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Pepe Wismeer

Serres chaudes

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« Serres chaudes » est un des rares recueils de poèmes signés par l’auteur belge Maurice Maeterlinck. Il a été publié en 1989. Certains d’entre eux ont influencé Guillaume Apollinaire, les surréalistes ainsi que Paul Éluard.

« Les Serres chaudes », c’est également le titre du nouvel opus de Pepe Wismeer, le projet d’Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, dont nous vous avions présenté, il y a quelques mois, « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », un album enregistré en compagnie de Thierry Müller.

Pour concocter « Les serres chaudes », le couple a reçu le concours de la violoncelliste Léa Blaszczynski, qui participe également aux vocaux. A propos de chant, celui de Damien emprunte régulièrement les inflexions incantatoires de Robin Proper-Sheppard (Sophia). Certains morceaux bénéficient d’arrangements symphoniques et même d’une section de cordes (overdubbing ?) qu’infiltre des bruitages électroniques, tout au long du très joli « Au creux des serres chaudes », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Blaine L. Reininger.

Si « I often sweetenize » est hanté de chœurs spectraux, « A deck decibleness » bénéficie d’une jolie mélodie et d’harmonies vocales soignées. « Pourritures déguisées » est parcouru de chuchotements, alors que l’expression sonore frôle la galaxie de Mercury Rev. Plus étonnant, la guitare s’autorise un petit riff bluesy sur « Until view light »

Une œuvre atmosphérique, mélancolique, ténébreuse, habillée d’une pochette à l’artwork fait main, absolument superbe !


 

Pepe Wismeer / Thierry Müller

L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever

Écrit par

 

Pepe Wismeer est un duo drivé par Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, une formation responsable d‘une vingtaine d’albums depuis 1999 et dont la musique expérimentale navigue aux confins de l’indus, du dark folk et de l’ambient.

Actif chez Ilitch, Thierry Müller alias Ruth Ellyeri (c’est son anagramme) est compositeur et multi-instrumentiste. Tout aussi expérimentale, sa musique est encensée par des artistes comme Lee Ranaldo (ex-Sonic Youth), Edward Ka-Spell (Legendary Pink Dots), Tim Gane (Stereolab) ou encore Steven Stapleton (Nurse with Wound). 

De la rencontre entre Pepe Wismeer et Thierry Müller ne pouvait naître qu’une solution sonore… expérimentale. C’est manifeste sur « L’écho des chiens dans le sang de la tactique ». Mais davantage tout a long du deuxième disque, « No re re night fever », deux titres (plus de 20 minutes chacun quand même) qui synthétisent le fruit de trois nuits d’improvisation. Et le résultat nous plonge au sein d’un univers qui oscille entre ambient et indus, traversé de sonorités cosmiques. On pense parfois au Floyd circa « More », à Tuxedomoon ou encore à Throbbing Gristle…

Ces références sont disséminées tout au long du premier CD. Auxquelles on pourrait ajouter Wire (« Even Eve », malgré les claviers cathédralesques ainsi que « Et l’on fera venir les chiens », une piste éthérée qui suscite un Mercury Rev), Sophia (ce sentiment de mélancolie accentuée par les cordes de guitare languissantes, tout au long de « I exteem »), le Legendary Pink Dots (le minimalisme synthétique, mais rythmé de « I am Azon ») ainsi que Berlin Blondes. Surtout à cause des voix triturées, incantatoires, maléfiques voire angoissantes. Et si « Pulsyciety » pourrait servir de B.O. cinématographique à une nouvelle ‘Rencontre du 3ème type, se distinguant par un crescendo qui mêle arrangements de cordes classiques et électro, la meilleure plage de l’elpee est incontestablement « Unicyconic icon ». Imprimée sur un tempo krautrock et légèrement teintée d’orientalisme, elle est traversée par des interventions de saxophone free, dispensés un peu dans l’esprit de Steven Brown (Tuxedomoon). Pour public averti uniquement !

Pour découvrir le clip de "Unicyconic icon", c'est ici

Pepe Wismeer

Ligloal !

Écrit par

De bonne facture, cet album a de quoi laisser rêveur. On a la douce impression de se promener au milieu d'une forêt issue d'un conte fantastique. Son univers pop/rock est propice à la rencontre d’effets (NDR : d’elfes ?) folks et psychédéliques. Originaire du nord de la France, ce groupe parvient à se démarquer de tout ce qu'on trouve sur la planète rock en ce début de troisième millénaire. Bref, il est original ! Inondée de sonorités bigarrées, sa musique semble héritée en ligne droite de groupes comme Tortoise ou Use of Ashes. Les musiciens ont recours à une multitude d'instruments : des guitares électriques et acoustiques, des synthétiseurs, un saxo et bien d'autres encore... S’il est difficile de rester insensible à l’expression sonore de Pepe Wismeer, il faut reconnaître que son premier opus risque fort de ne pas plaire à Monsieur Tout le Monde. En d’autres termes il est assez complexe. Personnellement, j’apprécie tout particulièrement un morceau comme "The care sleeps" ; il me rappelle allègrement le style d'un certain David Gilmour...