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Rob Tognoni

Birra for Lira

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Chanteur/guitariste de blues rock, Rob Tognoni est issu d’Australie. Et plus précisément de Tasmanie, une île sise au sud de Melbourne. Agé de 55 balais, il avouait, au cours de sa jeunesse, une passion pour AC/DC. Cependant, il souhaitait produire une musique un peu plus élaborée. Lorsqu’il s’installe dans l’état la capitale de l’état de Victoria, il fonde The Outlaws. Mais sa carrière ne va vraiment démarrer qu’après avoir rencontré Dave Hole, un spécialiste de la slide. Il signe alors chez Provogue, chez qui il publie d’abord l’elpee "Stones and colours" en 1995, puis trois autres long playings, jusqu’en 2001. Depuis, ses disques paraissent chez Blues Boulevard et il se produit aux quatre coins du monde.

Les sessions d’enregistrement de "Birra for Lira" se sont déroulées à Aix-la-Chapelle, un disque partagé en douze compos issues de sa plume et une cover ‘live’ en bonus track. Pour la circonstance, il est soutenu par sa section rythmique composée du bassiste Stawek Semmenuik et du batteur Mirko Kirch. Rob chante, joue de la guitare et un peu de claviers ; en outre, il est responsable de l'enregistrement, du mixage et de la production.

Plutôt sauvage, "Lost our blues in the city of Rome" ouvre la plaque. La guitare est overdubbée. Les riffs sont puissants. Et la voix de Rob est agressive. Tognoni rappelle sa fascination première pour AC/DC lorsqu’il attaque "Complicated love" par des accords rythmiques très nerveux. Il arrache des sonorités torturées de ses cordes sur "Blues ain't never fun", une piste qui opère un changement de tempo. Il tient rarement en place, et cherche constamment des motifs rythmiques fiévreux ou des accords arides et fracturés, à l’instar de "Dance like this". Boogie instrumental, "2.00 am" se révèle plus paisible. Une quiétude qu’on retrouve sur "Hello me". "Drink my wine" lorgne du côté du trio texan ZZ Top ; même la voix semble hantée par Billy Gibbons. Des sonorités métalliques aux accents surf introduisent "Down by the sea", une plage davantage pop/rock qui ne manque ni de charme ni de sens mélodique. Le titre maître libère des riffs hypnotiques dignes d’AC/DC ; et dans ce domaine, Rob se débrouille plutôt bien. Et l’elpee s’achève par un autre instrumental, le bref "Triple Espresso". En bonus track, le long playing nous réserve encore une cover furieuse du "Roadhouse blues" des Doors, immortalisée ‘live’ au Danemark, il y a près de vingt ans déjà! 

 

Rob Tognoni

Energy red

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L’Australie a également enfanté d’excellents bluesmen. Mais, le plus souvent, le blues a pris une forme plus rock, plus puissante aussi. Dave Hole en est certainement un bel exemple. Il a d’ailleurs forgé sa notoriété par son jeu brutal sur la slide. Rob Tognoni est également un gratteur énergique. Pas pour rien qu’il a intitulé cet album “Energy Red”.

Il y a plus de trente ans que cet artiste roule sa bosse sur les routes. Et s’il est parvenu à se faire respecter, il est également prêt manifester toute sa générosité. Rob est né en Tasmanie. Au cœur des 90’s, il enregistre une série d’albums pour le label spécialisé en hard rock, Provogue, dont “Stones & Colours”, en 1995. Il a aussi publié un ‘live’ pour l’écurie française Dixiefrog en 2005, “Shakin’ the devil’s hand”. Sa dernière œuvre remonte à 2010. Encore un live. Double de surcroît. Intitulée “Rock’n’roll live”, elle était parue chez Music Avenue.

Rob est âgé de 52 ans. Le premier groupe qui l’a marqué n’est autre qu’AC/DC. Des compatriotes ! Tognoni est un adepte de la formule trio. Leader, chanteur et guitariste, il ne tolère comme backing band que sa section rythmique réunissant le bassiste Frank Lennartz et le drummer Mirko Kirch. La puissance du rockin’ blues s’installe dès les premières notes de “Take you home now”. Dès qu’il en a l’opportunité, Rob écrase ses pédales pour libérer des sonorités torturées. “Boogie don’t need no rust” est un boogie rap sans grand intérêt. La machine à décibels tourne à plein régime. A l’instar de “Fire from Hell”, une plage redoutable et sauvage. Un peu de sérénité, quand même, dans cet univers frénétique : “Someone to love me”, un slow blues coloré par l’orgue de Kei Robertson. Encore que Rob y arrache les notes, les lacère, tout en maîtrisant parfaitement son sujet, néanmoins. “Blue butterfly” baigne dans la douceur mélodique. Bien construite, “Don’t love” ne manque pas de potentiel. “Queensland heat” lorgne sagement vers AC/DC. Une sagesse qui sied finalement plutôt bien à Tognoni. Et il le démontre tout au long de trois reprises. Tout d’abord, sa version attachante et bien ficelée du notoire “Can’t you see” des Doobie Brothers. Ensuite la cover du “As tears go by” des Stones. Et enfin, le “Better be home soon” de Neil Finn (Split Enz/Crowded House). Signé par l’ex-Chain (NDR : encore un Kangourou !) Matt Taylor, “I remember when I was young” est un blues shuffle à la sauce Stevie Ray Vaughan. Rob conclut cet elpee par “I wanna play an Iggy pop record today”, une plage hyper speedée, à la limite punk. Pourquoi pas?