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Pleymo

Quel punch !

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Si on ne tient pas compte de l’interruption de parcours, concédée entre 2007 et 2017, Pleymo compte 20 ans de carrière. Issu de Fontainebleau, ce combo de nu métal est né 1997. La tournée de la reformation passait donc par l’Ancienne Belgique. Un concert initialement prévu dans la grande salle. Mais vu le peu de préventes, le show a été transféré au Ballroom. Un public relativement jeune, mais également constitué de quadras accueille, ce soir, le band français. 

Vegastar assure le supporting act. Originaire d’Orléans, sa musique se nourrit de power pop, new wave, electro, grunge, heavy et nu metal ainsi que rock alternatif. La formation avait également splitté, en 2009, avant de se reformer dès 2015. Ce soir, le combo va revisiter son premier elpee, « Le Nouvel Orage », publié en 2005, dont le single « 100ème étage », lui avait permis de se faire connaître. Pas de trace de « Dorian », son nouveau single, paru en mars dernier dans la setlist. Ce quatuor implique le guitariste Jérôme Riera, alias Jey, le bassiste Vincent Mercier, le chanteur Franklin Ferrand et le drummer Jocelyn Moze.

La prestation s’ouvre par « Une Nuit ». La voix de Franklin est très proche de celle de Benoît Poher, le vocaliste de Kyo. Le drumming est précis. Et déjà tout le monde bondit. Sur place pour la fosse, aux quatre coins de l’estrade –hormis le batteur– pour les musicos. Il y a même un type qui n’arrête pas de brandir son poing juste devant votre serviteur. Pas moyen de prendre le moindre cliché. Dommage qu’il ne soit pas manchot ! Le groupe n’oublie pas d’attaquer son incontournable « 100ème Etage ». Et surtout de nous réserver ses inévitables scratches. Parfois les spectres de Korn, Faith No More ou Limp Bizkit se mettent à planer. Et le set de s’achever par le titre maître d’« Un Nouvel Orage », remis au goût du jour. Le chanteur signale que c’est sur le même riff que tous les morceaux ont été joués. Il n’a pas tort. Ce qui n’a pas empêché le concert de conjuguer énergie et puissance…

Le line up de Pleymo réunit aujourd’hui Mark Maggiori, Benoit Julliard, Franck Bailleul, Davy Portela, Erik de Villoutreys et Fred Ceraudo. Le show débute à 20h40. Une toile de fond sur laquelle sont représentées six énormes croix blanches et brillantes, sert de décor. Par contre, on remarque bien la présence d’amplis Marshall. De quoi s’attendre à du son qui décoiffe ! Réservée au drummer et au second vocaliste, également préposé aux scratches, une haute estrade prend toute la longueur du podium. Ce dernier se sert de véritables vinyles. Les deux guitaristes et le bassiste ne tiennent pas en place et viennent régulièrement s’affronter, manche contre manche. Planté à l’avant de la scène, le chanteur vocifère tout au long de « United Nowhere ». Les agents de sécurité –et il sont en nombre !– réceptionnent les adeptes du crowdsurfing pendant « Ce Soir, C’est Grand Soir ». L’un d’entre eux s’est invité sur les planches. Il est rapidement renvoyé surfer sur les premiers rangs. L’ambiance est d’ailleurs bon enfant, même si les spectateurs jumpent aux quatre coins de la salle.

Puissant, « Rock » libère énormément d’« Adrénaline ». Pendant, « Tout Le Monde Se Lève », les croix passe du blanc au rouge sang. Les lignes de claviers fluctuent. Le chanteur vient frapper sur les cymbales du drummer. Avant « 1977 », le frontman demande à l’auditoire, s’il y a des gémeaux en son sein. Il se balance d’avant en arrière, au-dessus de son pied de micro.

Malgré « Chérubin », Pleymo n’est pas un enfant de chœur, un morceau au cours duquel la section rythmique s’emballe en fin de parcours. Voix et scratches dispensés comme chez RUN DMC, alimentent « Nowak » ; mais c’est la basse qui ronflante, domine le sujet.  

