Le rire de Will Paquin

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Perfume Genius

Un moment de bonheur éphémère…

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Ce concert, votre serviteur a failli le rater ! J’avais, en effet, complètement oublié que Perfume Genius venait se produire en Belgique, au cours de ce mois de novembre. Heureusement, Facebook a prouvé son utilité en me rappelant l’événement. J’allais donc pour la première fois découvrir la salle Het Depot à Louvain.

Afin d’éviter les embouteillages sur l’autoroute, j’opte pour le train. Et bien m’en a pris. Déjà parce que depuis Mons, la ligne est directe ; et puis parce que la salle est située juste en face de la gare. Je n’avais plus qu’à espérer que la représentation soit terminée avant 23h, pour pouvoir rentrer sans encombre.

La première partie est assurée par Amongster, une formation belge responsable d’un rock relativement atmosphérique et surtout paisible. Le problème, c’est que leur set ne parvient pas à décoller. Les compositions ne sont pas de mauvaise facture, mais elles manquent un peu de folie. Elles sont trop classiques, si vous préférez ; et le public ne s’y trompe pas. Rares sont les réactions quand le chanteur essaye de communiquer. La petite demi-heure passée sur les planches, n’est vraiment pas convaincante. Pourtant, cette formation a du potentiel. Faudrait qu’elle parvienne à se lâcher davantage… (Pour les photos voir ici

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut patienter. Et l’attente est quand même un peu longue. Enfin, le backing group de Perfume Genius monte sur l’estrade. Ses partenaires entament « My Body » en instrumental, avant d’être rejoints par leur leader, Mike Hadreas. L’entame est puissante et ne reflète pas le climat du concert. Les compos vont osciller entre titres spontanés et plus calmes.

Un contraste qu’il répercute à travers les concerts de sa nouvelle tournée. Ce qui s’explique aisément. En fait, les deux premiers albums de Perfume Genius ont été composés presque exclusivement au piano alors que le dernier en date a intégré beaucoup de sonorités différentes. Un cap passé par l’artiste sur « Too Bright », acclamé par la critique.

Cette alternance entre chansons émouvantes et fringantes fonctionne à merveille. Mike lâche des ‘thank you’ timides à la fin de chaque morceau et devient vraiment attachant au plus le concert avance. Le chanteur/compositeur/pianiste pâtit pourtant de sa personnalité controversée, à cause de son homosexualité assumée et ses addictions passées ; mais le public ne lui en tient pas rigueur. Et c’est une très bonne réaction !

Le point d’orgue du show est atteint en seconde moitié de parcours, soit lorsque Mike et son compagnon interprètent « Learning » sur le même clavier. Pourtant les deux musicos disposaient chacun du leur. C’est également le moment choisi par guitariste et le batteur pour prendre une pause en coulisses. Le titre est vraiment magnifique. Il figure d’ailleurs au répertoire de The National, pour sa dernière tournée.

« Hood » constitue le morceau clé du deuxième elpee. Et en ‘live’, on prend une véritable claque. Dommage que la compo n’aie pu être allongée, afin de prolonger ces instants de magie. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de Perfume Genius. Les chansons sont courtes. Exactement deux minutes pour cette dernière et c’est souvent assez frustrant. Evidemment, cette formule permet néanmoins d’enchaîner davantage de titres. Des morceaux magnifiques mais un peu trop éphémères.

« Queen » clôt la prestation. Un des singles du dernier long playing. Et il recueille les faveurs de l’auditoire. Il faut reconnaître que sa construction est remarquable et conclut à merveille la première partie.

Le rappel n’est pas très difficile à décrocher. Un ‘encore’ au cours duquel le quatuor revient nous livrer deux compositions, avant que Mike ne parachève sa prestation devant ses ivoires, et sous les acclamations des fans. Une bien belle manière de mettre le génial compositeur sous le feu des projecteurs.

