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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Rick Holmstrom

Cruel sunrise

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Chanteur/compositeur/guitariste californien, Rick Holmstrom est âgé de 47 ans. Il a forgé son expérience en côtoyant quelques grands noms du blues. Notamment le regretté harmoniciste William Clarke, décédé en 1995, ainsi que le vétéran Johnny Dyer. Il a également milité chez les Mighty Flyers, le band d'un autre prestigieux souffleur de la West Coast, Rod Piazza. En 2012, il tourne comme guitariste au sein du backing band de Mavis Staples. Ce brillant instrumentiste avait publié son premier opus solo, en 1996. Intitulé "Look out!", ce disque était paru sur le défunt label né-orléanais Black Top! Entre 2000 et 2006, il va également graver trois autres long playings sur une autre écurie disparue, Tone Cool. En 2007, il passe chez MC, et y signe "Late in the night". Et pour être complet, il a encore sorti "Twist-O-Lettz", en 2010, sur Mocombo, mais sous la formule d’un trio, en compagnie de John ‘Juke’ Logan et Stephen Hodges.

Ce nouvel essai a été concocté au sein du Sound Factory de Hollywood, un disque pour lequel il a reçu le concours de ses fidèles amis, en l’occurrence le batteur Stephen Hodges et Jeff Turmes, préposé à la basse, la slide, au saxophone et aux chœurs.

"Need to dream" ouvre la plaque. Une piste percutante. Un rock classieux, franc et direct. La mise en forme est parfaite. Les trois instruments sont bien en place. Les voix de Rick et Jeff se conjuguent en harmonies beatlenesques sur le refrain. Un refrain contagieux qu’on se surprend à fredonner en leur compagnie. Ce ‘besoin de rêver’ est chargé de promesses. "Cruel sunrise" nous entraîne au cœur des bayous louisianais. Un rock intense aux accents bluesy, digne de la quintessence du mythique Creedence Clearwater Revival. Une excellente piste, au cours de laquelle le refrain est appuyé par le saxophone baryton de Turmes, alors que la guitare s’autorise un envol brillant. Tout en reverb’, le son des cordes est une des marques de fabrique du style Holmstrom. A l’instar de l’intro d’"Owe you everything", une plage au cours de laquelle il partage le chant avec Mavis Staples, une vocaliste que Rick a longtemps suivi sur la route. Et les interventions vocales sont à la fois riches et subtiles. "You drive 'em crazy" est une ballade douce, langoureuse, mais dépouillée. Les cordes sont aussi limpides que chez Neil Young. Pas de temps mort entre les morceaux. Ni de compo faible. Les musicos rivalisent de dextérité. L’esthétisme est omniprésent. La sortie de cordes concédée sur "It's time I lose" est bouleversante. "Creepin' in" lorgne de nouveau vers John Fogerty. "I'll hold you close" baigne dans un océan de mélancolie. La guitare est souveraine tout au long de "Lord please", un titre caractérisé par sa densité rythmique. La voix illumine "I'm not afraid", une chanson à l’atmosphère pop rock.

Cet opus est également sorti en "Deluxe edition", une édition limitée incluant un CD bonus, sur lequel figurent douze plages instrumentales. Le climat y est davantage jazzyfiant. Mais un jazz contemporain qui met en exergue le saxophone et la basse de Jeff Turnes, ainsi que les percus de Stephen. Le blues y est quand même bien présent. A l’instar de "I'm so lonesome I could cry"…

 

Rick Holmstrom, John ‘Juke’ Logan & Stephen Hodges

Twist-O-Lettz

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Harmoniciste californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement), John ‘Juke’ Logan a fondé le label Mocombo en 1998, afin de le consacrer au ‘Custom blues’. Cependant, après douze années d’existence, on ne peut pas dire que les publications soient abondantes. Il y a bien eu une collection parue en 2000, intitulée "Custom blues for you sampler", à laquelle ont participé Logan et les Delgado Brothers, un album concocté en duo par Logan et Doug McLeod en 1999 ("Live as it gets") et trois elpees personnels de Juke, "The chill", sorti à l'origine en 1995 et réédité en 2007, qui avait bénéficié du concours de David Hidalgo, Junior Watson et Denny Freeman, "The truth will rock you" en 2005, enregistré au Texas en compagnie de Gary Primich, les Leroi Brothers et Johnny Moeller, ainsi que "Juke rhythm" en 2002, impliquant Kid Ramos, Davis Hidalgo et Primich.

