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Red Red Meat

Bunny gets paid (Deluxe Edition)

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Enregistré en 1995, ce disque fait aujourd’hui l’objet d’une réédition en version Deluxe. C’est-à-dire remasterisée et enrichie d’un second cd. Sur ce deuxième disque figurent 7 morceaux dont une démo de « Chain, chain chain », limitée à la voix et à la sèche, la version single d’« Idiot son », un mix dub de « Mouse-ish », une adaptation alternative de « Carpet of horses » et un inédit : « Saint Anthony’s Jawbone ». Sans oublier la cover du « Words » de Low et celle du « Wishing (If I had a photograph of you) » de Flock Of Seagulls. 

Mais qu’est-ce qui justifie la réédition de cet opus ? En fait, le groupe –séparé depuis 1999– a décidé de ce réunir circonstanciellement pour accorder quelques concerts ; et envisage même d’enregistrer un nouvel elpee. Et puis l’occasion était belle d’épingler un épisode de la carrière musicale de Tim Rutili, Ben Massarella et Brian Deck. Alors que ce dernier est devenu un producteur très huppé sur la scène alternative, suite à la mise en forme de disques –entre autres– d’Iron & Wine, de Modest Mouse, Gomez et Fruit Bats, Rutili et Massarella ont fondé Califone, dont le style s’inspire manifestent de Red Red Meat. Et pour en revenir à cette version Deluxe, elle est habillée d’un superbe digipack.

Mais venons-en à ce que Musiczine écrivait au sujet de cet elpee en 1996. : ‘Une chose est sûre, ce quintette de Chicago voue une grande admiration à l'œuvre des Stones. Et en particulier à "Exile on Main Street". Faut même croire que si la bande à Jagger avait un jour imaginé une suite à cet opus indispensable, elle aurait accouché d'un elpee dans le style de ce "Bunny gets paid". Pas côté vocal, bien sûr. Le chant de Tim Rutilli campant plutôt un timbre guttural proche de Kevin Weatherill, leader d'Immaculate Fools. Si Red Red Meat s'autorise d'ailleurs quelque incursions dans la lo-fi semi acoustique, accomplissant dans ce domaine des performances assez remarquables, il s'illustre surtout par une musique filandreuse, sordide, claustrophobe, aux pulsations nerveuses, âpres, qui prennent une véritable dimension au fil de l'écoute. Une sorte d'urban blues déstructuré, ravagé par l'émotion et la colère, destiné à soulever des thèmes aussi brûlants que la sexualité, la solitude, le nihilisme, la faim ou l'asphyxie des métropoles (New-York notamment).’

Red Red Meat

Bunny gets paid

Une chose est sûre, ce quintette de Chicago voue une grande admiration à l'œuvre des Stones. Et en particulier à "Exile on Main Street". Faut même croire que si la bande à Jagger avait un jour imaginé une suite à cet opus indispensable, elle aurait accouché d'un elpee dans le style de ce "Bunny gets paid". Pas côté vocal, bien sûr. Le chant de Tim Rutilli campant plutôt un timbre guttural proche de Kevin Weatherill, leader d'Immaculate Fools. Si Red Red Meat s'autorise d'ailleurs quelque incursions dans la lo-fi semi acoustique, accomplissant dans ce domaine des performances assez remarquables, il s'illustre surtout par une musique filandreuse, sordide, claustrophobe, aux pulsations nerveuses, âpres, qui prennent une véritable dimension au fil de l'écoute. Une sorte d'urban blues déstructuré, ravagé par l'émotion et la colère, destiné à soulever des thèmes aussi brûlants que la sexualité, la solitude, le nihilisme, la faim ou l'asphyxie des métropoles (New-York notamment).