Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Reverend Freakchild

Dial it in

Écrit par

Reverend Freakchild est né dans les îles Hawaï. Fort d’une longue carrière, il a mené de multiples expériences, dans la région de New York. Il a également fréquenté l’université, à Boston, pour y suivre des cours de philosophie religieuse. Etudes qu’il a accomplies, avec succès. Actuellement, il poursuit un autre cursus dans le Colorado, où il s’est établi, afin de décrocher un master en divinité. Et pourtant, il proclame que ‘Music is my religion’. Credo qu’il a concrétisé a travers une discographie conséquente, privilégiant le blues largement teinté de psychédélisme. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il s'est retiré, en compagnie de quelques uns de ses meilleurs amis, au sein des studios Excello de Brooklyn.

Essentiellement instrumental, "Opus Earth" ouvre la plaque. Une plage déjà étrange, déjantée, au cours de laquelle le Rev se réserve les cordes, l’harmo et les mots récités face aux solides percussions de Chris Parker. "Personal Jesus (on the Mainline)" revisite le traditionnel "Jesus on the Mainline" et le "Personal Jesus" de Depeche Mode. Au départ empreinte de douceur, la piste vire rapidement au boogie furieux que dynamise son pote Hugh Pool à l'harmonica. Assez impressionnant ! Il nous replonge un demi-siècle en arrière, dans la baie de San Franisco, tout au long de "Hippie Bluesman Blues" ; et les sonorités acides y sont dispensées par le gratteur de Ratdog, Mark Karan. Soutenu par la voix et l'harmo de Garrett Dutton (G Love), il teint de hip hop son blues, sur le titre maître. "Roadtrance" est un petit bijou psychédélique. Un morceau à nouveau acide, allumé et débridé pour lequel il reçoit encore le concours de son pote Hugh Pool, aux fûts. Rachel Benbow vient poser sa voix sur "15 going on 50", une bonne tranche de rock'n'roll stimulée par les ivoires de Brian Mitchell, un ex-musicien de BB King. Autre moment marquant, la cover vivifiante du "It's alright, Ma (I'm only bleeding)" de Bob Dylan, interprétée par un trio réunissant Rev au chant et à la gratte traitée au bottleneck, Chris Parker aux percus et Jay Collin, un ex-musico de Greg Allman, au saxophone. Et ce dernier est véritablement déchaîné. Excellent, cet opus s’achève par "Space", une projection dans le cosmos qui mêle bruitages contemporains et instruments classiques du delta…

 

Reverend Freakchild

Preachin' blues

Écrit par

Bien que né à Hawaii, le Reverend Freakchild a passé l'essentiel de sa vie à New York. Particulièrement prolifique, il avait publié, il y a moins d’un an, un triple cd baptisé "Illogical optimism". "Preachin' blues" est un elpee plus personnel. C’est d’ailleurs en solo et armé de sa gratte ainsi que d’un harmonica, qu’il interprète les morceaux taillés dans un blues pur et dur. Ce disque a été enregistré ‘live’, au studio KBOO à Portland, dans l'Oregon, lors d’une tournée estivale de trois mois. Mais à San Francisco, on lui vole son matériel, et tout particulièrement ses guitares. Pas découragé, il rachète aussitôt une nouvelle Resonator et décide de continuer à prêcher son blues. C'est donc dans ce contexte qu’il a immortalisé cet opus, au cours duquel il propose country/blues, folk et americana. Un elpee qui réunit compos personnelles et reprises de standards du style. 