Rick Holmstrom est un des meilleurs gratteurs californiens. Il s’est forgé une notoriété dans l’ombre des meilleurs harmonicistes : William Clarke, Rod Piazza (et ses Mighty Flyers), Billy Boy Arnold et Johnny Dyer. Stephen Hodges est un batteur très réputé sur cette scène locale. Il a joué pour Charlie Musselwhite et James Harman mais aussi en compagnie de Tom Waits et John Hammond. Ces trois musiciens ont donc décidé de se réunir pour enregistrer ce « Twist-O-Lettz », dans un style qu’ils ont qualifié de neo roots blues. Ils se sont enfermés au sein des studios Pacifica, sous la houlette de Glenn ‘Senior Sol’ Nishida, afin d’explorer en ‘live’ le son des jungles urbaines de la planète X. 

La mise en bouche est impressionnante. Une cover pas possible d’une compo remontant à 1962, "The land of a thousand dances". Un morceau signé Chris Kenner, un chanteur de R&B de couleur noire issu de la Nouvelle Orléans et disparu depuis plus de trente ans. L’atmosphère qui baigne tout au long de cette plage est mystérieuse, terrifiante. Pétrifiante, la voix de Logan semble émaner de l'au-delà. Des sons puissants sont synthétisés par les cordes de Holmstrom. Le rythme devient hypnotique. Une forme de transe s’installe. Ce blues traduit un mal de vivre manifeste ; mais son originalité n’est jamais prise en défaut. Ce style, Rick avait commencé à nous en donner un large aperçu tout au long d’"Hydraulic groove", un elpee gravé en 2002. Que la vie doit être difficile et dangereuse sur cette planète. Il chante "If I should die", un boogie infernal. Logan empoigne son harmo. Tel un carnassier jamais rassasié, il souffle nerveusement, fiévreusement, dans son instrument. Démoniaque ! Les percussions et la rythmique des cordes sont découpées au rasoir. De la pure défonce. Blues rocker assez court mais très efficace, "Be home soon" va droit au but. "Lone wolf" est également propice à l’envoûtement. Le reflet d’un vécu difficile du loup solitaire. Logan chante et souffle rageusement. Au bord de la démence, les cordes se mettent à hurler. Régulièrement, le trio met le cap vers la Louisiane et le Texas, à l’instar de Fabulous Thunderbirds postmodernes. Et "Let's rock & roll, imprimé sur un tempo implacable, "Waitin' too long" ainsi que la reprise extraordinaire du "Turn yer' damper down" de Jerry McCain (en hommage à Gary Primich) en sont les plus belles illustrations. Des compos au cours desquelles le trio ne peut tenir en place. John, Rick et Stephen ont la classe. "Jukestaposition" et un morceau puissant, direct et remarquable. Il y a bien longtemps que je n’avais plus entendu un instrumental aussi convaincant. Enorme!!!  "I'd like to see" nous entraîne dans les bayous. "Come along" s’ouvre dans la douceur mélodique avant de virer en boogie infernal et dévastateur. Rocker puissant et sans fioriture, "We got to rock" est sculpté dans les cordes métalliques et réverbérées. Direction Chicago pour la reprise du "Wild about you" d'Elmore James. Le son est primaire, rustre, mais d’une efficacité à couper le souffle. Blafard, lugubre, "Look me in the eye" opère un dernier détour dans les swamps, avant de nous plonger dans la torpeur du titre final, "Way of action", le chaos de la planète X. "Twist-O-Lettzse" constitue manifestement un des meilleurs albums de l’année dernière. Et pourtant, il vient de nous parvenir début 2011. N’empêche, ce disque est vraiment impressionnant.

Rick Holmstrom

Late in the night

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Rick est considéré comme un des guitaristes blues les plus réputés en Californie. Il compte déjà plus de vingt ans de scène. Ecumés aussi bien dans son pays qu’à travers le monde. Et pourtant, ce jeune musicien originaire de Fairbanks, en Alaska, n’est âgé que de 42 balais. Sa famille se fixe à Los Angeles en 1985, et la même année, il est enrôlé par l’extraordinaire harmoniciste William Clarke. Depuis, il joue le blues. Aussi bien en compagnie d’artistes noirs comme Smokey Wilson ou Johnny Dyer (de 1989 à 95) que blancs ; et en particulier le célèbre harmoniciste issu de la West Coast, Rod Piazza (Mighty Flyers). En 96, il commet un album instrumental en compagnie de Johnny Dyer. Paru chez Black out, ce disque de jump blues s’intitule "Look out !". En 2000, il concocte "Gonna get wild", un elpee paru sur Tone Cool. Depuis, vivement séduit par les bricolages technologiques de RL Burnside, il a collaboré aux projets entrepris par le vieux bluesman du Mississippi. En 2002, Rick forme son Holmstrom Band et enregistre son premier elpee solo la même année : "Hydraulic groove". Il parvient à y faire flirter le blues avec le hip hop et l’électronique. En fait, il exploite les vertus de l’informatique pour produire beats et samples, en s’inspirant d’artistes comme Beck ou Moby ! Pour enregistrer ce nouvel opus, il a choisi la formule trio et s’est entouré de Stephen Hodges aux percussions ainsi que de Jeff Turmes à la basse, aux saxophones, guitares et claviers. Une œuvre réservée, pour une bonne moitié, aux plages instrumentales.

