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Kreator - 25/03/2026
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Take your time and get it right

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Les Kingsnakes viennent d'opérer des changements importants dans leur line up. On y retrouve toujours Paul Lamb et son fidèle guitariste, Johnny Whitehill ; mais deux vétérans de la scène blues anglaise ont rejoint la formation. En l'occurrence le bassiste Rod Demick et l'excellent chanteur Earl Green, un personnage qui a autrefois milité au sein des Dance Kings et du Big Blues Band d'Otis Grand.

Cet opus démarre par le rythmé "I'm a bluesman", une composition au cours de laquelle le piano boogie flirte avec l'harmonica de Paul. Ce piano, c'est celui de West Weston. Invité de marque, il constitue un des meilleurs espoirs du blues outre-Manche. Avant de prendre la succession de Mike Sanchez chez les Big Town Playboys, il dirigeait ses propres Bluesonics. Il serait peut-être indiqué aux Kingsnakes, d'héberger un bon claviériste, car "No glue in the world" poursuit dans cette excellente impression, dans un style proche de la Nouvelle Orléans. "Lend a hand" est un superbe blues au cours duquel Earl Green prend toute sa dimension. Le chanteur a de l'épaisseur sur cet exercice proche du meilleur de Magic Sam. Il s'essaye encore avec plus de brio sur le merveilleux "Open up". La voix d'Earl est l'une des meilleures de l'autre côté de la Manche. Elle impressionne sur le riff de Bo Diddley, "Crazy for me", avec les Kingsnakes qui répondent à ses injonctions. Whitehill est comme un poisson dans l'eau sur ses cordes. Cette voix est toujours aussi conquérante sur "I don't want" avec Lamb qui se promène de manière nonchalante au chromatique. "Tuesday blues" est abordé sur un mode plus proche des racines, électrique mais imbibé du son du Delta. L'opus reste dans le sud paresseux lors d'un blues de haute facture, "Looking back" ; mais plus proche encore des swamps louisianais sur "Money world". Les Kingsnakes conventionnels ne sont pas disparus. Et ils le démontrent sur le swing blues " Groovin ", un exercice de style consacré à Little Walter et à George Smith, pour Paul Lamb, à l'harmonica chromatique. Paul s'exerce au "whoopin" cher à Sonny Terry sur "I'm going down". Pour le shuffle, "Take your time", l'entente entre Green et Lamb est parfaite. Paul sort un solo magique devant la slide de Johnny. Du grand ouvrage! Boogie boogie avec "Days of jive". Lamb est brûlant. Personne ne peut le retenir. Même les ivoires de Weston. Le meilleur album des Kingsnakes à ce jour !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Paul Lamb
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Indigo / Munich
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
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