Rob Stone est originaire de Boston. A 18 ans, il découvre le blues de Charlie Musselwhite. Dès le lendemain, il s'achète un harmonica et se met à répéter. Il est très vite épaulé par l'un de ses concitoyens : Jerry Portnoy. Pas n’importe qui puisqu’il avait milité comme souffleur au sein du Muddy Waters Band. Il part ensuite vivre dans le Colorado où il a l'occasion de rencontrer Sam Lay, batteur et également ancien collaborateur de Muddy Waters. Il engage le drummer pour compléter son groupe au sein duquel figurent déjà Patrick Rynn et Chris James. On retrouve ensuite sa trace à Chicago, soit dans la Cité du blues. En 98, il fonde ses C-Notes. Un combo au sein duquel il a conservé Rynn à la basse et James à la guitare. Dans la foulée, la formation publie un long playing : "No worries". En 2003, le band est signé chez Earwig, un label blues notoire, pour lequel il grave "Just my luck".
Il faut attendre sept longues années avant voir sortir un nouvel opus de Rob : "Back around here". Au sein du line up, il a gardé ses fidèles amis Rynn et James. Et le reste du backing group sont tous des potes, dont son ancien leader, Sam Lay!
Rien de tel pour aborder cette galette qu’un généreux Chicago shuffle. Un excellent blues intitulé "You're no good for me", dont la puissance est alimentée par le piano de David Maxwell ainsi que les grattes de Chris James et de Jeff Stone. Place au jump pour "Back around here", une compo enrichie de cuivres qui respire le swing et au cours de laquelle James tire manifestement son épingle du jeu. Rob adapte le "Love you for myself" de John Lee Williamson (Sonny Boy I). Son style est empreint d’une grande pureté et sa voix chargée de feeling. Aaron Moore au piano et Willie ‘Big Eyes’ Smith aux drums soutiennent parfaitement l’ensemble. La voix de Stone se teinte de soul pour chanter le "Give me time" de Magic Sam, en mode Chicago westside. "I need to plant a money tree" est imprimé sur un tempo euphorique. Rob souffle à la manière de Jimmy Reed avant de prendre un billet de sortie digne de Sonny Boy Williamson II au sommet de son art. Agréable, "Chicago all night" marque un retour au jump syncopé. Willie Hayes frappe solidement sur les peaux, face au piano de Maxwell et les cuivres. Enfin libéré, il souffle en puissance, tout au long de "Love to love about you". Big Eyes imprime un tempo métronomique sur ce morceau assez proche de Little Walter. Il échange un duo en compagnie de David Maxwell sur "Sloppy drunk blues", un vieux classique de Leroy Carr, au cours duquel la pureté de l'harmonica est restituée dans sa meilleure expression. Omniprésents, les saxophones envahissent "It's hard but it's fair", un funky blues, ma foi, fort plaisant. Rob chante autoritairement "Can't turn back the clock", un boogie très rapide qui permet à David Maxwell de se déchaîner sur son instrument. "No string attached" clôt l’elpee. Le tempo est toujours soutenu et les tous les instruments sont bien en place. Mr Stone signe alors brillamment sa dernière intervention comme soliste.

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