La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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ProXima

Lost Blood in Paris

Écrit par

En observant l’artwork de la pochette (NDR : pas vraiment une réussite !), je m’attendais à devoir me farcir une solution sonore à la fois kitsch, à l’instar de celle des Pet Shop Boys, et destinée à la bande FM, comme seul Billy Idol était capable de la concevoir. Et finalement, ce sont plutôt les spectres des Libertines (« What Should I Do ? »), de David Bowie (« Goodbye My Love ») et de Placebo (« Hey Little Princess ») qui hantent le plus souvent cet opus. Malheureusement, malgré les riffs très rock ’n roll, dignes de Pete Doherty, qui alimentent de chouettes mélodies susceptibles d’accrocher instantanément l’oreille, les compos sont régulièrement gâchées par les vocaux (« The Seeds of Hope », « My Little Sweet Aida »).

Pour votre info, sachez quand même que ProXima est une formation fondée à Colombes, en 2001. Et que « Lost Blood in Paris » constitue le nouvel opus de ce band français, auquel il serait peut-être judicieux d’apporter du sang frais…

 

ProXima

Music for pleasure

Écrit par

Bien que fondé en 1996, ce trio parisien vient seulement d'enregistrer son premier album. Un disque qui a reçu d'excellents échos dans la presse britannique. Faut dire que le chant est interprété dans un anglais d'excellente facture. Que leurs mélodies sont particulièrement équilibrées et contagieuses, la basse élastique, les drums discrets mais efficaces, et les harmonies vocales soigneusement ciselées. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si le guitariste n'avait pas un peu trop tendance à tirer la couverture vers lui. C'est vrai qu'il a longtemps végété au sein de la scène heavy métal. Et qu'inévitablement il a tendance à en remettre une couche. Pourtant, lorsque ses interventions épousent le fil mélodique, elles passent plutôt bien la rampe. C'est notamment le cas sur le hit potentiel " And now you're a mother " ; un fragment qui évoque une rencontre hypothétique entre le Who, les Troggs et les Beach Boys. Ou encore lorsque l'expression sonore épouse un profil punk pop réminiscent d'Ash. A l'instar de " A life in a day ", du hit potentiel "Boom boom bang bang you're dead", du décapant "Cloud 9". De la même trempe, mais plus proche de ce que réalisait Manic Street Preachers à ses débuts, " French lovers " flirte même avec le glam. Noisy, " You told me lies " et " She's far away " consument une intensité chatoyante. Mais le meilleur titre de cet opus est paradoxalement électroacoustique. Répondant au titre de " You're gonna live into my dream now ", il aurait pu figurer dans le répertoire d'un Swell. A travers " Music for pleasure ", ProXima a eu l'audace de tenter le mariage de styles contre nature. Il y est presque parvenu. C'est déjà une réussite en soi. Suffira à l'avenir de brider quelque peu les dérapages du soliste pour que le combo devienne une des valeurs sûres de la scène pop/rock d'Outre Quiévrain. C'est tout le mal qu'on lui souhaite…