Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Paul Collins

King of Power Pop !

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Paul Collins a exercé une influence manifeste sur la scène power pop des années 80. A tout juste 18 ans, flanqué de deux amis, il fonde The Nerves, une formation qui rencontre un certain succès. Mais la reconnaissance ne vient que lorsque Blondie reprend leur morceau « Hanging On The Telephone ». Il fonde ensuite The Beat, un combo connu aussi sous le patronyme de Paul Collins’ Beat et publie près de 13 albums !

Pour concocter cet opus, la formation a enregistré au Ghetto Recorders de Detroit, sous la houlette de Jim Diamond (connu pour son travail auprès de The White Stripes). Paul Collins a su bien s’entourer. En guests, on retrouve la voix de Nikki Corvette sur « C’mon Let’s Go ! » et Wally Palmar, chanteur du groupe New Wave The Romantics, sur « Do you Wanna Love Me ? »

Paul Collins’ Beat est parvenu à conserver le son spécifique de ses débuts. Une sonorité très californienne, marquée par les incontournables Beach Boys. On se souvient d’ailleurs de ces émissions télévisées qui proposaient des sessions live des groupes et surtout les cris poussés par des jeunes filles hystériques, à la vue de musiciens aux coupes de cheveux similaires à celles des Beatles. C’était la belle époque où le rock’n’roll battait son plein. En publiant « King of Power Pop ! », Paul Collins’ Beat nous renvoie une quarantaine d’années en arrière et ce n’est pas pour nous déplaire.