Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Quiet confusion

Magella

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Un cocktail de blues, de rock et de psychédélisme des seventies, c’est ce que nous propose Quiet Confusion sur « Magella ». Après avoir gravé un album en duo et deux en trio, c’est sous un nouveau line up (deux nouveaux membres) qu’il nous livre son troisième, mais toujours en formule trio.

Formé à Vérone en 2009, Quiet Confusion reste fidèle à son style tout au long de ce quatrième opus. On retrouve, en effet, des influences blues et rock très classiques, notamment sur « Long Waves » et « Wastin Time », mais également des incursions dans le psychédélisme, à l’instar de « Sweet Noise ». On a même droit à un voyage dans le delta blues tout au long de « Behind the Sun ».

Découpé en 8 morceaux, cet LP se distingue par un très bon usage des dynamiques et du concept de power trio. Les compos sont plus animées et énergiques que sur le précédent disque ; ce qui est probablement dû à l’arrivée des deux nouveaux membres qui apportent un autre groove, mais convaincant.

On y rencontre de très bon riffs de guitare, bien mis en exergue, soutenus par des rythmes de batterie plus lourds, plus présents, mais très peu d’overdubs ; ce qui laisse davantage de place à la basse (elle porte à elle seule le morceau « JJ ») et permet de différencier le groupe transalpin de la majeure partie des formations de rock. D’autant plus que toutes différentes, les conclusions des plages sont subtilement travaillées et recherchées, et sans utiliser le fade à outrance, comme c’est parfois le cas chez certains artistes.

« Magella » démontre toute l’importance que le groupe accorde au live, même si parfois, vu les petites imperfections, on a l’impression de vivre une ‘jam session’. Ce qui explique peut-être pourquoi les mélodies et la voix semblent un peu noyées dans l’ensemble. Ou alors, c’est un problème dans le mixage. Comme précisé ci-dessus, la voix n’est pas centrale. Certaines pistes sont même exclusivement instrumentales. Mais le résultat évoque davantage une maquette qu’un véritable album.

On reprochera encore à ce disque un tracklisting mal équilibré. Il s’ouvre ainsi par le solide tiercé gagnant « Long Wave » - « Plastic Man » - « Lady in Blue », avant de s’essouffler. Il y a bien « Behind the Sun », qui se signale par un recours au double tracking, dans le solo de guitare. Mais on reste sur sa faim, pour la suite. Pénultième titre, « Droppers », malgré d’ingénieux effets de pédales, souffre ainsi de redondance, alors que « JJ », qui clôt l’opus, pourtant d’excellente facture, tombe un peu à plat…

Il y a cependant de très bons moments dans ce nouvel opus de Quiet Confusion que nous vous conseillons d’aller écouter à sa sortie le 15 juillet.

Quiet Dan

De la bière et du lait pour Quiet Dan

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Après avoir publié "When The Earth Was Flat", un premier album en 2018, Quiet Dan nous propose son nouveau single "Milk & Beer", un morceau qui annonce la sortie d’un nouvel Ep.

Le troubadour rock d'origine israélienne y raconte, sur un groove hypnotique cher aux Black Keys, des textures guitare/clavier psychédéliques et d’une voix nonchalante proche de Lou Reed, la coexistence complexe entre la vie de bohème et de famille.

Son clip décalé et loufoque adresse un clin d'œil à la fameuse séquence d’ouverture du documentaire ‘Don’t Look Back’, qui mettait en scène un jeune Bob Dylan.

Le clip de « Milk & Beer » est à découvrir ici

 

Thisquietarmy

The Body and the Earth

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Laissez tomber ce que vous faites. Octroyez-vous quarante minutes, le temps de partir en voyage strictement instrumental en compagnie de Thisquietarmy. Sur vos papiers de vol figure « The Body and the Earth », la mystérieuse thématique accompagnant ce trajet. Aux manettes, Eric Quach, un Canadien qui compte pas moins de 50 albums au compteur. L’homme, qui a l’habitude de naviguer seul, s’est ici adjoint l’aide de Charly Buss (à la basse et à la trompette) et de Marc-Olivier Germain (aux synthés et à la batterie). L’itinéraire a prévu quatre escales, le tout sous les auspices d’airs psychés, de drone, d’électro, de post-rock et peut-être encore d’autres appellations mais qu’il serait vain ici d’énoncer. En effet, cet opus est signé chez Consouling Sounds, un label qui se refuse de voir ses artistes étriqués dans un style musical bien particulier. Il suffit peut-être de se mettre en condition afin de vous lancer dans une exploration contemplative.

Démarrage en douceur par « Cometh » sous un ronronnement de drone, de grincements électro et de quelques notes de trompettes perdues au loin, conférant à la composition un air vaguement oriental. Une lourde basse s’invite sur la pointe des pieds avant d’être rejointe par une batterie palpitante et des distos de guitare. Passage de l’intime obscurité vers l’éclatante lumière, totalement à nu, survolant le paysage. Retranchée, la trompette marque davantage de sa présence « Sixth Mass », poursuivant le sillon laissé par huit notes hypnotiques perdues dans un flou lointain, telle l’annonce dans l’aube glaciale d’une bataille sanglante la nuit précédente. L’âme se noie dans la mélancolie, avant de se remettre sur pied et affronter « Seismic Waves ». Face à de rapides notes de basse saturant l’air, la trompette joue une fois de plus son rôle de phare dans l’océan, où la première partie contemplative de la composition fait ensuite place à une réelle lutte acharnée ; un malstrom psyché d’émotions niché entre le spleen et l’utopie. L’exploration tend doucement vers sa destination finale : « Algal Bloom » (NDR : efflorescence algale en français, à savoir ce phénomène qui voit en un lieu particulier apparaître une rapide concentration d’algues). Un morceau particulièrement long (NDR : un peu plus de dix minutes quand même !) et peut-être le plus atmosphérique de cet LP. Tel un engin propulsé, il traverse graduellement les différentes couches de l’atmosphère pour en définitive atteindre l’infini de l’exosphère. Et imploser !

