Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Pere Ubu

Lady From Shangai

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Ames syncopées, priez pour nous !

Trente-sept ans que David Thomas ne fait rien comme les autres ; et on se doute, ce n’est pas demain la veille qu’il va retourner sa veste.

Elément central, dernier rescapé, fondateur et frondeur du Pere Ubu originel, qui en a vu passer du monde, et du beau monde de surcroît, cette figure de proue de Rock dit avant-gardiste perpétue le mouvement initié dès les débuts, conservant toute sa lucidité et sa verve tout au long de ce dix-septième opus sous le pseudonyme royal emprunté au poète et écrivain Alfred Jarry.

« Thanks », morceau d’ouverture rappelle d’ailleurs le premier album, « The Modern Dance », détournant les codes du Disco et usant des mêmes chemins facétieux (on appréciera au passage le traitement réservé au « Ring My Bell » d’Anita Ward).

Ce périple découpé en onze titres d’une modernité déconcertante permet à ce vieux de la vielle de continuer son œuvre dans une semi-indifférence qui lui sied parfaitement.

« Lady From Shangai » creuse donc le même sillon que ses précédents essais, déconstruisant et réinventant la Dance music dans un esprit révolutionnaire et bien sûr, loin d’être évident à comprendre.

En 1978, Allen Ravenstine, alors membre du groupe disait : ‘Les Sex Pistols ont chanté « No Future », mais il y a un futur et nous essayons de le construire.’

Nous sommes en 2013 et les travaux continuent…

 

Pere Ubu

Carnival of Souls

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« Carnival of souls » constitue le 18ème elpee studio de Pere Ubu, un groupe né en 1975, et dont il ne reste plus que David Thomas comme membre fondateur. En quarante années d’existence, une bonne vingtaine de musiciens ont déjà transité au sein du line up. Faut dire que David est un fameux personnage. Exigeant. Talentueux. Mais peu accessible. Comme sa musique d’ailleurs. Underground, elle est parfois qualifié d’art-punk, d’avant-rock ou de post-punk ; mais elle est surtout expérimentale. Et le nouvel opus ne déroge pas à la règle.

« Carnival of souls » est un titre qui se réfère à un film d’horreur devenu culte, datant de 1962. Mais le véritable thème de l’opus s’inspire du temps qui passe : il prend sa source, coule, reflue, fusionne et se meurt dans l’océan. Musicalement, on remarque une plus grande présence de la clarinette de Darryl Boon, des interventions qu’on pourrait (c’est au conditionnel, je le précise) rapprocher de celles dispensées par Dave Jackson sur le « Pawn Hearts » du Van der Graaf Generator, une des références majeures pour Thomas. Pendant « Dr Faustus », il crie d’ailleurs ‘I’m damned’, comme Peter Hammill, sur « Man-erg ». Bref, découpé en 9 plages, cet opus est aussi riche que novateur. On pourrait le situer à la croisée des chemins d’un Kraftwerk lumineux et d’un Suicide chaotique. Mais pas seulement. De mauvais augure, « Drag the river » lorgne ainsi vers Tuxedo Moon. « Visions of the moon » nous entraîne au cœur d’un voyage à l’acide, mais post industriel. « Bus station » revisite les lyrics de « Kathleen », plage de l’album « Story of my life », publié en 1993. Spectral, « Road to Utah » aurait pu naître d’une rencontre entre Tom Waits et Faust. « Irene » est une ballade aquatique. « Carnival » est le «  Strange days » du XXIème siècle. Et la piste finale (NDR : qui s’étale sur 12 minutes), « Brother Ray », adresse un clin d’œil au Velvet Underground. Le tout est balayé par la voix tour à tour déclamatoire ou incantatoire de David. Les aficionados de Pere Ubu vont adorer !

 

Pere Ubu

Long live Père Ubu

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Dix-huit mois de travail ont été nécessaires à David Thomas pour réaliser ce projet particulièrement ambitieux. En fait, on est en présence ici d’une transposition musicale du célèbre et controversé « Ubu Roi » d’Alfred Jarry, pour lequel David a adapté les paroles et composé la bande sonore (NDR : pour cette dernière partie, il a quand même reçu la collaboration de Gagarin, bidouilleur particulièrement notoire dans l’electronica et l’ambient). Et cette pièce a été interprétée pour la première fois à Londres en 2007. Mais qui joue le rôle de Père Ubu ? David Thomas en personne ! Ses musiciens sont également de la partie. Ils sont d’ailleurs également impliqués dans l’écriture de la musique. Mais ont aussi participé physiquement à la pièce. Sans oublier la vocaliste/actrice Sarah Jane Morris (NDR : ex-Communards, Happy End), invitée à incarner celui de Mère Ubu.

