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Rob Stone

Gotta keep rollin'

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Originaire de Boston, Rob Stone est un chanteur/harmoniciste de blues. Mais aujourd’hui, il partage son temps entre la cité des Vents et celle des Anges, Los Angeles. C'est en assistant à un concert de Charlie Musselwhite que lui prend le désir irrésistible de souffler dans l'harmonica. A ses débuts, c’est un concitoyen impliqué dans le Muddy Waters Band, qui le guide, Jerry Portnoy. En 1991, le drummer de blues Sam Lay l'invite à rejoindre son groupe. Rob s’établit alors à Chicago. En 1998, il forme sa propre formation, les C-Notes, en compagnie de Chris James et Patrick Rynn. Stone compte trois elpees à son actif, tous publiés chez Earwig. Le premier "No worries" remonte déjà à 1998, "Just my luck" est paru en 2003 et "Back around here", en 2010. Sans oublier la compilation qu’il vend lors de ses concerts, "My side of the story" (éditée chez Marquis). Il a désormais signé sur le label de Richard Rosenblatt, Vizztone.

Pour concocter "Gotta keep rollin'", il a reçu le concours du guitariste Chris James et du bassiste Patrick Rynn, deux musicos chevronnés qui l’épaulent depuis plus de 20 ans. A eux trois, ils signent la moitié du répertoire de ce nouvel opus. Mais les invités se sont également bousculés. Et ils sont notoires. Eddie Shaw, tout d’abord. Agé de 77 ans, ce vétéran a joué du saxophone ténor pour les mythiques Little Milton, Muddy Waters et surtout, Howlin' Wolf, pour lequel il a été le chef de bande jusqu'à la mort du géant. John Primer, ensuite. Il a joué de la guitare pour Muddy Waters au cours des dernières années de sa vie, mais également Magic Slim. Sans oublier le drummer Willie Hayes, et le pianiste bostonien David Maxwell. Et la liste prestigieuse est loin d’être exhaustive…

Stone démarre par le "Wait baby" de Johnny Jones, un bon shuffle au cours duquel le leader ne tarde à se mettre en évidence. Son art et sa puissance de souffle, sont bien inspirés par la légende, Little Walter. Du blues d’excellente facture, of course. Il change déjà de style lorsqu’il attaque le "Wonderful time" de John Lee ‘Sonny Boy’ Williamson, une compo nerveuse vivifiée par le piano roadhouse de David Maxwell. Autre shuffle, "Lucky 13" est issu de la plume de Rob. De l’excellent southside blues dominé les ivoires de Maxwell et rehaussé par la participation de John Primer à la guitare ! Et Rob maîtrise bien ses interventions vocales. La cover du "She belongs to me" de Jazz Gillum évolue sur un tempo indolent. Eddie Shaw a ramené son ténor sax et s’illustre tout au long d’"Anything can happen" et le "Move baby move" de Billy ‘The Kid’ Emerson, alors que Chris James se déchaîne sur ses cordes. Une pause instrumentale : "Strollin' with sasquatch". Un blues lent de facture classique balisé par les ivoires d'Ariyo, un pianiste japonais qui a sévi chez les Sons of Blues de Billy Branch. Imprimé sur un tempo enlevé, "Wired and "tired" déménage littéralement. Stone souffle judicieusement dans les sonorités aigues. Henry Gray, vétéran du swamp blues, se réserve le piano. Et son style est immédiatement identifiable. Rob épanche toute la tristesse qui le ronge devant le piano très inspiré de Maxwell, sur "Cold winter day", un blues lent composé par Blind Willie McTell. "Blues keep rollin' on" est un autre excellent blues, entraînant par ailleurs. Coup de jump pour "Not no Mo", une plage qui libère énormément de swing. Maxwell est intenable au piano. Parfaitement soudés, James et Rynn imposent l’empreinte rythmique et Chris James s’autorise même sa meilleure sortie…

 

Rob Stone

Back around here

Écrit par

Rob Stone est originaire de Boston. A 18 ans, il découvre le blues de Charlie Musselwhite. Dès le lendemain, il s'achète un harmonica et se met à répéter. Il est très vite épaulé par l'un de ses concitoyens : Jerry Portnoy. Pas n’importe qui puisqu’il avait milité comme souffleur au sein du Muddy Waters Band. Il part ensuite vivre dans le Colorado où il a l'occasion de rencontrer Sam Lay, batteur et également ancien collaborateur de Muddy Waters. Il engage le drummer pour compléter son groupe au sein duquel figurent déjà Patrick Rynn et Chris James. On retrouve ensuite sa trace à Chicago, soit dans la Cité du blues. En 98, il fonde ses C-Notes. Un combo au sein duquel il a conservé Rynn à la basse et James à la guitare. Dans la foulée, la formation publie un long playing : "No worries". En 2003, le band est signé chez Earwig, un label blues notoire, pour lequel il grave "Just my luck".

Il faut attendre sept longues années avant voir sortir un nouvel opus de Rob : "Back around here". Au sein du line up, il a gardé ses fidèles amis Rynn et James. Et le reste du backing group sont tous des potes, dont son ancien leader, Sam Lay!

Rien de tel pour aborder cette galette qu’un généreux Chicago shuffle. Un excellent blues intitulé "You're no good for me", dont la puissance est alimentée par le piano de David Maxwell ainsi que les grattes de Chris James et de Jeff Stone. Place au jump pour "Back around here", une compo enrichie de cuivres qui respire le swing et au cours de laquelle James tire manifestement son épingle du jeu. Rob adapte le "Love you for myself" de John Lee Williamson (Sonny Boy I). Son style est empreint d’une grande pureté et sa voix chargée de feeling. Aaron Moore au piano et Willie ‘Big Eyes’ Smith aux drums soutiennent parfaitement l’ensemble. La voix de Stone se teinte de soul pour chanter le "Give me time" de Magic Sam, en mode Chicago westside. "I need to plant a money tree" est imprimé sur un tempo euphorique. Rob souffle à la manière de Jimmy Reed avant de prendre un billet de sortie digne de Sonny Boy Williamson II au sommet de son art. Agréable, "Chicago all night" marque un retour au jump syncopé. Willie Hayes frappe solidement sur les peaux, face au piano de Maxwell et les cuivres. Enfin libéré, il souffle en puissance, tout au long de "Love to love about you". Big Eyes imprime un tempo métronomique sur ce morceau assez proche de Little Walter. Il échange un duo en compagnie de David Maxwell sur "Sloppy drunk blues", un vieux classique de Leroy Carr, au cours duquel la pureté de l'harmonica est restituée dans sa meilleure expression. Omniprésents, les saxophones envahissent "It's hard but it's fair", un funky blues, ma foi, fort plaisant. Rob chante autoritairement "Can't turn back the clock", un boogie très rapide qui permet à David Maxwell de se déchaîner sur son instrument. "No string attached" clôt l’elpee. Le tempo est toujours soutenu et les tous les instruments sont bien en place. Mr Stone signe alors brillamment sa dernière intervention comme soliste.