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Jack Bruce & Robin Trower

Songs from the Road (cd + dvd)

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Thomas Ruf nous propose une suite à la collection "Songs from the Road", à travers ce cd et ce dvd, qui met en exergue son catalogue en ‘live’. Et pour la circonstance, il nous réserve une belle surprise en exhumant une prestation de Jack Bruce associé à Robin Trower.

Jack Bruce est une icône de la musique rock contemporaine. Il nous a malheureusement quittés en octobre 2014. Il avait 71 ans! Très bon chanteur, doublé d'un excellent bassiste, il a participé à l’aventure de la vague blues anglaise des sixties, à l’instar de l’Alexis Korner Blues Incorporated, du Graham Bond Organization, du Manfred Mann et parfois du John Mayall's Bluesbreakers ; sans oublier, en 1966, à l'avènement du premier super groupe, The Cream, auprès d’Eric Clapton et de Ginger Baker.

Le parcours de Robin Trower est très différent. En 1967, il devient guitariste chez Procol Harum. Très marqué par le jeu de Jimi Hendrix, il fonde, dès 1973 son trio, le Robin Trower Band. En 1981, Bruce et Trower forment le trio B.L.T., en compagnie du batteur Bill Lordan ; une aventure qui donnera naissance à deux elpees, un éponyme en 81 et "Truce" (Isidore remplaçant Lordan), l'année suivante.

La set list du concert enregistré fin février 2009, à Nimègue, réunit l'essentiel du contenu de l'album "Seven moons", que les deux artistes avaient réalisé ensemble en 2005, déjà, en compagnie du même batteur Gary Husband, un musicien qui avait beaucoup milité dans l’univers du jazz rock, côtoyant notamment John McLaughlin, Allan Holdsworth et Billy Cobham.

Et l’opus s’ouvre par le morceau éponyme. Une version superbe qui calibre déjà l'atmosphère de ce spectacle, dont les morceaux imprimés sur un tempo lent sont privilégiés. Bien sûr inspiré par Hendrix, Robin joue tout en délicatesse, tout en restant sur la réserve ; et dans ce registre, c’est vraiment un guitariste de grande classe. "Lives of Clay" baigne au sein d’un même climat. Brillant, Trower maîtrise à merveille ses effets sonores. Indolent, "Distant places of the heart" est bercé de mélancolie. Lors de la version du célèbre "Sunshine of your love", l'un des fleurons de Cream, la basse de Bruce entre en extase. Mais ce qui caractérise le mieux Bruce et Trower, ce sont  les compositions atmosphériques ; à l’instar du superbe "Carmen" qui figurait sur "B.L.T". "So far to yesterday" nous entraîne dans un trip psychédélique. Quoique bien maîtrisées, les cordes de Robin entrent en transe. "Just another" pousse le périple un peu plus loin ; une remarquable plage au cours de laquelle Trower est au sommet de son art. Il écrase ses pédales sur "Perfect place". "Bad case of celebrity" est un blues lent dépouillé, avant que Trower ne se réserve quelques lignes très hendrixiennes sur "Come to me". En fin de set, Bruce se libère pour conduire deux covers de Cream, l'inévitable "White Room" et "Politician". Un excellent concert!

 

Jack Bruce & Robin Trower

Seven Moons Live

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Est-il vraiment nécessaire de vous présenter Jack Bruce et Robin Trower ? Oui ? Bon, OK, je m’y colle. De son vrai nom John Symon Asher Bruce, Jack Bruce est né en Ecosse. Le 14 mai 1943. Faites le compte, il vient de fêter ses 66 ans. Tout jeune, il étudie le violoncelle ; mais, c’est le rock et le blues qui l’attirent. Armé d’une basse, il fait son instruction au sein de diverses formations, au nombre desquelles figurent les Blues Incorporated et surtout les Blues Breakers de John Mayall. Un beau jour de 1966, il décide de fonder un power trio en compagnie de Ginger Baker et Eric Clapton. Le nom du groupe : The Cream.

Robin Leonard Trower est né le 9 mars 1945. Il est un des membres fondateurs de Procol Harum (NDR : « A Whiter Shade of Pale », vous vous souvenez ?) C’est un des ‘guitar heroes’ issu des seventies. Son jeu, tout en pédale wah wah, lui avait d’ailleurs valu, à l’époque, le surnom de ‘White Jimi Hendrix’.

Dans les années 80, ces deux musiciens légendaires, accompagnés du batteur Bill Lordan, enregistrent, sous le nom de BLT, deux albums (« BLT » et « Truce ») devenus aujourd’hui incontournables. En 2008, plus d’un quart de siècle plus tard, les deux compères décident de remettre le couvert en s’associant au batteur anglais Gary Husband (Level 42, Gary Moore, John McLaughlin, Allan Holdsworth). De cette association nait « Seven Moons », un excellent elpee alliant le classic rock, le jazz et le blues.

« Seven Moons Live » a été immortalisé à Nijmegem en Hollande, le 28 février 2009, alors que le groupe n’en était qu’à sa troisième prestation ‘live’ depuis sa formation. Au menu de la setlist, une grande partie des titres figurant sur « Seven Moons », bien sûr ; mais aussi quelques classiques de Cream (« Sunshine Of Your Love, « White Room » et « Politicians ») ainsi que « Carmen » un extrait de l’album « BLT ».