Titre court, "Holy breathing blues" ouvre la plaque. Un blues authentique qu’il souligne d’interventions à la Resonator et à l’harmo. Il présente brièvement les plages suivantes à l'aide de courts prêches. Il nous parle ainsi de ses ancêtres avant d'attaquer le "See that my grave is kept clean" de Blind Lemon Jefferson, une plage au cours de laquelle il affiche beaucoup de conviction et montre tout son talent. Il s’exprime au sujet de la vie et de la mort, puis affronte "In my time of dyin'", un traditionnel adapté par Blind Wilie Johnson, Josh White, Bob Dylan et même le Led Zeppelin. Sa lecture du classique de Son House, "Preachin' blues", est à nouveau impeccable. Son approche aux cordes est à la fois verveuse et plutôt brutale. Plus étonnant, la cover du "Kiss" de feu Prince. "All I got is now" est issu de la plume du Reverend (NDR : cette piste entame "Hillbilly zen-punk blues", un LP publié en 2015). Encore un traditionnel, mais attribué à R.L Burnside : "Wish I was in Heaven sitting down". Et la version est totalement bouleversante, l’artiste s’immergeant totalement dans son blues. Il revisite le "It's gonna be alright" de Reverend Gary Davis. C’est la plage la plus longue. L’album recèle un bonus track, en l’occurrence une version a capella du "Grinnin' in your face" de Son House, immortalisée live au Yorkschloesschen Blues and Jazz Club, à Berlin, en août 2013…

 

Reverend Freakchild

Illogical Optimism

Écrit par

Etabli aujourd’hui à New York City, Reverend Freakchild est diplômé de l’Université de Boston, en philosophie et religion. C’est à cette époque qui monte son premier groupe, Bananafish. Sa culture musicale est bien ancrée dans le blues. Et à travers ses projets, il ne cesse de l’explorer.  

Intitulé "Blues & Spitiruals", son premier opus remonte à 2001. Et sa dernière, "Hillbilly Zen-Punk blues", à avril 2015. Pour graver son sixième elpee, il a fait fort, puisque "Illogical optimism" est triple ! Sous-titré "Odds, ends and other amazingness", le premier réunit quinze reprises préparées à la sauce Freakchild. Baptisé "Everything is now", le deuxième propose différents mixages de la même compo. Enfin le troisième, "Kairos", n’est pas un disque du Reverend, mais d’un ami, Ramblin’ Jennings.

Le premier volume est excellent. Il s’ouvre par une reprise somptueuse d’"Imagine" de Lennon. Reverend la chante à la manière de Lou Reed. Une version très saisissante, illuminée par des cordes immaculées. Le "Hey Pocky A-way" des Meters baigne dans le style New Orleans. Piano, batterie et cuivres participent activement à cette fête du rythme. "I still have joy" nous entraîne dans l’univers du gospel. Et quelles voix ! La cover du "Cryin’ Holy unto the Lord" de Bill Monroe vire au country. Guitare en picking et orgue se taillent ici la part du lion. Il s’attaque brillamment au répertoire de Bo Diddley, et tout particulièrement à son "Who do you love". A celui de Bob Dylan, dont le "All along the watchtower" est traité à la sauce reggae, nonobstant la guitare déjantée. Il se réincarne en John Lee Hooker, quand il aborde le boogie "Shark Boogie". Country punk, "Pretty Boy Floyd" raconte les aventures d’un ancien braqueur de banques. Il n’oublie bien entendu pas les chantres du country/blues d’avant-guerre. En s’autorisant des version décoiffantes du "See that my grave is kept clean" de Blind Lemon Jefferson, du "Hell hound on my trail" de Robert Johnson et du "Death don’t have no mercy" de Rev Gary Davis, qu’il souligne d’une intervention de flûte primitive. Il se met même à iouler sur le nerveux "Big Mouth blues" de Gram Parsons. Son ami Hugh Pool, l’épaule à l’harmo, sur la cover impeccable du "Yer blues" de John Lennon (Plastic Ono Band).  

Le deuxième compact disc recèle donc douze versions différentes –funk, reggae, punk, rock, hillbilly, krautrock, etc.– d’"Everything is now". Deux sortent quand même du lot : la ‘Low Society Remix’, caractérisée par la slide bien métallique, et une basiquement blues, qualifiée de ‘DJ Billy E’, rehaussée par la présence d’un harmonica. Sans quoi, on y rencontre également plusieurs pistes assez planantes, un ‘Dream-like Nature remix’, un long trip spatial de plus de 8’ et une finale qui pourrait servir de bande son instrumentale pour un court-métrage !

