La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Professor Harp

They call me The Professor

Écrit par

Hugh Holmes, alias Professor Harp, s’est donc autoproclamé The Undaunted Professor Harp, c’est-à-dire l’intrépide Professeur Harmonica. Il n’est plus de première jeunesse, puisqu’il est né en 1951, à Boston. A ses débuts, il joue de la batterie ; ce n’est qu’après avoir rencontré l'harmoniciste prestigieux Georges Smith, alors membre du Muddy Waters Band, qu’il opte pour la musique à bouche. C’était en 1969. Une passion nouvelle qui va lui permettre de monter sur les planches auprès de Muddy Waters, au milieu des 70’s. C’est même ce dernier qui va lui coller son pseudonyme. Il côtoie alors épisodiquement Solomon Burke et Luther Guitar Johnson. Fidèle à son Boston natal, où il se produit le plus souvent, il lui a fallu plus de 35 ans avant de graver son premier opus solo. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de musicos expérimentés. Et notamment Doug James (Roomful of Blues), Bob Margolin (ex-Muddy Waters Band) et des proches du célèbre gratteur Duke Robillard, comme le bassiste Marty Ballou, le batteur Mark Teixeira ou encore le regretté bassiste/guitariste John Packer.

L'ouverture "Professor Harp" est royale. Hugh chante d'une voix grave empreinte de swing. Il ponctue ses couplets de brefs chorus à l'harmonica. Instrumental, "Texago at Doyle's" est un parfait témoignage de la puissance de son souffle. Sa cover de "Sugaree", un classique signé  Marty Robbins popularisé par les Jordanaires en 1957, ne manque ni de puissance ni de classe, une reprise au cours de laquelle il pose bien sa voix. Soutenu par l’orgue et le piano, "Fightin' the battle" est un long blues lent. Le professeur y est dans son élément. "What you do to me" pénètre dans le jump, une compo chargé de swing, un blues champagne sabré par les ivoires de Glenn Hardy et surtout le sax baryton de Doug James. "Wild weekend" est un hit décroché par les Rockin' Rebels en 1960. Un instrumental qui rocke. Tout au long de sa version, le professeur souffle comme un gamin qui manifeste sa joie, alors que la guitare de Tom Ferraro est éclatante en mode surf. "Sly black fox" est un swamp blues paresseux attaqué par Holems, dans l'esprit des grands du style, comme Slim Harpo! Chicago blues, "My life : An exercice in blue" adresse un clin d'œil au mentor de Hugh, Muddy Waters ; et sans surprise, Bob Steady Rollin' Margolin se réserve la guitare slide. Excellent jump blues, "Just come natural" est dirigé par le professeur devenu shouter devant les cordes de Ferraro et les ivoires de Keith Munslow. La plage finale "Eine für Herr Schmidt" est un instrumental. Un hommage poignant à l'inoubliable George 'Harmonica' Smith au cours duquel Holme souffle avec émotion et passion dans son harmonica chromatique. Un excellent album !