad Puppy !!!1 !), une plage electro/psyché/folk qui nous plonge dans un univers ‘sydbarrettien’, alors que la voix évoque… Donovan. Une œuvre audacieuse qui devrait figurer parmi les Tops albums de votre serviteur pour 2019.

PacoVolume

Massive Passive

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Paco hausse le volume ! Intro certainement trop facile mais significative, car il y a 3 ans, PacoVolume n’avait convaincu qu’à moitié, lors de la sortie de « Manatthan Baby ». Et pour cause, malgré son talent de songwriter et de mélodiste (NDR : plus élevé que la moyenne), il n’était pas parvenu à ficeler des compos suffisamment consistantes. Sa nouvelle livraison devrait lui servir de rampe de lancement pour atteindre un début de notoriété, mille fois méritée.

Le Bordelais a donc décidé de pousser le curseur. A l’instar d’« Olaf & Paul », un titre dont les salves électriques rappellent The Wedding Present ! Ce qui n’empêche pas le Français de nous réserver un tube mélancolique et dansant, dans l’esprit de Metronomy (« Pales Winter Light »). Pour concocter « Massive Passive », Paco Volume s’est entouré d’un groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi ses morceaux libèrent une puissance transcendante. Si l’ensemble manque néanmoins de folie, l’elpee recèle quelques pistes de la meilleure veine, marchant même sur les traces de Bloc Party (« Yallah Shalom ») ou lorgnant carrément vers David Bowie (« Galaxy of Stars ») !

Et pour que votre info soit complète, sachez que la production a été confiée à Julien Delfaud (Revolver, Phoenix ou Woodkid).

 

PacoVolume

Manhattan Baby

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La scène française contemporaine est particulièrement dynamique. Elle vient de s’enrichir d’une belle plume à son chapeau : Paco Volume. Des plumes arborées par un paon juché sur l’épaule de Paco, illustrant la pochette. La trajectoire de ce drôle d’oiseau est même plutôt singulière, puisqu’avant de revenir à la musique (NDR : il a décidé de consacrer les 30 –pas moins !– prochaines années de son existence à la composition), cet ancien œnologue (NDR : couronné 5ème jeune dégustateur de France, en 2001) s’était exilé en Nouvelle-Zélande pour exercer un job de barman.

Pour enregistrer ce « Manhattan Baby », Monsieur Volume a bénéficié de la collaboration de François Chevalier (Emilie Simon, Coldplay, Arcade Fire), à la coproduction. Enfin sur plusieurs morceaux. Un album qui n’accroche pas d’emblée, mais dont la pop fraîche, subtile, légère, ensoleillée et empreinte de charme finit par susciter un certain enthousiasme. A cause des refrains particulièrement contagieux. Parfois même un peu trop. A un tel point que la force des compos se mue parfois en faiblesse. Le mélomane se focalisant alors uniquement sur ce pouvoir de séduction. Parmi les 12 plages de cet elpee, on épinglera cependant « Cookie Machine », « Stand By Me (Belfast 69) » et surtout « Wolves », des titres susceptibles de vous communiquer une bonne dose d’énergie positive. A contrario, caractérisé par ses effets ‘indianisants’, le très dispensable « Discontinued Things » devient rapidement agaçant. Particulièrement éclectique, l’opus tire parti aussi bien de claquements de mains, d’accès de guitare sèche, de pointes d’électro que d’interventions au xylophone. Une amplitude qui se justifie aisément, puisque l’artiste est multi-instrumentiste. Les arrangements sont impeccables. Sophistiqués même. Parfois un peu trop lisses pour être honnêtes. Un peu comme si Paco se posait comme élève appliqué de Jarvis Cocker voire de David Bowie. Cependant, nonobstant la banalité de son timbre vocal, le Français affiche une maîtrise certaine de la langue de Shakespeare ; et puis son style colle parfaitement à la pop typiquement britannique.