La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Palace Music

Lost blues and other songs

Encore un nouvel album de Will Oldham! Enfin, pas tout à fait. Plutôt une compile partagée entre extraits de maxi-singles, faces B de singles, inédits et nouvelles versions de chansons plus anciennes; sans oublier la cover de Sally Timms, " Horses ", et puis cet " Untitled " sixtiesant, habilement liquéfié dans les claviers ouatés, argentés. Un recueil qui laisse une plus grande place à l'instrumentation rock. Basse, batterie et bien sûr guitare. A l'instar d'un Vic Chessnutt. C'est à dire capable de dispenser une intensité électrique aussi blanche que chez le Crazy Horse de Neil Young. Comme sur " Riding " et sur la seule reprise de l'elpee. Ou encore de déchirer l'âme d'un mélomane à l'aide de quelques accords de guitare sèche. Parce que l'inspiration demeure fondamentalement country/folk. Et pas seulement parce qu'on y retrouve régulièrement un banjo, un violon, un harmonica ou une steel guitar. Mais parce que les chansons ont été composées à l'aide d'une guitare acoustique. Une formule idéale pour ainsi permettre à la voix poussiéreuse, intimiste d'Old de vagabonder au sein du climat brumeux et mélancolique de son lost blues et de ses other songs...

 

Palace Music

Arise therefore

Palace Brothers, Palace Songs, Palace Music et Palace, c'est du pareil au même. Enfin presque. Puisque derrière ces différents patronymes, ce cache un certain Will Oldham, compositeur, guitariste, chanteur et surtout leader de cet ensemble yankee. Du Kentucky. De Louisville, très exactement. Une formation qui pratique, nonobstant le recours aux claviers, à la basse, aux guitares acoustiques ou électrifiées, aux drums et aux percussions, un country rock blues minimaliste. Un style desséché par la mélancolie languissante, désolée, morbide, des lyrics autobiographiques de Will et tourmentés par le falsetto troublant, spectral, dont les inflexions vocales rappellent parfois un certain Robert Wyatt...

 

Palace Music

Viva last blues

Réduction de patronyme, mais pas de changement fondamental de style pour ces ex-Palace Brothers. Basiquement country mais successivement filtré à travers le blues de Tom Waits et le psychédélisme atmosphérique de Cowboy Junkies. "Viva last blues" ne respire donc pas la joie de vivre. Mais la déprime, la mélancolie, la tristesse. Il règne pourtant une magie brumeuse, tout au long de cette œuvre, produite par Steve Albini. Une intensité ténébreuse, écorchée par la voix brisée d'Oldham, qui épanche son spleen à travers des lyrics autobiographiques, douloureux, alors que les cordes de guitares sinueuses, languissantes, et les accords de piano subtilement maladifs vagabondent au loin, dans les ombres poussiéreuses du destin...