 

Thisquietarmy

Hex Mountains

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Projet monocéphale baigné d’ambiances orageuses et sourdant des échos d’un céleste onirisme, le projet d’Eric Quash, alias Thisquietarmy (en attaché s’il vous plaît) manie l’Art pompier du bruit avec autant de zèle que je m’applique à tremper ma plume dans l’encre noire de ses compositions infestées figurant sur « Hex Mountains ».

Actif depuis deux mille cinq, le Canadien tisse depuis, les motifs sombres d’une ode à la noirceur, à l’étrange et aux brumeuses incantations d’entités gisant dans les tréfonds de son esprit.

Si une vingtaine de projets jonchent sa riche discographie, attardons-nous sur ce dernier essai.

Un projet axé sur une spirale tournoyante qui emmène l’auditeur dans un gouffre angoissant et laisse planer une ombre menaçante d’un bout à l’autre des quatre titres ici présents, dont il est bien difficile de se dépêtrer après écoute.

C’est donc à une expérience inquiétante, comme un voyage introspectif auquel il faut s’attendre avant d’entamer ce périple en terre inconnue.

A l’instar de certaines substances chimiques, « Hex Mountains » pourrait donc donner lieu à quelques mauvais trips si vous n’êtes pas en condition optimale pour ce grand plongeon.

Car le voyage est glacial, et les silhouettes qui planent au dessus de ces montagnes renvoient à des fantômes abandonnés depuis la nuit des temps.

Nuit hantée, possédée et qui renvoie les échos de cauchemars ancestraux.

Brrr… Ce qui ne donne pas franchement envie de s’immiscer dans cet univers glauque.

Sauf que…

Sauf qu’évidemment, ce type de mise en abîme fait appel à la curiosité malsaine de chacun et nourrit l’amour morbide pour ces vieux contes qui nous faisaient trembler lorsque nous étions encore des enfants.

Les craquements, les bruits épars, les sonorités elles-mêmes renvoient aux souvenirs laissés dans nos imaginaires et la somme de toutes ces ambiances ne seraient somme toute que peu intrigante si elle ne se nourrissait du suc de nos mémoires.

Sorte de train fantôme en paysage désolé, ce disque génère des plaisirs solitaires, là où on s’abandonne aux monstrueux, au gisant tapis dans le noir, et autres mouvements imperceptibles qui secouent la lourde tenture de nos rêveries.

Entouré pour l’occasion de collaborateurs physiques, Eric Quosh signe son album le plus noir, le plus sombre, mais surtout le plus abouti.

Si on pardonne un certain maniérisme dans les envolées de « Spirit In Oblivion » et une qualité de son étouffée, on prendra donc son pied lors de cette randonnée accomplie en compagnie de vieux esprits.

Conseil : munissez vous quand même d’une petite laine.

Il fait plutôt froid dans ces vallées sépulcrales. 

De passage au Magasin 4 le 12 novembre et à l’An Vert de Liège le 15 du même mois.

 

Quiet Loner

Spectrology

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De son véritable nom Matt Hill, Quiet Loner s’était illustré en 2004, en publiant, un premier elpee intitulé « Secret Ruler of the World », un disque pour lequel il avait décroché, au sein de son Angleterre natale, le prix de l’album ‘americana’ de l’année. A l’époque, les critiques n’avaient pas hésité à le comparer à Lambchop ou encore Neko Case.

Sept ans plus tard, Matt Hill nous propose son deuxième opus, « Spectrology », une œuvre qui a notamment bénéficié de la participation d’Inge Thomson, aperçue, entre autres, aux côtés de Mr Will Oldham. Malgré la présence épisodique d’un banjo, « Spectrology » baigne davantage dans un folk classique et minimaliste que l’‘americana’ pur et dur. Malheureusement, il faut le souligner. Car les morceaux les plus attachants de cet elpee, sont ceux qui invitent l’imagination du mélomane à rejoindre les plaines américaines, à l’instar de « Ash Ballad », « Hide and Fear » ou encore « The First to Fall ». Le reste se résume à des accords de guitare, des drums feutrés et la voix de Matt. Une voix somme toute banale. De quoi susciter rapidement l’ennui. Dommage, car ce songwriter possède un talent certain pour torcher de jolies mélodies. Et puis surtout pour écrire d’excellents textes, notamment lorsqu’il aborde le monde post-mortem.

 

Quiet

The Grammar Of Night

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« The Grammar Of Night » constitue le premier opus de Quiet, petit combo originaire d’Andenne. Autoproduit, il fait suite à un Ep, quelques démos et une participation au Concours Circuit de 2001. Musicalement, les compos de la bande sont plutôt solides, s’apparentant même, par interstices, aux productions math rock de 31Knots voire Medications (« Mistaken », « Just Before », « One Last Sad Song »). Mais le quatuor aurait gagné à faire honneur au nom de la formation. Car si Quiet semble bien rôdé question mélodies, les vocalises, elles, nivellent l’ensemble vers le bas. En cause, un manque de détermination, de conviction, indispensable au genre. La courte plage d’ouverture « Introduction To The Grammar Of Night » et les quelques secondes d’intro de « Mistaken » donnaient pourtant parfaitement le ton. L’idée d’un disque entièrement instrumental ne pourrait pas faire de tort aux quatre Andennais. A moins qu’ils ne se secouent et confectionnent un second ouvrage plein de hargne, de rage et de sueur !