New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Paul Lamb

Snakes & ladders

Écrit par

Cette formation est originaire du nord-est de l'Angleterre. Au fil du temps, elle est devenue la plus prestigieuse en matière de blues. Outre-Manche, bien sûr. Paul Lamb est un harmoniciste remarquable. Largement inspiré par Sonny Terry il a débuté chez Smokestack Lightning, en 1979. Le patronyme s’est transformé en Barfly puis en Blues Burglars, un combo responsable d’un elpee en 1986, "Breaking in", paru chez Red Lightnin. A cette époque il avait d’ailleurs effectué ses premiers pas en Belgique. Au Banana Peel, très exactement. Le patronyme va ensuite encore transiter du Paul Lamb Blues Band au Paul Lamb & the Kingsnakes. Sous cette dernière formule, le collectif signera son premier opus éponyme. En 1990. Sur le label Blue Horizon ressuscité pour la circonstance. Un disque suivi, en 92, par "Shifting into gear", édité sur le label belge Tight & Juicy (NDR : hello Jeroen!)

Près de dix albums plus tard, Paul Lamb & The King Snakes propose un enregistrement opéré live en septembre 2006. Au Tivoli Theatre. A Wimborme, dans le Dorset. Le dernier opus était sorti également, il y a moins de cinq ans. C’était également un disque immortalisé en public : "Live at the 100 Club". Mais depuis, les changements de personnel ont été déterminants. Chad Strenz est revenu au bercail. Et c'est un réel bonheur ! Le chanteur des Kingsnakes a sévi à l'époque glorieuse du groupe. C’est à dire entre 1991 et 1999. Fidèle compagnon des premières années à la guitare, John Whitehill a été remplacé aux cordes par le jeune espagnol Raul de Pedro Marinero. Il était déjà impliqué sur le dernier opus studio, "I'm on a roll" ; un elpee paru en 2005, chez United Producers. La section rythmique est constituée de vétérans du british blues : Rod Demick à la basse et Sonny Below aux drums. En y ajoutant Ryan Lamb, le fils de Paul à la guitare, pour une partie du concert, il ne nous reste plus qu’à laisser la formation monter sur les planches du Tivoli Theatre.

Le répertoire est partagé entre solides compos de Paul (dont trois issues de l'album précédent) et canons du blues signés par ses maîtres. Dès l’entame, Paul attaque son "Crazy for me", un titre rompu aux tournées. Imprimé sur un Bo Diddley beat, il s’adapte parfaitement aux changements de rythme. Le timbre vocal de Chad est idéal pour accompagner Lamb et Raul, un gratteur original et créatif. "Money world" est un swamp blues particulièrement apprécié par la bande à Lamb. Les lyrics y sont personnalisés. Ecrits par Paul, il stigmatise ce ‘monde de l'argent’ privilégié par Tony Blair. Il y signe son premier solo de bravoure. Ces deux plages figuraient sur l'album "Take your time and get it right", un disque sorti en 2000. Lamb et Strenz signent "Adopted child". Tout au long de ce blues lent, Paul est passé à l'instrument chromatique. Il y excelle à la manière d'un certain William Clarke. Bouleversant dès l’introduction, Chad se révèle divin au chant. Des flots de sensibilité inondent les notes dispensées par Raul de Pedro. Les rythmes exotiques des îles de l'Atlantique envahissent le "Far far away" de Chad Strenz. Et en particulier le cha cha cha, dont s’inspire le très latino Raul. Paul annonce l'arrivée de son fils Ryan. Préposé à la guitare, il participe à la suite du concert. Paul attaque une cover du notoire "Things I used to do" de Guitar Slim. Le soldat Ryan y exécute déjà une brillante sortie. "Sweet sweet woman" est imprimé sur tempo enlevé. Paul commence à dispenser ses ‘whoopee’ rituels et se lance dans un divertissement d'harmo auquel le public participe largement. Lamb adore Sonny Terry. C'est avec une pointe d'émotion qu'il se rappelle leur rencontre dans les années 70. Il lui rend un vibrant hommage sur le "You better mind" de Terry et McGhee, un country blues rarement adapté aujourd’hui. C'est à souligner. Il poursuit par une reprise du "Easy Rider" de Ma Rainey et Leadbelly. La machine est parfaitement huilée. Elle peut baliser la fin du set lors de la énième version du standard de Muddy Waters, "Got my mojo workin". Le combo y manifeste une cohésion irréprochable. "Mr Lanb's jump" permet de présenter une dernière fois les acteurs au public. Lors du rappel, Paul et Chad se partagent un duo. Au chant, à la guitare et à l’harmo lors de l’interprétation du célèbre "I got a woman" de Ray Charles. Après avoir dressé les oreilles, je vous invite à ouvrir les yeux afin de poser le regard sur un nouveau Dvd consacré à Paul Lamb, édité sur le même label allemand, et intitulé "A journey through the blues … with an harmonica".