Et la première est déjà instrumentale, "Peculiar hop", un morceau libérant beaucoup de groove. Versatile, la guitare jump bénéficie de l'accompagnement sobre et très jazz des maîtres du rythme. Un formule impressionnante lorsqu’elle se termine par la surf pure et puissante de Link Wray! Elle opère son retour sur "Wham-O". Blues rock offensif, "I'm leaving" réverbère des sonorités de cordes très primaires. Une technique parfaitement rendue. Et tant pis si Rick n'est pas un grand chanteur, ce titre est très accrocheur. Impossible de ressembler à la majorité des autres sections rythmiques quand on peut disposer de Stephen et Jeff. Il se crée entre eux une alchimie unique en son genre. Ainsi, ce "One last chance" pourrait faire l’objet d’une reprise par un pop band ; mais ce n’est pas le cas, car les sonorités de la guitare sont découpées au rasoir. Ces cordes acérées alimentent un climat empli d'effroi et de terreur sur le slow blues "77 Red V8". Tout au long de cette compo dépouillée à l'extrême, la guitare se dédouble et crée des instantanés semblables à des prises de film pas encore monté. Il n'est pas difficile d’imaginer que les exercices instrumentaux sont d'excellente facture "Tutwiler" entretient différents climats mais reste proche de la surf music en diffusant des sons très réverbérés et métalliques. Turmes sort son saxophone pour animer "Descanso", une bande filmée pour un hypothétique thriller à sensations. Parmi les titres chantés, "Better way" adopte un profil presque classique. Un Chicago shuffle au cours duquel, Rick, jamais pressé, ne distille que les notes nécessaires face à la section rythmique d'une cohésion irréprochable. West coast jump irrésistible, "On the vine" plonge les trois musiciens dans leur bain. "Dig myself a hole" relève davantage du Delta blues. Rick construit son solo très intelligemment. Une seule reprise : le "Rainy day women #12 & 35" de Bob Dylan. Un traitement instrumental implacable de ce classique. Le vieux Zim ne doit pas en croire ses oreilles ; et en particulier lorsque ce génial Turmes se met à ‘honker’ dans son sax, face à des cordes désormais sans limites. Excellent !

Rick Holmstrom

Hydraulic groove

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Rick Holmstrom est né en 1965. A Fairbanks, dans l'Alaska. A 20 ans, il émigre du côté de Los Angeles. Et se met à écouter Smokey Wilson et Junior Watson. De 85 à 88, il tourne en compagnie de William Clarke. Puis de Johnny Dyer. Avec lequel il enregistre les albums "Listen up!" en 94 et "Shake it!" en 95. Il remplace ensuite le guitariste Alex Schultz, chez les Mighty Flyers. Ce qui ne l'empêche pas d'enregistrer son album solo. Intitulé "Look out!", il paraît chez Black Top en 96.