Les deux vocalistes occupent l’avant scène tout au long de « Muck ». Ce qui embrase la fosse. Signé en 2006, « Le Nouveau Monde » est toujours bien d’actualité. Le vocal est irascible. Pendant « New Wave », les croix passent au bleu. Le chanteur descend dans la fosse et tend le micro aux premiers rangs. Les lumières de la salle se rallument. La foule se divise en deux pour « Tank Club » avant que ne se déclenche une véritable folie furieuse. Les participants à cet exercice se lancent l’un contre l’autre. En outre, un ‘circle pit’ envahit la fosse. Quelques fumigènes épars sont projetés dans les airs. Et lors de « K-Ra/Kongen/Ce Soir », on a droit à un rap enchaîné… en japonais. Les musicos tirent alors leur révérence.

Avant de revenir pour un encore de trois morceaux « Zéphir », « Divine Excuse » et « Blöhm ». Le set s’achève définitivement à 21h55. Quel punch !

(Organisation : Progress Booking)

Pleymo

Alphabet Prison

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Le groupe de néo métal français nous livre son sixième album, intitulé « Alphabet Prison ». Côté musique, rien de neuf sur la planète Pleymo. Si la section rythmique est à nouveau bien mise en évidence, le combo reste fidèle au genre en dispensant des sonorités puissantes, remuantes et agressives, qu’il saupoudre épisodiquement de phrasés rap. Une exception qui confirme la règle : le dernier morceau (« Qu´est-ce qu´il nous restera ? »), unique et très réussie ballade de l´opus. Ces sonorités élèvent Pleymo au rang des meilleures formations de la scène néo métal, à l´instar des Linkin Park ou des Deftones, qui ont d´ailleurs salué le talent des six français à multiples reprises. L´originalité d´« Alphabet Prison » procèderait pourtant plutôt des textes, plus profonds, parfois empreints d´un brin de nostalgie (« Un parfum nommé 16 ans », « Je regrette », « Qu´est-ce qu´il nous restera ? »). Comme l´indique le titre de ce disque, le thème principal des lyrics traite du manque de communication dans notre société. L´album recèle également un titre hommage au Japon (« 4 a.m. Roppong ! »), où Pleymo connaît un succès sans précédent.

Produite par l´Américain Mudrok (NDR : il a également collaboré auprès des jeunes espoirs de la scène néo métal internationale, Godsmack et Avenged Sevenfold) l´œuvre proposée (un compromis entre le Pleymo de « Moddaction » et celui de « Kubrick » ?) est une jolie synthèse de ce que le groupe nous présente depuis sa création !

 

 

 

Pleymo

Episode 2: Medicine Cake

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Quelque part entre la fureur des coups de Jet Li, les crissements d'un hachoir sur un mur d'acier et les pas d'un Meccha sur le béton d'une méga cité en panique, vient exploser le second album des français de Pleymo. Et les riffs ne cessent de résonner, les mélodies de s'insinuer au fond de l'esprit. Lourde, très lourde, la machine Pleymo est lancée à pleine vitesse, comme cela ne s'était jamais produit dans l'hexagone, depuis la sortie de l'illustre dernier album de No One is Innocent. Dès sa formation en 97, Pleymo a su instaurer la résistance à l'ennui et au formatage, en cultivant une attitude et un esprit représentatif du fourneau de ces cultures qui font aujourd'hui bouillonner la scène métal française là où on ne l'attend pas. Une ouverture d'esprit aux nouveaux sons, allant du hip hop underground à l'électro en passant par le métal le plus extrême. Une démarche qui a pu amener les membres du combo à croiser Deftones, Incubus, et autres seigneurs de l'arène néo métal tels Korn ou Mass Hysteria. Ainsi, ce nouvel opus impose le respect, grâce à une maîtrise parfaite de la hargne, du groove lourd et taillé au rasoir, et surtout de l'incroyable travail mélodique apporté à des titres comme "New Wave", le premier single. Pleymo vient de créer son propre style, sans prétention. Un complexe neuronal qui résulte d'une fusion entre les styles de Cypress Hill, Slipknot et Linkin Park. Du béton pour les amateurs de néo métal!