Paul Lamb

I´m on a roll

Écrit par
Depuis une bonne génération, Paul Lamb est considéré comme un des bluesmen anglais les plus brillants. Flanqué de ses King Snakes, il a apporté beaucoup de bonheur à la scène blues d'outre-Manche. Mais aussi d'ailleurs ; car il s'est largement exporté. Originaire du Nord Est de l’Angleterre, il a sévi au sein de Smokestack Lightning. Dès 1979. Un combo au sein duquel il s’est forgé une certaine expérience. Il transite ensuite chez Barfly et surtout les Blues Burglars, une formation qui s’était produite en Belgique. En outre, elle avait commis un elpee en 1986 : "Breaking in". Paul décide ensuite de partir à Londres. Il y monte ses King Snakes, en compagnie de son vieil ami, le guitariste John Whitehill, et du chanteur slider Johnny D. L’ensemble commet un tout premier album en 1991 : "Paul Lamb and the King Snakes", sur le label Blue Horizon de Mike Vernon. Puis "Shifting into gear", l’année suivante. Pour le label belge Tight & Juicy (NDR : où es-tu Jeroen?). Changement de line up important, puisque Chad Strentz est désormais le chanteur. Le band va alors aligner toute une série de long playings, pour la plupart chez Indigo ; mais également connaître de multiples changements de personnel ! Earl Green, l'ancien chanteur des Dance Kings participe à la confection de "Take your time Get it right" en 2000, et à l’enregistrement de "Live at 100 Club", deux ans plus tard. Enfin, un DVD (“Live at the Buttermarket Jazz and roots club”) immortalisé à Shrewsbury est paru en 2003.
 
Pour concocter "I'm on a roll", Paul a de nouveau reçu le concours de son ancien chanteur, Chad Strentz. Un vocaliste particulièrement doué qui avait fait ses premiers pas dans l’univers du rockabilly. Comparse de ses débuts londoniens, le bassiste Rod Demick est également de la partie. Et pour compléter le line up, il a pu compter sur la présence du drummer Sonny Below (NDR : il est quand même au poste depuis 98) et du guitariste espagnol Raul de Pedro Marinero (NDR : impliqué depuis octobre 2003, il a remplacé ce bon Whitehill, reparti dans le Nord !).
 
