Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

La vérité selon RORI

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Patrick Wolf

Joyeuses Funérailles

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A l’issue de sa tournée promo pour « The Magic Position », son œuvre précédente, Patrick Wolf a annoncé ne plus jamais faire de scène dans le futur. Une résolution qu’il n’a manifestement pu tenir ; le jeune homme achevant une longue tournée européenne. Cette dernière date, il a choisi de la partager en compagnie du public belge, sur la scène de l’Orangerie du Botanique.

A 26 ans, Patrick Wolf détient déjà une discographie solide. Ce soir, était mis à l’honneur « The Bachelor », son quatrième et dernier né. Un ouvrage qui constitue la première partie d’un dyptique dont la seconde moitié, « The Conqueror », est attendue dans les bacs d’ici quelques semaines. Fidèle à son image, le Londonien débarque sur scène, vêtu de ce qui ressemblait de loin à une toge romaine en entamant d’une voix puissante « Who Will ? », premier d’une longue série de titres extraits de son nouvel opus. Balançant sa tignasse à l’aspect curieux (NDR : il annoncera plus tard dans la soirée qu’il s’agit d’extensions dont la bonne moitié s’est déjà volatilisée à force de secousses), il s’empare littéralement de la foule. Wolf se montre capable d’enchaîner, avec une cohérence folle, des titres terriblement ronflants comme « Battle » à des morceaux cristallins, tels qu’un « Tristan » durant lequel le public semble pendu à ses lèvres.

Particulièrement loquace, Patrick Wolf dévoile tout l’attachement qu’il porte à la capitale belge, parle de son petit ami, des habitudes de lui-même et de chacun de ses musiciens dans le bus de la tournée, et de la collection de peluches qu’il a récolté lors de ses tournées. Il ne fallait pas en dire plus pour que les jeunettes de l’assistance, majoritairement Anglaises, lui envoient de quoi élargir son assortiment. Hormis ces passages amusants, bien qu’un peu ‘nunuches’, Wolf, qui compare la dernière date de tournée à une espèce de funérailles, prend un ton plus sérieux lorsqu’il débat de la dépression. Ce thème récurrent traverse à merveille « The Sun Is Often Out », morceau qui se clôture par une acclamation vibrante.

Le concert s’achève par un « The Magic Position » particulièrement irrésistible. Sensation que l’on doit surtout à la talentueuse violoniste qui rehausse de ses cordes chacune des interprétations de Wolf. Après 1h30 de spectacle, les quatre musiciens et le chanteur se retirent devant un parterre surexcité. Le public en veut plus. Aucun rappel à l’ordre du jour. A sa décharge, Patrick Wolf réapparaîtra sur scène quelques secondes plus tard pour annoncer que ‘le groupe doit attraper le dernier Ferry pour rentrer au pays’. Ce dernier s’étant démené comme une bête tout au long de sa prestation, on ne peut que consentir et lui souhaiter le meilleur des voyages retour. 

Organisation : Botanique.

Patrick Wolf

Wind in the Wires

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A vingt et un ans, Patrick Wolf peut se targuer d’avoir déjà bien roulé sa bosse. Né au sein d’une famille de musiciens, il écume déjà les bars en compagnie de Minty, à l’âge de 14 ans. Il y joue alors du theremin. De projets en collectifs, il finit par se lancer en solitaire et enregistre son premier opus solo, « Lycanthropy », en 2003. Faut dire que l’artiste est capable de jouer de presque tous les instruments (piano, violon, ukulélé, basse, accordéon, guitare, etc.). En outre, il se débrouille plutôt bien dans le recours à la technologie moderne. Sans oublier qu’il jouit d’une superbe voix, dont le timbre campe un hybride entre Neil Hannon (Divine Comedy) et Marc Almond. « Wind in the wires » constitue donc son deuxième elpee. Un disque pour lequel il a reçu le concours de son père et de sa sœur. Une œuvre qui réalise une fusion parfaite entre folk et électronique, dans un univers au sein duquel les frontières entre rêve et réalité ne sont jamais définies ; un univers tour à tour baroque, médiéval, décadent, ténébreux, tourmenté, romantique, lyrique, visionnaire ou même tsigane. Un univers que seul Conor Oberts, alias Bright Eyes, semble partager. Un chouette périple sonore qui recèle même en « The libertine », le titre d’ouverture, un hit potentiel…