Le tableau planté, il ne reste plus qu’à se laisser entraîner dans cet univers expérimental, atmosphérique, parfois postindustriel, mêlant instrumentation conventionnelle, et bruitages les plus divers comme les gémissements de claviers ou encore les éructations. Le tout balisé par les échanges vocaux opérés entre David et Sarah. Chantés ou déclamés. Et franchement, si le contenu est particulièrement intello, il n’est pas du tout désagréable à écouter et me fait même penser, même si les racines musicales sont diamétralement opposées, à un concept album comme les seventies ont tant engendré…

 

Pere Ubu

St Arkansas

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Drivé par le poète et chanteur David Thomas, Pere Ubu a exercé une influence considérable sur l'évolution de la musique rock. Il s'est même posé comme détonateur du mouvement industriel qui a marqué les eighties. Pourtant, à l'origine (NDR : c'est à dire en 1975 !), la formation de Cleveland reconnaissait pour influences majeures Captain Beefheart, Frank Zappa et le Velvet Underground. Et était même née en pleine explosion punk yankee. Mais à contrario de la scène new-yorkaise, davantage contaminée par tout ce qui touchait à l'art, les groupes du Midwest ont évolué différemment. Les Brains, Pylon et bien sûr Pere Ubu ont développé une version spontanée, en apparence instinctive, de ce que les Américains ont appelé " la voix littéraire du sud ", afin de soulever les problèmes existentiels qui régnaient alors au cœur de la stagnation industrielle… Vingt-sept ans et 12 albums (NDR : 18 si on réunit tous les projets réalisés par les membres du band) plus tard, Pere Ubu continue de militer dans l'underground. Et " St Arkansas ", son nouvel opus, en est la plus belle démonstration. Un disque effrayant, fascinant, complexe, dont la sophistication kaléidoscopique reflète la maîtrise d'Ubu à agréger le cœur et l'âme, le corps et l'esprit. Metal du midwestern, groove viscéral, funk blanc, expérimentations insolites, blues rampant, garage punk, voodoo, percussions tribales, rock expressionniste, synthés analogues et autres ingrédients aussi alternatifs qu'inattendus se bousculent, se mêlent, puis se cristallisent pour former une expression sonore perturbatrice, sauvage, excitante mais incomparable. Une expression sonore pourtant domptée par le vocal frémissant et oblique de David Thomas. Rien ne résiste à Pere Ubu. Pas même le kasatchock des temps modernes " The fevered dream of Hernando Desoto ". On a même droit avec " Slow making daddy " à un titre contagieux, branché sur le même courant alternatif que le célèbre " Psycho killer " des Talking Heads " ! Tout un programme !

 

Pere Ubu

Pennsylvania

Tim Herman est donc revenu chez Père Ubu, au sein duquel, ne sévissait plus, comme membre fondateur, que le seul David Thomas. Faut dire que le groupe est devenu, en 1998, un véritable mythe. Et des artistes confirmés tels que Polly Jean Harvey ou Frank Black, se réclament ouvertement de la formation de Cleveland. Alors que celle-ci n’a jamais juré que par le Velvet, Captain Beefheart et Frank Zappa. Avec un tel tableau, vous vous imaginez certainement que la musique de Pere Ubu navigue en plein dans l’underground. Et vous avez tout à fait raison ! Pour être plus précis, un univers underground torturé, oppressif, parfois, rock, parfois pop, souvent arythmique, mais toujours surprenant, éclaboussé ponctuellement par des souillures plus ou moins apparentes de punk furieux, de free jazz et de musique concrète. Tout un univers propice aux textes ésotériques, chantés d’une voix psychotique, par David Thomas. Bienvenue dans le monde de l’étrange, pardon de l’occulte !…

 

Pere Ubu

Ray gun suitcase

Pour célébrer le 20ème anniversaire de l'existence du groupe, Pere Ubu vient de graver, non pas une compilation, mais un nouvel album. Produit par David Thomas, figure de proue de la formation de Cleveland, il confirme le changement de style opéré depuis "Cloudland" en 89. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de continuer à développer un style surprenant et original. D'injecter des tas de sons recherchés, distordus, excentriques dans son expression. De projeter ses visions aiguës et psychotiques sur la condition humaine, visions oxydées par la voix unique de David, dont le timbre campe un hybride entre celui de Vincent Crane (Atomic Rooster) et Kevin Coyne. Mais il accorde depuis un soin tout particulier à la confection de ses mélodies. Enfin, suivant la méthode instituée par Pere Ubu. C'est à dire susceptible de plonger un accordéon dans un bain synthétique et surtout d'y sculpter un blues urbain à l'aide de cordes de guitares saccadées, dynamiques, subversives, pétillantes, crépitantes, afin d'atteindre une densité de son que vous ne connaissiez peut-être qu'à travers le défunt Pixies. Ecoutez plutôt!