Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Rodolphe Burger

No Sport

Écrit par

Monsieur Burger est de retour. Baissez les yeux, soyez dignes ! Fils spirituel de Serge Gainsbourg et d’Hubert Felix Thiefaine (à l’époque de « Soleil Cherche Futur»), ce personnage mérite respect et silence quand pointe le reflet d’une nouvelle galette. L’homme revient de son grenier créateur, l’album « No Sport » sous le bras. Pour info c’est aussi dans ce grenier qu’il à concocté le dernier opus de Jacques Higelin, « Amor Doloroso ». Rodolphe est un trifouilleur. Gourmand. Insatiable. Constamment à la quête du nouveau son à manipuler et à redistribuer. Baroudeur dans l’âme, il a commencé son périple au sein de Kat Onoma,  dans les années 80. Déjà il y décortiquait toutes les bases même de sa création, afin d’en extraire la pulpe. Car c’est comme ainsi qu’il fonctionne : détacher l’ensemble construit, mettre de côté le superflu qui servira pour autre chose, et remonter ce qu’il reste, à l’aide de colle magique, produite un soir de pleine lune. Comme tout artisanat de qualité, l’opération prend du temps. Elle nous laisse parfois quelques années sans la moindre nouvelle. Le premier travail solo, « Cheval mouvement », date de 1993, « Meteor Show » album adulé et primé dans tous les sens remonte lui à 1998. « Schweyk », à 2005. Malgré ces longues périodes de quasi-silence entre les albums, Rodolphe Burger s’essaye à tout : musique, cinéma, animations. Il est de tous les tableaux, rien ne l’arrête, tout le motive. « No Sport » ne déroge pas à la règle de ce Midas de la chanson française, il est tout simplement fabuleux ! Course poursuite entre les mots, les effets acoustiques préparent le terrain aux basses et effets electros qui battent tel un rythme cardiaque rassurant. Des morceaux incroyables, inclassables tels que « Elle est pas Belle ma Chérie ? », « Rattlesnake », « Je Tourne »,…ont vite fait d’hypnotiser l’auditeur. Il faut encore souligner deux featurings assez réussi. Le premier opéré en compagnie de Rachid Taha où l’on prend un cours d’arabe (« Arabécedaire »). Le deuxième, de James Blood Ulmer (rien que ça) pour le morceau « Marie ». « No Sport » c’est 14 plages, dont aucune à jeter, où le morceau qui suit est toujours meilleur que le précédent ; et ce même si on l’écoute en boucle. Baissez les yeux je vous dis, soyez respectueux !!

Rodolphe Burger

Meteor show

Rudolphe Burger n’est autre que le chanteur et leader de Kat Onoma, formation strasbourgeoise dont nous n’avons malheureusement plus aucune nouvelle depuis trop longtemps. Existe-t-elle d’ailleurs encore ? Nous n’en savons strictement rien. Mais une chose est sûre, ce " Meteor show " est une excellente surprise. Expérimental lorsqu’il réalise la fusion du rock urbain de Lou Reed, le blues tordu de Nick Cave et le cabaret industriel de Tuxedo Moon, il devient franchement irrésistible lorsqu’il parvient à fixer son groove viscéral et à cristalliser son climat venimeux. Il nous fait alors penser à un Daho au sommet de son art ; mais en plus intelligent. Rodolphe est d’ailleurs réputé pour ses textes empruntés à la littérature anglo-saxonne, mais également française. Et il ne se prive pas à nouveau d’y puiser son inspiration, tout au long de " Meteor show ". En outre, sur cet opus, il réalise plusieurs covers personnalisées. Notamment de Dylan, d’Hendrix et puis des Stones…