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Papaye

Tennis

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Deux ans après avoir gravé « La Chaleur », les déjantés de Papaye sont de retour. Leur math-rock est toujours aussi excentrique. En observant l’image reproduite sur la pochette, on en a la quasi-certitude. Faut dire que les chemises hawaiiennes sont toujours autant de mauvais goût. JB (batteur, Pneu), Mric (guitare, Room 204) et Frank (guitare, Kommandant Kobra) reviennent gonflés à bloc, mais sans jamais se départir de leur sens de l’humour. Plusieurs titres de l’elpee en témoignent : « Non mais vraiment j’taime j’te jure », « Long Long Island » ou encore « Super, marcher ! »

Peu de changement dans l’expression sonore de Papaye sur ce « Tennis ». Pas tellement étonnant, puisqu’on retrouve, derrière les manettes, Miguel Constatino qui a notamment travaillé en compagnie de Room 204, Passe Montagne, Marvin ou encore La Terre Tremble. Une nouvelle fois, le trio conjugue habilement son math-rock impressionnant de maîtrise aux bribes de mélodies. Et le résultat est aussi coloré que jouissif. Treize morceaux en 23 minutes : on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Papaye a quand même décidé d’introduire du chant sur « Grapes ». Et c’est nouveau ! Un aspect que le combo aurait peut-être intérêt à creuser…

A l’instar de Marvin, Pneu et Electric Electric, Papaye incarne la quintessence du math rock hexagonal, une scène indépendante dont on ne se lasse pas…

 

Papaye

La Chaleur

Écrit par

Papaye est le dernier-né de la maison African Tape réunissant la fine fleur du rock indépendant français. Le batteur n’est autre que le fou furieux militant au sein de Pneu et de son projet solo Magic Barbecue, alors que les grattes sont assurées par un des membres de Room 204 et par celui de feus Kommandant Cobra et Car Crash. Bref, ce side-project a de la gueule. Du moins sur papier !

Voyons un peu l’aspect musical. Pas de souci, les trois Français n’ont pas viré de bord. Leur expression sonore cogne vite et fort. Mais contrairement à Room 204 ou Pneu, Papaye intègre des passages (jamais très longs) mélodiques et puissants. Bien sûr, après avoir trempé quelques secondes dans l’harmonie, ils s’en donnent à cœur joie en s’aventurant dans des délires math-rock. Mais j’aime ce plan. Ne dépassant jamais les 2min30, les morceaux de Papaye sont capables de nous faire tourner bourrique en partant, à tout moment, dans des sens inédits. Tantôt expérimentale, tantôt exotique, la solution sonore de cet ensemble hexagonal ne nous laisse pas une seconde de répit.

Même si Papaye ne propose rien de révolutionnaire, je conseille donc vivement cet opus aux amateurs du genre, car ils y excellent ; et franchement, on ne leur en demande pas plus. Celles et ceux qui on eut la chance d’assister au concert qu’ils ont accordé, il y a quelques semaines, à Bruxelles, savent de quoi je parle.