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Le parfum de vie de Goudi

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Picastro

Exit

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Picastro, c’est une formation torontoise fondée par la chanteuse et guitariste Liz Hysen, en 1998. Aujourd’hui, le line up implique, outre la leader, le violoncelliste Nick Storring, la drummeuse Germaine Liu et le guitariste Matthew Ramolo (Khora). En 2005, Owen Pallett, mieux connu pour sa participation à l’aventure Arcade Fire, avait collaboré à l’enregistrement de l’album « Metal cares ». 

« Exit « constitue le 5ème elpee studio du band. Et lors des sessions, Picastro a reçu le concours d’une multitude de vocalistes. Tony Dekker vient ainsi poser sa voix vulnérable sur le morceau « Mirror age », la plage qui ouvre la plaque. Et déjà, le violoncelle grinçant de Nick vient faire chavirer la mélodie flottante. Démoniaque, celle de Jamie Stewart (Xiu Xiu) hante « Blue neck », une piste au cours de laquelle le violoncelle de Nick fait merveille, dans l’esprit de Blaine L. Reininger. Inquiétante, angoissante même, celle d’Alexandra McKenzie (Petra Glynt) tourmente à son tour « She’s in a bad mood », une compo atmosphérique truffée de bruitages électro. Caleb Mulkerin (Big Blood), Chris Cummings (Marker Starling) et quelques autres se réservent le micro sur les autres titres. Enfin, hormis le plus acoustique « To know », la fin de l’album se frotte au free jazz sur le presque médiéval « A trench », ainsi que le final, « This be my fortune », qui s’achève dans une forme de tumulte organisé où cuivres et violoncelle envahissent progressivement l’espace sonore.

Un album expérimental, audacieux, pas facile à digérer et certainement pas destiné au mélomane lambda. Mais le résultat est tellement original qu’il mérite qu’on s’y intéresse…

Picastro

Become Secret

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Après un petit tour infructueux au sein de la maison Polyvinyl en 2008 (« Whore Luck »), Picastro revient chez papa et maman. La famille Monotreme (65daysofstatic, Nedry,…) ne s’est donc pas fait prier pour accueillir à nouveau l’un de ses enfants chéris, l’un des plus délicats mais parfois aussi des plus complexes. Pour se faire pardonner son départ précipité, Picastro a rétrocédé, en guise d’amende honorable, neuf nouvelles mélopées aigres-douces, torturées et fragiles. « Become Secret », situé quelque part entre ‘Haunted Folk’ et ‘Sleep Rock’, ne fera sans doute pas plus de remous que ses trois précédents opus. Mais ceux qui auront la bonne idée de jeter une oreille à l’un des secrets les mieux gardés de Toronto, découvriront un univers délicat, parfois inquiétant, qui n’a rien à envier à des Cat Power ou Charalambides. Une toute belle œuvre, mais à éviter en cas de coup de cafard.

 

Picastro

Whore Luck

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Derrière l’horrible pochette de ce « Whore Luck » se cache une formation originaire de Toronto. Et comme la plupart des formations indie contemporaines issues du Canada, Picastro dispose de tout le potentiel pour devenir une référence. « Whore Luck », troisième essai de Liz Hysen et sa bande, est un condensé de ce que les Ricains appellent ‘Sleep Rock’, joliment allié à des éléments post-rock. Entouré d’invités prestigieux tels que Jamie Stewart (Xiu Xiu) et Owen Pallett (Final Fantasy), Picastro défend, avec toute la délicatesse requise, une musique introspective, presque religieuse. De sa voix perçante, la grande prêtresse de la congrégation envoûte subtilement les fidèles à l’aide de cantiques intrigants et obscurs. Même sans grandes envolées spirituelles et malgré quelques expérimentations étouffantes, « Whore Luck » attire l’attention. Cependant, la cérémonie, qui se clôture sur une reprise du « An Older Lover, Etc. » de The Fall (rebaptisé ici « Older Lover »), laisse derrière elle un goût un peu trop amer. Une fois parachevée, celle-ci ne marque d’ailleurs l’esprit qu’à court terme. Picastro a donc encore du pain sur la planche avant d’obtenir le statut de formation incontournable.

 

Picastro

Red Your Blues

Déjà, la pochette est jolie : un morceau de papier crépon sur lequel est imprimé un carré doré, comme une feuille d’or. Une petite œuvre d’art, qui augure du meilleur : la musique de Picastro doit être belle et lumineuse, sophistiquée sans être tape-à-l’œil. Sans doute du post-rock délicat, du néo-classique plein de grâce, du folk rêveur. Play, et là, bonheur : c’est un peu tout cela à la fois. Une guitare acoustique, un violon, une batterie feutrée, puis cette voix féminine, douce, voilée, caressante. De cet entrelacs d’instruments joués au ralenti, on retient la douceur, l’apesanteur. Comme chez Rachel’s, Piano Magic, Silver Mount Zion, Boxhead Ensemble, Picastro cultive l’art du beau et de la lenteur. Cioran, Kundera, Picastro, même combat. Eloge de la torpeur. Magnificence de l’éther. Evaporés les soucis, le temps d’une écoute religieuse et sereine. Le monde de Picastro nous sauve. On s’évade, même si la vie, elle, continue.