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PVT

Le dessert avant le plat de résistance…

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Quoiqu’expérimentales, les trois formations qui vont se succéder ce soir, au Grand Mix de Tourcoing, jouissent toutes d’une certaine notoriété sur la scène indie. En l’occurrence Valleys, PVT et Suuns. Valleys et Suuns sont des groupes issus de Montréal. Le premier est un trio qui a publié l’album « Are You Going To Stand There And Talk Weird All Night ? », fin avril. Le second, un quatuor, dont l’elpee « Images du futur » est paru en mars. Quant à PVT, c’est un autre trio, mais australien. Il a gravé « Homosapien », en février dernier. Et tous sont venus défendre leur dernier opus.     

Valleys ouvre le bal vers 20h30. Il est réduit à un duo. Soit un guitariste chevelu et une claviériste. Le public est plus que clairsemé. Le couple nous propose une musique éthérée oscillant entre dream-pop et shoegaze. A la croisée des chemins de The Beach House et de The XX, si vous préférez. De quoi tenir normalement un public en haleine. Le set dure une demi-heure. Malgré l’indifférence manifestée par l’auditoire, le duo canadien, n’a pas à rougir de sa prestation.

Après une brève pause, au cours de laquelle les spectateurs ont à peine le temps de prendre l’air et se déshydrater, PVT monte sur l’estrade. Il est près de 21h00. Cette fois, l’assistance semble plus intéressée et s’approche du podium, afin de ne rien manquer du concert. Faut dire que le trio aussie, répondant autrefois au nom de Pivot, a déjà pondu quatre elpees. Et que son dernier marque un changement radical de style, davantage orienté électro-pop. Après avoir transité par le post rock et l’électro-math-rock, on peut affirmer que le band est en constante évolution. Le drummer s’installe derrière ses fûts, le bidouilleur, ses machines, et le bassiste, son clavier, au centre de la scène.  

Le set va durer une bonne heure. Un laps de temps au cours duquel PVT va enchaîner les morceaux de main de maître, en retranscrivant parfaitement les sonorités dispensées sur sib dernier long playing. La voix de Richard Pike est impeccable. Instrumentalement, la prestation est tout simplement remarquable. Et les jeux de lumières sont judicieusement utilisés pour rendre le show plus vivant. Ravi, le public savoure ces moments, d’autant plus que le combo a le bon goût d’intégrer des titres issus de leurs derniers elpees, dans leur tracklisting. A l’instar, de l’excellent « Windows », certainement le clou du spectacle.

Avant d’assister à la prestation de Suuns, la soirée est de toute manière, déjà réussie. Leur premier long playing, « Zeroes QC », était paru, en 2010. Après avoir sorti un vinyle intitulé « Bambi b/w Red Song », l’année suivante, il vient donc de publier son nouvel opus. Et cet « Images du futur » a fait l’unanimité auprès de la presse spécialisée. Leur set débute à 22h précises. Le quatuor canadien a la pression sur les épaules, vu la prestation de PVT ; même si les deux groupes ne s’expriment pas dans le même registre. Psyché/rock, la musique de Suuns est de forme plus classique. Le jeu de scène est plus dépouillé que celui de PVT. L’expression sonore est dense, intense, mais le band maîtrise assez bien son sujet, même ses nouvelles compos. Le concert tient la route, mais personnellement j’éprouve des difficultés à me libérer de la claque prise, une heure plus tôt. En fait, il aurait peut-être été judicieux d’inverser l’ordre de passage des deux derniers groupes. Néanmoins, les 90 minutes pendant lesquelles le chanteur, Ben Shemie, se trémoussera sur les planches, va passer assez vite. Une belle preuve que le set n’était certainement pas ennuyeux. Suuns achève sa prestation par une reprise ; en l’occurrence « Le Goudron » de Brigitte Fontaine. Parfait pour clôturer une affiche réussie, programmant des formations aux profils différents, mais finalement complémentaires…

(Organisation Grand Mix)

 

PVT

Homosapien

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Trois années se sont écoulées entre la sortie de ce nouvel elpee et « Church With No Magic », un opus à la fois riche et original. D’ailleurs, aujourd’hui encore, votre serviteur écoute toujours autant cet album avec le même bonheur. Depuis lors, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts…

Mais revenons un bref instant sur leur parcours. Intitulé « Make Me Love You », le premier long playing est publié en 2005. « O Soundtrack My Heart » suit en 2008. A l’époque PVT répondait encore au patronyme de Pivot. En quatre elpees, la formation a bien évolué, ne sombrant jamais dans la facilité ou la redite. « Homosapien » diffère d’ailleurs du précédent. Ce qui n’est finalement pas une surprise.