"Hydraulic groove" est un album très surprenant. Surtout lorsqu'on sait qu'il a été concocté par le guitariste des Mighty Flyers. A cause du recours à la technologie moderne, et en particulier à l'électronique et aux samples. Dès la plage d'ouverture, "These roads", on est d'ailleurs immédiatement mis au parfum. Il faut croire que le dénommé Genome (?) y est pour quelque chose, et même pour beaucoup. Pas parce qu'il assure les parties d'orgue, mais parce qu'il est responsable de la production. Très soignée cependant, il faut le reconnaître. Instrumental balisé par un riff exotique, "Bobo the Hobo" adopte un format reggae. La guitare magique de Rick est épaulée par les drums de Steve Mugalian et la basse de Jeff Turmes, pendant que l'orgue de Genome densifie l'univers sonore de cette plage. "Last to know" adopte une profil plus classique. Le chant de Rick est bien en place. Les percussions de Mugalian sont placées tout en avant de la toile sonore. La prise de son est signée Rob Schnapf, personnage qui a notamment bossé pour Beck, les Foo Fighters ou encore R.L Burnside. Eclatante, la guitare de Holmstrom affiche toujours ce côté vintage omniprésent. La pilule est plus difficile à avaler chez "Pee Wee's nightmare". Un cauchemar instrumental enregistré dans le garage de Mugalian. Exécuté par Turmes, mixé par Schnapf et produit par Genome, il souffre du trafic intense d'une guitare démesurée. Et ils remettent le couvert sur "Shake it". Le fragment démarre par un sample de la voix de Rufus Thomas, piqué lors d'une remise des WC Handy Awards ; et pourtant, croyez-moi, la guitare est de qualité! Rick chante le latino "My Maria", un morceau à la fois séduisant mais encore bien trafiqué. Toujours placées devant les autres instruments, les percussions de Mugalian accueillent "Back it up" dans un ballet de cuivres orchestrés par Jeff Turmes et Ronald Dziubla. La sonorité devient sourde pour introduire les nouveaux gadgets électroniques qui envahissent "Gravy". Cette compo aurait dû être un des sommets de l'album. Ce n'est pas le cas ! Dommage, car la guitare décolle progressivement vers des sommets. "Tell me" est une bonne composition agressive. La guitare est lacérée, hypertendue à l'excès. Le tracklisting de l'album se termine par l'excellent "I'm gone". Un shuffle qui semble sorti tout droit des 50s. Il aurait d'ailleurs pu garnir n'importe quel juke-box de l'époque, s'il n'y avait quelques artifices-maison et une panoplie de gadgets électroniques. Mais ce Cd nous réserve encore des surprises. Car il cache encore quelques bonus tracks. D'une durée de vingt bonnes minutes, s'il vous plait. L'orgue jazz de John Medeski improvise sur une base franchement funky tout au long de "Roll tape", ne cédant le relais qu'au sax très free de Ronald Dziubla. C'est le moment choisi pour relancer le "Shake it Part 2" afin d'abandonner le DJ Logix à son travail de remix. Pourquoi pas? "Knock yourself out" est un autre remix signé Genome. Et pour clôturer le tout, l'elpee s'achève par un fragment de 8 minutes intitulé "Hamp's hump". Honnêtmeent je préférais l'album précédent de Rick Holstrom. Sculpté dans le blues du futur, il est un peu trop expérimental à mon goût. Je vous conseille d'ailleurs de l'écouter avant de l'acheter…

 

Rick Holmstrom

Gonna get wild

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Quel son de guitare! Un son pourri, sec, âpre, dense, produit avec une maîtrise technique et une intensité, jamais prise en défaut ! Rick tient les cordes des Mighty Flyers depuis cinq années. Successeur de grands gratteurs comme Alex Schultz et Junior Watson, il a acquis une tonalité et un style bien à lui.

Son entrée en matière avec "Gonna get wild" campe un style pas possible. Comment peut-il produire ce son? Accompagné des Mighty Flyers sans Rod, c'est bien lui qui mène la danse en nous livrant un premier opus solo réellement impressionnant. Le rythme louisianais, proche du zydeco, du délicieux "Have you seen my girl?" favorise l'entrée en scène des cuivres. Rod Piazza, sans doute revenu prendre Honey à la sortie du studio, en profite pour sortir de sa poche son harmonica, et marquer l'instrumental "Wiggle stick" de son empreinte. Rick sort le grand jeu. Il parcourt son manche, laisse glisser les doigts pour produire des notes acérées, perçantes. "I'd hate to see you cry" swingue avec une facilité déconcertante. La basse de Jeff Turmes y est pour quelque chose alors qu'Andy Kaulkin s'amuse comme un fou en tapant sur son piano. L'originalité et l'aventure sont toujours au rendez-vous pour le rythmé "Lucky day". Rick est poussé dans ses derniers retranchements lorsque son ami et source d'inspiration, Junior Watson, joue les parties de basse à la guitare, sur " Livin' days ". Holmstrom a le plus souvent accompagné des harmonicistes tels que William Clarke, Billy Boy Arnold, sans oublier Johnny Dyer et Rod Piazza. Dyer lui donne la réplique sur "Just right". Rick n'est pas un chanteur de base. Il n'est, dès lors, guère étonnant de voir figurer l'un ou l'autre instrumental sur cet elpee. Comme le très latin "Phlazzbo", le profond "Uno Mas", "Lost in the shuffle" ou encore la plage cachée de la fin de l'album! Il ne se débrouille cependant pas trop mal au chant, et ce " Gonna get wild " se révèle bien plus excitant que son "Look out", paru en 1996 sur Black Top. Excellent !