Enfin, le prêcheur floridien a donné carte blanche à Ramblin’ Jennings pour graver le troisième cd. Ce dernier y propose un country/blues assez personnel. Naturellement puissante, sa voix est excellente. Il manifeste beaucoup de présence lors des titres les plus nerveux ; à l’instar de "Safe in the storm", "I saw a wheel", "Livin’ and dyin’" et "Last train blues". Particulièrement lents, "Please send me" et "Silver sandals" transpirent de vécu. Dans le même registre, il opère un dialogue avec l’harmonica sur "Sinner blues", dans un style proche de Sonny Boy Williamson 2. Et le traditionnel "John the Revelator" est interprété a cappella. Ce type est un véritable passionné !

 

Reverend Freakchild

Hillbilly Zen-Punk Blues

Écrit par

Chanteur/compositeur, Reverend Freakchild a longtemps vécu à New York City. Il est né dans l'île d'Hawaï. Son blues, il le teinte volontiers de country et de psychédélisme. Il a décroché un diplôme en philosophie et théologie, à l'Université de Boston. Mais c’est surtout un musicien qui s’intéresse à la scène alternative. Du blues, mais pas seulement. En 2001, il publie un album solo, "Blues & Spirituals". Et embraie par deux autres. Il faut cependant attendre 2010 pour qu’il donne une suite à sa discographie. Il grave alors "God shaped Hole", et en 2013, "Chaos and Country Blues". Il se serait aujourd'hui établi à Boulder, dans le Colorado, où il étudie le bouddhisme ; mais confesse que sa religion, finalement, c'est la musique. Et comme il aime surprendre, en risquant l'irrévérence, il nous propose ce "Hillbilly Zen-Punk Blues" ! Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à New York, au studio Excello, dont le propriétaire n’est autre que son ami Hugh Pool, par ailleurs responsable de la coproduction. Les notes mentionnées sur la pochette renseignent pourtant un certain Sal Valentine, à la mise en forme, mais finalement, il s’agit d’un des pseudos du Révérend (NDR : parmi les autres, on relèvera ceux de Fleetwood, Birdham ou encore Bhoomi Sparsha). Il chante et se consacre à la guitare Resonator. Il est soutenu par le batteur Chris Parker et le bassiste Tugboat Eustis. Sans oublier Hugh Pool, qui se réserve la lap steel et l'harmonica. Particulièrement homogène, cet elpee ne manque finalement pas de charme… 

Dès "All I got is now", une constatation s’impose : le timbre vocal de notre Reverend est agréable à l’oreille. La section rythmique soutient un ensemble, parcouru par la lap steel de Pool. Spectrale, atmosphérique, elle traverse l’expression sonore, au gré de son inspiration. "Angel of Mercy" nous entraîne sur les pistes poussiéreuses et désertiques de l’Ouest profond. Une plage instrumentale dont les cordes véhiculent des accents roots, alors que l'harmonica se complait dans les gémissements. "It's gonna be alright" relève le tempo. Le Reverend Gary Davis s’enfonce davantage dans le folk. Les Mulebone Singers, Hugh Pool et John Ragusa assurent les choeurs. Freakchild chante "Keep on trucking", en glissant nerveusement son bottleneck le long des cordes de sa Résonator. Parker dirige la manœuvre depuis ses drums. Pool souffle discrètement dans sa musique à bouche. Autre instrumental, "Lullaby" est une plage instrumentale dépouillée à l'extrême ; elle se fond ensuite dans "Moonlight messages", une chanson plutôt folk, parcourue par les interventions de flûte de John Ragusa. Signé Hugh Pool, "She wants my name" nous replonge dans le blues du Delta, une plage caractérisé par les sonorités de la Resonator et de l’harmo, authentiques. Encore un instru : "Soul transforming realization". Les percus balisent ce morceau au cours duquel cordes amplifiées et acoustiques se conjuguent à la perfection. Et "Tears of fire" nous entraîne encore plus profondément au cœur du Delta. Un titre dont l’expression sonore primaire est alimenté par les cordes amplifiées et les fûts de Parker, alors que la voix du Reverend monte en puissance avant qu’elle ne finisse par cracher ses mots. La compo finale est superbe. Les accents métalliques de la slide véhiculés par Mississippi Fred McDowell oxydent judicieusement la voix caverneuse de Freakchild, tout au long de "I wish I was in Heaven sitting down". Original et excellent !