Le premier changement qui surprend à l’écoute de cet LP, c’est clairement la voix. Une voix que Richard Pike pose sur les compos. Elle est même devenue primordiale, alors qu’auparavant, elle était quasiment absente. Et Spike est excellent au micro.

Deuxième constatation, alors que par le passé, la musique de PVT était complexe et difficile d’accès, elle est devenue bien plus accessible. Le sens mélodique des compos est contagieux, à tel point que lorsqu’un refrain pénètre dans votre matière grise, vous ne parvenez plus à vous en débarrasser. Et des titres tels que « Electric » ou « Casual Success » en sont les plus belles illustrations.

Enfin, troisième métamorphose, PVT n’est plus un groupe de post-rock, ni même de rock. En effet, les guitares et les percussions ont été troquées contre des claviers et des boîtes à rythmes. Le style du combo vient donc de virer à l’électro-pop. Une électro-pop glacée mais paradoxalement ‘addictive’… PVT vient à nouveau de nous bluffer !

 

PVT

Church With No Magic

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Pivot a été forcé de changer son patronyme en PVT. Motif ? Une obscure formation américaine le revendiquait également. Et à l’issue d’une bataille juridique, le trio australien (NDR : issu de Sidney, très précisément) a dû baisser pavillon. Ce changement littéral a été doublé d’une transformation musicale. Et pour cause, le combo a délaissé son post rock pour accentuer son profil synthétique. « Church With No Magic », son nouvel opus, en est la parfaite illustration.

Bien sûr, sur le précédent elpee, « O Soundtrack My Heart », consommait largement de l’électro ; mais pas au point de laisser les synthétiseurs prendre le pas sur les guitares. C’est chose faite aujourd’hui ! En outre, les voix ont également droit au chapitre. Et en particulier celle du multi-instrumentiste Richard Pike, qui au cœur des différentes nappes sonores, parvient, de son timbre, à communiquer une sensibilité pop. Et bien sûr à rendre les compos plus fluides. Car « Church With No Magic » baigne au sein d’un climat à la fois énigmatique, surprenant et ténébreux. Il est même parfois hanté par le spectre de Joy Division. A l’instar de l’excellent « Crimson Swan ». Quant au single « Window », il aurait pu figurer au sein du répertoire de Panda Bear voire d’Avey Tare.

Le troisième opus du trio antipodal brille par son originalité. Une prise de risque susceptible de déplaire aux fans de la première heure. Pas facile de plaire à tout le monde, lorsqu’on est audacieux. « Church With No Magic » en est une belle illustration. Et tant pis pour celles et ceux qui sont rétifs à l’évolution…

PVT

O Soundtrack My Heart

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Fondée à la fin des années 90, cette formation est australienne. A l’origine, elle était réduite aux frères Laurenz et Richard Pike, deux frangins qui avaient déjà participé à d’autres aventures ; et notamment à celles de Triosk, Savath Y Savalas ou encore Prefuse 73. Leur premier elpee remonte à 2005. Et s’intitule “Make Me Love You”. Pas un excellent souvenir, car à peine sorti, le combo décide de splitter. En fait, la paire s’était rendu compte qu’il manquait une pièce au puzzle. Elle viendra d’Angleterre sous la forme de Dave Miller. La collaboration –à distance– porte rapidement ses fruits ; et dès 2008, le label Warp signe ce trio de choc, qui dans la foulée pond un maxi intitulé “In The Blood”. Et “O Soundtrack My Heart” constitue leur premier opus, un disque enregistré sous la houlette de John McEntire (Tortoise).

Pivot est régulièrement comparé à l’ensemble newyorkais Battles. Si son univers sonore est expérimental, il est aussi empreint de mélancolie. En ne négligeant ni les saturations, ni les montées en puissance. Le tempo peut même devenir orgasmique et les cordes de guitare se mettre à grincer. Le tout est entretenu par des beats aussi excellents qu’efficaces. Leur musique concède, bien entendu, de multiples influences. Parmi les plus éloquentes, on citera Jean Michel Jarre ainsi que Brian Eno ; et les plus contemporaines, Aphex Twin et Boards of Canada. On est littéralement sur le cul à l’écoute de petites perles comme “In The Blood”, “Sweet Memory” ou encore “Love Like I”. Pivot pourrait devenir la grande révélation de l’année et peut-être même bien le buzz 2008. Après leur passage au Pukkelpop, le trio sera présent à l’AB le 29 septembre. Un groupe à suivre de très près!