La prestation débute par les remerciements de Bruce adressés au public néerlandais. Faut dire que le public dans la salle est chaleureux et accueillant. On sent le bassiste très ému de se retrouver sur les planches bataves. Aux premiers accords de « Seven Moons », et de son ‘Classic Rock Seventies’ sans grande surprise, on se dit que, malheureusement, la prestation ne sera pas inoubliable. Cependant, cette impression disparait dès le premier solo de guitare délivré par Robin Trower. Le sexagénaire n’a rien perdu de sa superbe et nous flanque une belle claque dans la tronche. Et tout au long des 77 minutes que dure ce disque, il va nous en mettre quelques unes. Car si la musique du groupe n’est pas des plus excitantes, elle est transcendée par la ‘lead’ guitare magique du grand Robin. Evidemment, les qualités de bassiste et de chanteur de Monsieur Bruce ne sont pas ici remises en cause ; pas plus d’ailleurs que l’incroyable jeu jazzy de Gary Husband. Cependant, c’est principalement à Trower que l’on doit les instants les plus remarquables de cet opus live. Comme il fallait s’y attendre, l’interprétation du « Sunshine of Your Love » de Cream, dans sa version longue de huit minutes, est l’un des tous grands moments du show. Le public ne s’y trompe pas et ovationne le groupe à sa juste valeur. La guitare de Trower fait également merveille sur les titres les plus blues de l’album, tel ce « Bad Case Of Celebrity » endiablé où le six-cordiste est magnifiquement secondé par la basse ‘ronronnante’ et la voix chaude de Jack Bruce.

En résumé, « Seven Moons Live » est une œuvre dont on peut tirer énormément de leçons. Premièrement, une leçon de rock’n’roll. Ensuite, une leçon d’humilité. Car les musiciens sont vraiment sympas avec leur public. Enfin, vu l’âge avancé des trois protagonistes, une leçon de survie.

Robin Trower

Living out of time

Écrit par

Robin Trower est aujourd’hui âgé de 61 ans. Il joue de la guitare depuis plus de 40 ans. A milieu des sixties, il militait chez les Paramounts. En compagnie du chanteur/pianiste Gary Brooker. Deux musiciens qui participeront ensuite à l’aventure du Procol Harum entre 1967 à 72, épinglant au passage le méga-hit "A whiter shade of pale". Lorsque Robin découvre Jimi Hendrix, il est totalement transfiguré et monte aussitôt son Robin Trower Band. Il commet son premier elpee en 1973, "Twice removed from yesterday", flanqué de James Dewar et Reg Isadore. Et "Bridge of sighs" l’année suivante. Des albums ? Il va en concocter une flopée. Mais nous en retiendrons surtout B.L.T en 1981, avec Bill Lordan et un certain Jack Bruce. "Back it up" en 83, elpee pour lequel il reçoit le concours du bassiste Dave Bronze. "Passion" en 87. Une plaque au cours de laquelle apparaît le chanteur Davey Pattison. Ces trois musiciens sont rejoints en 2003 par Pete Thompson, et gravent "Living out of time" (NDR : concocté en studio, ce disque porte le même nom que ce tout nouvel opus immortalisé ‘live’). Dernier essai studio, "Another day blues", remonte à 2005.

Nous retrouvons donc Robin au "Harmonie" de Bonn. Le 9 mars 2005. Dans le cadre du Rockpalast Crossroads Festival. Il est, bien sûr, soutenu par ses vétérans : le chanteur Davey Pattison, le bassiste Dave Bronze et le drummer Pete Thomson. On s’y attendait, le fantôme de Hendrix hante toujours Robin ; et cela s'entend dès l'intro de "Too rolling stoned" au cours duquel il écrase, le plus profondément possible, ses pédales de distorsion. Dans ce type de répertoire, Davey Pattison est le chanteur idéal. Faut dire qu’il a fréquenté le Gamma de Ronnie Montrose (NDR : un des premiers princes du hard rock et du heavy metal américain a avoir marqué les années 70). Ce disque a été enregistré en public. Il n’est donc guère surprenant que les plages soient singulièrement allongées ; ce qui permet à Trower de s'épancher au gré de son inspiration. Pourtant, je le préfère lorsque le tempo est plus lent. A l’instar de "Sweet angel". Réchauffés, les doigts cernent bien le manche. La partie de guitare n’est pas très inventive ; mais son doigté expert ne manque certainement pas d’assurance. Pendant plus d'une heure, tout son répertoire rockin' blues va défiler. Un répertoire issu des différents albums de l’artiste, partagé entre plages, ma foi, plutôt banales ; mais également moments forts. Je le répète, Trower excelle surtout lors des titres lents. Parce qu’ils libèrent une certaine intensité dramatique. A l’instar de "Daydream", une plage issue de son tout premier album, "Twice removed from yesterday". Le titre maître est du pur Hendrix, proche du célèbre "Voodoo child" voire de "Please tell me". L'ennui, c'est que nous savons qui est le créateur ! "Bridge of sighs" constitue le meilleur elpee de toute sa carrière. C’est également le deuxième. Il n’est donc guère surprenant de retrouver quatre fragments issus de cette plaque, dont le très réussi "Day of the eagle" (NDR : plus Hendrix que nature), l’indolent et majestueux "Bridge of sighs" (NDR : probablement le meilleur moment du concert) et la plage finale "Little bit of sympathy". Le morceau de plastique ne recèle qu’un seul titre typiquement (electric) blues : le nonchalant "I want you to love me", une plage qui ressemble étrangement à "Rock me baby".