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Pulled Apart By Horses

Pulled Apart By Horses

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Pulled Apart By Horses est un combo affilié à la scène punk/hardcore/post hardcore britannique. Issu du milieu underground de la ville de Leeds, ce quatuor de déjantés jouit, en Angleterre, d’une solide réputation scénique. Ses concerts sont, semble-t-il, si intenses et violents que les musiciens ne s’en sortent que très rarement sans la moindre égratignure. Les mots ‘blessures’, ‘contusions’ et ‘os brisés’ sont associés, plus souvent qu’à leur tour, aux comptes-rendus des prestations du groupe.

Les onze titres de « Pulled Apart By Horses » ne s’adressent pas vraiment aux adolescents pré-pubères. Le pop-punk, c’est bon pour les Américains. La musique des Anglais, elle, se veut beaucoup plus consistante. Violente et hargneuse. Punk, oui, mais à la limite du hardcore. Si l’influence post-hardcore d’At The Drive In est souvent palpable, Pulled Apart By Horses peut se targuer d’apporter un souffle nouveau en s’inspirant de sources plutôt inattendues. Comble de l’hérésie pour un combo se réclamant du punk, PABH avoue une certaine admiration pour la musique des prog-rockers de King Crimson. C’est probablement la raison pour laquelle la structure de leurs compos est aussi alambiquée. Ce qui en fait d’ailleurs leur originalité.

Symbiose parfaite entre l’énergie brute et les arrangements subtils, ce premier elpee de Pulled Apart By Horses est une réussite éclatante. A découvrir.

Push Pull

Between Noise and The Indians

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A premier abord, on ne peut pas dire que Push Pull cherche à susciter l’intérêt. Tout d’abord à cause de l’artwork de la pochette. Pas de quoi fouetter un chat. Puis du label hébergeant le groupe : Joyful Noise. Une écurie qui végète dans le milieu alternatif de l’alternatif. Et puis de la première impression laissée par l’écoute leur musique : un fourre-tout au sein duquel on cherche vainement une quelconque cohérence

Et pourtant, au fil des écoutes, on se laisse apprivoiser par cette curieuse expression sonore. Si bien qu’elle finit par accrocher votre subconscient. En fait, le groupe de Bloomington (NDR : ville située dans le sud de l’Indiana) est responsable de mélodies paradoxalement complexes mais contagieuses. N’exerçant réellement leur effet qu’après plusieurs écoutes. Un peu comme si le trio américain (NDR : Mike Bridavsky, Mike Notaro et Mike Hoggatt) avait pris le pari un peu fou de réaliser un compromis entre la musique de Weezer, des Pixies et de Queens of The Stone Age. Et finalement, le tout tient la route. On finit même par se surprendre à apprécier ce qui au départ, semblait sans grand intérêt. Et notamment des plages comme le power pop « The Lake », l’excellent « Fire » ou encore « If the L Were a G », caractérisé par sa ligne de basse puissante et des vocaux appuyés (NDR : les premiers elpees de la bande à Black Francis et Kim Deal ne sont pas loin). Une basse quand même très présente tout au long de cet opus. Et si les drums se révèlent puissants et précis, la guitare se montre beaucoup plus aventureuse, fluctuant en fonction des morceaux. Mais la quintessence de leur musique procède de la conjugaison des voix, sorte de rencontre hypothétique entre Jonathan Richman et Frank Black, mais en plus énergique. Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses.

Pull

The empire now

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Chez la formation bordelaise Pull, on retrouve trois musiciens impliqués chez Calc: Hugo, Julien et David. Un trio qui compte aujourd'hui trois albums à son actif. " The empire now ", constituant son troisième. Découpé en 20 fragments particulièrement courts (NDR : le plus bref dure 38 secondes, le plus long 3'47), il baigne dans une lo fi inspirée par Sebadoh et Pavement. En général. A cause de la dissonance mélodique ( ?!?!?) qui contamine la plupart de leurs chansons. Dissonance fait aussi inévitablement penser à noisy. Et plusieurs plages épousent cette forme bruitiste. Héritée en ligne droite de My Bloody Valentine lorsqu'elle s'aventure dans l'expérimentation. De Ride, quand elle flirte davantage avec la pop. Plusieurs titres démontrent cependant que le groupe cherche à élargir son horizon sonore. A l'instar du presque poscard " Concrete cocks ", que les Pastels auraient pu écrire s'ils avaient adopté la rythmique funk et injecté un zeste de free jazz dans leur solution sonore. De " Normal conversations ", inondé de claviers cathédralesques (Eyeless In Gaza ?). De " My own nightmare ", un instrumental délicatement surf. Du 'beatlenesque' " Crystal ", mais dans l'esprit psychédélique de "Magical Mystery Tour". Du superbe " Wonder ", dont le tempo hypnotique est traversé de strates de guitares au service d'une ballade sonique, un peu comme chez Quickspace. Du boogie blues " Such a beaver ". Et enfin du krautrock " The iron subject " (Faust ? Can ?), caractérisé par sa boîte à ryhtmes métronomiques. En outre, à l'instar de Calc, Pull a le bon goût de soigner ses harmonies vocales. Ce qui donne parfois des effets totalement inattendus ; surtout lorsque le lead vocal est complètement décalé. Rafraîchissant !