L'album s'ouvre par la plage titulaire. Une compo qui ne manque pas de swing. La voix de Chad se prête parfaitement au style des King Snakes. Au sein de ce décor sonore, le sax baryton de Nick Lunt et le ténor de Lee Badau viennent contester la suprématie de l'harmo ! Taillé dans un style west coast cher aux Snakes, "Down the road" monte en épingle le jeune gratteur espagnol. Une fine lame, il faut le reconnaître ! D’excellente facture, cet opus est découpé en seize plages, pour la plupart des compositions composées par les différents musiciens. Quelques reprises quand même ! Tout d’abord celle du "Baby please don't go". Très swingante et rythmée, elle constitue une rampe de lancement idéale pour la sortie étincelante de l'harmonica. Le "My baby don't love me no more" de Jimmy Rogers, ensuite. Une version très speedée caractérisée par de brusques changements de rythme que mettent à profit Paul et Raul ! Enfin, une adaptation du "You'd better mind" de Sonny Terry et Brownie Mc Ghee. Paul ne rate jamais l’occasion de nous rappeler que le style ‘whoopin’, institué par Terry, reste sa première influence. Et, il l’applique à la perfection. Revenons aux compos persos. Plage meurtrière, "Get up" est issu de la plume de Strentz. Très vive et dynamique, elle laisse le loisir aux cuivres (NDR : invités !) de s’exprimer. Slow blues, "Adopted child" évoque George Smith. Visionnaire, l’harmonica chromatique paresse. Des son côté, Raul se réserve une grande sortie. Paul est à son meilleur niveau. Son jeu est brillant. Dans tous les registres et sur tous les tempos. Et il le démontre aussi bien sur tous les instrumentaux, le vivifiant "Going for it" ou le merveilleux shuffle "Swingin". Un fragment au cours duquel la remarquable cohésion musicale emporte tous les suffrages. Ryan Lamb, le fils de Paul, y est préposé à la guitare. Il n’a pas vingt ans et laisse déjà une toute grosse impression. Blues sémillant sculpté dans un style Chicago très fifties, "A piece of mud" allie simplicité et efficacité. Ryan est toujours aux cordes! En fin de parcours, Raul opère un exercice de style dans le jazz swing à la T-Bone, en dialoguant avec le sax ténor de Badau sur "Raulin around". Les King Snakes viennent encore de commettre un excellent elpee…

Paul Lamb

Take your time and get it right

Écrit par

Les Kingsnakes viennent d'opérer des changements importants dans leur line up. On y retrouve toujours Paul Lamb et son fidèle guitariste, Johnny Whitehill ; mais deux vétérans de la scène blues anglaise ont rejoint la formation. En l'occurrence le bassiste Rod Demick et l'excellent chanteur Earl Green, un personnage qui a autrefois milité au sein des Dance Kings et du Big Blues Band d'Otis Grand.

Cet opus démarre par le rythmé "I'm a bluesman", une composition au cours de laquelle le piano boogie flirte avec l'harmonica de Paul. Ce piano, c'est celui de West Weston. Invité de marque, il constitue un des meilleurs espoirs du blues outre-Manche. Avant de prendre la succession de Mike Sanchez chez les Big Town Playboys, il dirigeait ses propres Bluesonics. Il serait peut-être indiqué aux Kingsnakes, d'héberger un bon claviériste, car "No glue in the world" poursuit dans cette excellente impression, dans un style proche de la Nouvelle Orléans. "Lend a hand" est un superbe blues au cours duquel Earl Green prend toute sa dimension. Le chanteur a de l'épaisseur sur cet exercice proche du meilleur de Magic Sam. Il s'essaye encore avec plus de brio sur le merveilleux "Open up". La voix d'Earl est l'une des meilleures de l'autre côté de la Manche. Elle impressionne sur le riff de Bo Diddley, "Crazy for me", avec les Kingsnakes qui répondent à ses injonctions. Whitehill est comme un poisson dans l'eau sur ses cordes. Cette voix est toujours aussi conquérante sur "I don't want" avec Lamb qui se promène de manière nonchalante au chromatique. "Tuesday blues" est abordé sur un mode plus proche des racines, électrique mais imbibé du son du Delta. L'opus reste dans le sud paresseux lors d'un blues de haute facture, "Looking back" ; mais plus proche encore des swamps louisianais sur "Money world". Les Kingsnakes conventionnels ne sont pas disparus. Et ils le démontrent sur le swing blues " Groovin ", un exercice de style consacré à Little Walter et à George Smith, pour Paul Lamb, à l'harmonica chromatique. Paul s'exerce au "whoopin" cher à Sonny Terry sur "I'm going down". Pour le shuffle, "Take your time", l'entente entre Green et Lamb est parfaite. Paul sort un solo magique devant la slide de Johnny. Du grand ouvrage! Boogie boogie avec "Days of jive". Lamb est brûlant. Personne ne peut le retenir. Même les ivoires de Weston. Le meilleur album des Kingsnakes à ce jour !