Vu son attitude éminemment sympathique, le petit homme a encore un bel avenir devant lui. Et le virage opéré sur son dernier opus, « Too Bright », devrait lui permettre encore de nous réserver de belles surprises. (Pour les photos voir )

Ce concert a été un vrai bonheur et il n’est que 22h55. J’aurai mon train sans problème…

(Organisation Het Depot)


Perfume Genius

Un parfum encore trop volatil…

Écrit par

Pour la rentrée, l’Ancienne Belgique avait frappé un grand coup, en invitant Perfume Genius, le projet de Mike Hadreas, un étasunien issu de Seattle. Quelques mois seulement après avoir fait salle comble, dans le cadre des Nuits Botanique, et après avoir été logiquement invité au festival de Werchter, l’Américain revenait en Belgique. Pour ce spectacle, la salle est disposée en configuration semi-assise, mais n’affiche pas complet.

Il revenait à Indians, le projet de Søren Løkke Juul, un Danois natif de Copenhague, d’ouvrir la soirée. Signé chez 4AD, il a publié, à ce jour, deux singles. Il pratique une musique hybride, fruit de la rencontre entre analogique et numérique. Son style est atmosphérique et expérimentale. Vu ce que les vidéos postés sur la toile avaient montrés de cet artiste, j’ai donc préféré m’abstenir….

A 21h00 pile, Mike Hadreas monte sur l’estrade. Malgré ses 27 balais, il paraît très jeune. On lui en donnerait vingt, à tout casser. Il est accompagné d’un drummer et d’un préposé aux nappes sonores. Le leader s’installe derrière ses claviers. Et ne décollera plus de son tabouret qu’à de rares exceptions. Quant à ses acolytes, ils sont tout aussi statiques. Dès qu’il prononce les premiers mots, on est subjugué par son timbre androgyne, qu’il maîtrise à la perfection. Sa voix me fait même clairement penser à Antony des Johnsons voire à Boy George. Il en est même particulièrement proche tout au long de « No Tear », un morceau totalement bouleversant. Les titres de son dernier opus, « Put Your Back N 2 It », se succèdent. Le répertoire oscille entre chansons langoureuses et compos plus entraînantes. Une toile de fond : ses ivoires. Et une même trame : des textes mélancoliques. Parmi les moments forts du concert, on épinglera « Take Me Home », « Hood » ou encore la reprise du « Helpless » de Neil Young, qu’il interprète en solo, uniquement au piano.

L’alternance entre morceaux plus remuants et paisibles est a priori un bon choix pour le répertoire d’un concert. Malheureusement, cette sélection m’a semblé, ce soir, peu judicieuse. Et pour cause, elle n’a jamais permis au public d’entrer véritablement dans l’univers de Perfume Genius. D’autant plus que le set n’a duré qu’une heure ; et puis que Mike a la fâcheuse tendance à achever ses morceaux d’une manière impromptue, laissant ainsi le mélomane sur sa faim. En outre, on ne peut pas dire que le trio soit composé de bêtes de scène. Et sans le moindre visuel, difficile d’adhérer à un projet aussi spartiate. Finalement, entre l’écoute de l’album et le concert, il n’y avait pas grande différence. A mon avis, ce type de spectacle aurait bien plus d’impact au sein d’une salle de plus petite taille.

Une certitude, l’Américain de manque pas de talent. Mais ce soir, on avait l’impression qu’il avait le trac. Une assurance qu’il ne pourra acquérir qu’au fil du temps et des concerts. C’est ce qu’on appelle de l’expérience. 

(Organisation AB)

 

Perfume Genius

Learning

Écrit par

« Learning » ou la fragilité à fleur de peau. Mike Hadreas, aka Perfume Genius, a mal au cœur et le fait savoir à qui veut l’entendre. Et de la plus belle des manières qui soit. Derrière son piano, le jeune New-yorkais compose de superbes et sombres litanies, belles à vous arracher des larmes. Tant au niveau des textes que des mélodies, la tristesse du garçon est palpable et, même si celle-ci peut parfois mettre mal à l’aise (« Lookout, Lookout », le dérangeant texte de « Mr. Peterson »), chacun des morceaux étincèle de beauté et de limpidité. Cette même beauté qui fait ou a fait le succès d’artistes tels que Antony & The Johnsons, Sufjan Stevens et Final Fantasy.

« Learning » s’aventure parfois aux limites de l’ambient (« When », « Gay Angels »), exacerbant ce sentiment de solitude que l’on éprouve à l’écoute de ce disque. Perfume Genius, qui a été découvert puis introduit au sein du label Turnstile par les garnements de Los Campesinos!, est plus que probablement promis à un avenir moins sombre que ses ritournelles.