Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Retribution Gospel Choir

3

Écrit par

En 2010, votre serviteur avait littéralement flashé sur le deuxième opus de Retribution Gospel Choir, le projet alternatif d’Alan Sparhawk, le leader de Low. Il avait même plébiscité cet elpee, parmi ses Tops de l’exercice. A cause de son électricité. Une électricité vivifiante, crépitante, déchiquetée, féroce, chatoyante, bringuebalante, languissante voire marécageuse. Ainsi que du soin apporté au sens mélodique et à la limpidité des harmonies vocales.

Le troisième essai est plus difficile d’accès. D’abord, il ne comporte que 2 titres de plus de 20 minutes. Deux exercices de style guitaristiques opérés dans l’esprit d’un Neil Young flanqué de son Crazy Horse, à l’instar de leur dernier double LP, « Psychedelic Pill ». Et pour la circonstance, c’est Neil Cline, préposé à la gratte chez Wilco, qui est venu donner le change à Alan Sparhawk. Le bassiste Steve Garrington et le drummer Eric Pollard forment toujours la section rythmique. Et c’est elle qui balise les deux morceaux enregistrés en une seule prise. Ils sont donc quatre à libérer cette prodigieuse intensité électrique, notamment sur « The great destroyer », un peu comme si Alan avait voulu évacuer sa frustration ressentie lors de l’enregistrement du dernier opus de Low, « The invisible way », trop lo-fi à notre goût.

Toujours aussi électrique, « Can’t walk out » s’avère cependant plus mélodique et nébuleux. Atmosphérique, la voix d’Alan me fait plutôt penser à celle de Ian McNabb, lorsqu’il a enregistré en compagnie du Crazy Horse, et certains aspects de l’expression sonore baignent dans une forme de shoegaze que n’aurait pas renié Swervedriver. Encore que parfois, le spectre du fabuleux « If I Could Only Remember My Name » revient inconsciemment à la surface. Bref, si ce disque n’est pas parfait, il est audacieux. Et à ce titre, Retribution Gospel Choir mérite qu’on lui accorde une attention particulière.

 

Retribution Gospel Choir

2

Écrit par

Retribution Gospel Choir, c’est le projet alternatif d’Alan Sparhawk, le leader de Low. Dans cette autre aventure, il a entraîné son bassiste Steve Garrington pour pallier au départ de Matt Livingston. Et engagé le drummer Eric Pollard, pour compléter le line up. « 2 » constitue naturellement le second opus de RGC. Il fait suit à un elpee éponyme, publié en 2008. Produit par Mark Kozelek (Sun Kil Moon, Red House Painters), leur nouveau long playing est découpé en 10 titres, dont deux brefs interludes, le premier limité à 43 secondes, se bornant à un petit exercice guitaristique, torturé dans l’esprit de Jimi Hendrix. Mais le reste vaut vraiment qu’on y prête une oreille attentive. L’électricité y est vivifiante, crépitante, déchiquetée, féroce, chatoyante, bringuebalante, languissante ou marécageuse. Le sens mélodique soigné et les harmonies vocales limpides. Les pulsations de basse souvent métronomiques et les drums amples. Les compos sont contagieuses et parfois même hymniques. Des références ? Neil Young & Crazy Horse (le garage rock de “Workin’ hard”), Pearl Jam (les vocaux sinusoïdaux de “White Wolf”), Alice In Chains (la construction en crescendo des huit minutes d’“Electric guitar”), Queens of The Stone Age (le granuleux, croustillant et morose « Your bird ») voire un Low qui serait devenu tempétueux et même agressif. Seul le titre final, le douloureux « Bless us all » emprunte un tempo plus paisible, autorisant un zeste de violon. Une plage plus proche du style proposé sur leur premier opus. Enfin, les vocaux dispensés sur la première partie de « Something’s going to break » sont aussi triturés que ceux de feu mark Linkous sur « Vivadixiesubmarinetransmissionplot ». Dans le style, c’est probablement un des albums de l’année… Et c’est un style qui me fait toujours autant flasher…

Retribution Gospel Choir

Retribution Gospel Choir

Écrit par

Récemment, Alan Sparhawk, leader des inépuisables Low, a décidé de monter un projet parallèle pour réinterpréter, en grande partie, des compositions de la formation de Minneapolis. Pour la circonstance, il s’est adjoint les services du batteur Eric Pollard et d’un ex-bassiste de Low, Matt Livingston. La fidèle Mimi Parker, complice d’Alan à la scène comme à la ville, se contente ici de distiller quelques chœurs vaporeux. Mark Kozelek, des Red House Painters, produit l’ensemble. Au vu du résultat, il est hélas difficile de s’emballer outre mesure pour cette nouvelle aventure ou d’y trouver un quelconque intérêt.

Low possède une discographie riche et passionnante à suivre. Le groupe a emprunté avec succès de doux chemins slowcore, dont il est considéré comme le parrain (tous les premiers albums), des pentes rock abruptes et, récemment, de surprenants détours électroniques, sur le magnifique « Drums and Guns ». Si cet elpee fait clairement partie de la seconde catégorie, il n’apporte toutefois rien de bien neuf à l’édifice. Certes, la voix d’Alan parvient toujours à émouvoir, tandis que l’instrumentation aride et furieuse fait parfois mouche ; mais l’ensemble laisse un goût d’inachevé, d’inconsistant, au vu de la troublante homogénéité affichée par les disques de Low. En outre, certaines versions restent en deçà des originales. Un exemple : là où « Breaker » fascinait sur « Drums and Gums » par ses boucles suaves et dérangeantes, le morceau se transforme ici en hymne power pop sympa, mais un poil bourrin.

On espère donc voir Low reprendre sa route magique, à la fois sensuelle et déstabilisante, lors de prochaines aventures moins anodines.