Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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R.U.N.I.

Rrrruuunnnniiii

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Deux ans plus tôt, le trio italien commettait un mini-album fort intéressant. Un disque dont les compos punk-rock étaient saupoudrées d’accents funky. En une petite demi-heure, ils étaient parvenus à nous démontrer leur art à concocter des morceaux à la fois déstructurés, excitants et hyper mélodiques. Tout en pimentant le tout de vocaux acérés (ceux de Fabio Bielli), parfois semblables à ceux d’un malade au bord de la crise de nerfs.   

Lors de ce second elpee, les natifs de la banlieue milanaise ont décidé d’abandonner leurs impulsions funkysantes, pour embrasser un profil plus noisy. En tirant parti, à la fois de l’électronique et des cordes de guitares aussi bruyantes (of course !) qu’incisives. Mais ce déluge sonore est parfois susceptible de vous flanquer la migraine. Surtout lorsque les trois compères hurlent au lieu de chanter. A contrario, les chants féminins passent bien mieux la rampe, sur l’excellent « I-205In Ascona ». Un titre au cours duquel, les riffs dispensés en boucle procurent un effet hypnotique, réminiscent de Joy Division. Une impression confirmée sur « Pitoni A Miami ». Une formule pas très originale, mais finalement pas désagréable à l’oreille.

« Rrrruuuunnnniiii » marque un changement radical de style chez R.U.N.I. On regrettera sans doute ce recours aux vocaux perçants et aux élans bruitistes incontrôlés, qui à force, finissent par taper sur le système. Mais en faisant abstraction de ces dérives, la solution sonore réserve quand même quelques moments intéressants. A consommer, donc, à doses homéopathiques…

 

R.U.N.I.

Fula Fula Fular

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Le logo de Wallace Records véhicule un véritable symbole : Marcellus Wallace. Ben oui, souvenez-vous du ‘Pulp fiction’ de Tarantino. Car l’écurie italienne ne fait pas dans le détail. En effet, les artistes qui y sont signés privilégient un goût certain pour l’expérimentation. Parmi les moins anonymes, on peut citer X-mary, ZU, Bachi Da Pietra ou encore Mulu. Mirko Spino en est le fondateur. Une boîte qu’il a montée en 1999. Objectif : rendre des couleurs à la musique alternative italienne. Faut dire qu’elle en en avait bien besoin. Toute proportion gardée (NDR : j’insiste sur cette précision), Wallace Records pourrait incarner le pendant italien d’Ipecac.

« Fula Fula Fular » est paru en 2008. Un mini album disponible uniquement en vinyle chez Mandaï Distribution. Il fait suite à deux long playings. En mêlant toute une série de styles oscillant du krautrock à la noise, R.U.N.I parvient à concocter une musique très alternative. Les vocaux sont acérés. Les mélodies déstructurées. On pense parfois à Deerhoof ou au Singe Blanc, mais en moins délirant. Bref, on est en présence d’un joyeux bordel sonore sur ressorts. Mais le plus étonnant procède de cette capacité à rendre les mélodies particulièrement tourmentées et contagieuses. Et après plusieurs écoutes, on se surprend même à les fredonner. Vous rendant même de bonne humeur. « Se Vooi Un Bassista » et « Eppore Mi Cambio Le Mutande Tutti I Giorni » en sont les plus belles illustrations. Partagé en sept plages, « Fula Fula Fular » ne va pas au-delà de la demi-heure. Juste assez pour pouvoir apprécier le groupe à sa juste valeur...