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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Romano Nervoso

Une faim de loup…

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Les papes autoproclamés du spaghetti rock ont publié un nouvel opus, en février dernier. Intitulé « I don’t trust anybody who doesn’t like rock and roll », ce troisième opus a été mis en forme par le célèbre producteur Pelle Gunnerfeldt qui a notamment bossé pour The Hives, The Knife et Peter Björn. Il y a 5 ans que la formation n’avait plus mis les pieds au Salon de Silly. La soirée promet d’être ‘Sex, drugs and rock’n’roll’.

The Glücks assure le supporting act, un duo ostendais réunissant la drummeuse Tina et le gratteur Alek. Particulièrement populaire et considérée comme le combo le plus rock’n’roll au Nord de la Belgique, la paire est programmée lors de la plupart des festivals estivaux. A son actif trois elpees, dont le dernier s’intitule « Run amok » (NDR : le mot ‘Amok’ est issu du malais ‘amuk’ qui se traduit par ‘rage incontrôlable’, un terme récupéré par les Britanniques pour décrire le comportement meurtrier sans discernement…) Le couple va nous en proposer de larges extraits, ce soir.

Il doit y avoir plus ou moins 200 âmes dans le Salon. « Why Do I Love You » entame le set ; c’est également le morceau qui ouvre le dernier long playing. La frappe de Tina est sauvage, tribale même, un peu dans l’esprit des Cramps, voire de The Experimental Tropic Blues Band, mais à la sauce noir-jaune-rouge. Garage/punk/rock, la musique est chargée de testostérone, brute de décoffrage, sans concession. Elle évoque tour à tour celle de Ty Segall, des Stooges, de Metz et même du Clash ! Le tandem est particulièrement fusionnel. D’un simple hochement de tête ou d’un regard, ils se comprennent instantanément. Alek est intenable aux cordes et quand il n’ondule pas sur place, il vient régulièrement affronter sa partenaire dont le traitement infligé aux fûts est impitoyable. Quand il hurle pour libérer toute sa rage, le spectre de Jon Spencer rôde. Et lorsque Tina se consacre au chant, à l’instar d’« Uninvited », l’expression sonore vire au psychédélisme voire à la noisy. La température grimpe inévitablement au fil du show qui s’avère finalement, une excellente mise en bouche, avant la tête d’affiche…   

Setlist : « Why Do I Love You », « Uninvited », « Cu Cu Cool », « Youth On Stuff », « Kill The King », « Tough Luck », « Dig !Dig !Dig ! », « A World You Do No Own », « Generation Undefined », « Don’T Want To Be Like  You », « Shoot Myself », « Under The Gun ».

Lucas Lepori s’installe derrière ses fûts et assure le tempo d’une frappe métronomique, en attendant que ses acolytes débarquent. Enfin, Fabrice Giacinto (basse), Chainis et Rugerio Catanio (guitares) font leur apparition. Giacomo Panarisi, le leader, arrive en queue de peloton. Vêtu de son habituel pantalon à paillettes, il dépose le panneau ‘La Louvière’, à ses pieds. Il réajuste son froc, empoigne son micro fétiche et attaque « American dream », extrait du nouvel opus. Le ton est donné ! Un titre bien rock’n’roll qui reflète ce rêve américain auquel le band aspire depuis si longtemps. Et de rock’n’roll, il en est encore question tout au long de « Sex, Drugs, Rock n Roll & Dolce Vita », un morceau qui adresse un clin d’œil à feu Ian Dury. Davantage garage/pop, mais bien électrique, « Rocking Machine » le réserve à Blur. Chaussé de lunettes fumées, Giac est une vrai rock star, une bête de scène si vous préférez.

Imprimé sur un tempo 4/4, « Rather Kill A Man » déborde d’énergie. Le spectre des Ramones plane. Tout comme pour « Blues Is The Teacher », un titre qui monte dans les tours et fonce même pied au plancher. Le titre le plus radiophonique du dernier LP. « Thursday Night Fever » lorgne vers le Slade au sommet de son art. Il et vrai que Romano Nervoso puise également ses influences dans les seventies. Et pas seulement pour l’attitude glam. Surf, « Meet The 300 Sicilians » baigne au sein d’un climat digne d’un film western spaghetti. Inévitablement, des images de grandes chevauchées à travers les plaines du Far West galopent dans votre esprit. Mais les pâtes sont servies al dente. Faut dire que ce soir, le groupe à une faim de loup… Et ce set de haut vol de s’achever par «  In The Name Of The Lord ».

En rappel, la formation va nous réserver trois titres dont la cover du « Orgasm addict » des Buzzcocks, démontrant ainsi qu’elle reste un des fers de lance du rock, en Wallifornie…

Setlist : « American Dream », « Sex, Drugs, Rock’n’Roll & Dolce Vita », « Rocking Machine », « Party Time », « Rather Kill A Man », « The Story », « Thursday Night Fever », « Superstar », « Blues Is The Teacher », « Meet The 300 Sicilians », « Looking For The Sun », « Televised », « In The Name Of The Lord ». 

Rappel : « The Fleming », « Orgasm addict », « Mangia Spaghetti ».

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

Romano Nervoso

I don’t trust anybody who doesn’t like rock n’roll

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Pour enregistrer son nouvel elpee, Romano Nervoso a reçu le concours de Pelle Gunnerfeldt, le producteur fétiche des Hives, à la mise en forme. Il n’est donc pas étonnant que l’expression sonore creuse au sein d’un univers proche du groupe suédois. Mais pas seulement. La formation louviéroise pioche également et largement son minerai chez ses idoles, comme Damned, MC5 et surtout les Ramones. Enlevées, la plupart des compos sont bien sculptées dans le garage/punk. Si « Televised » lorgne carrément vers Johnny Thunders, caractérisé par son refrain addictif et ses chœurs, « American dream » excave le Green Day originel. B.J. Scott vient donner de la voix sur le blues mid tempo, « In my mind ». Des riffs de gratte ‘rollingstoniens’ alimentent « Thursday night fever ». Chanté alternativement en anglais ou en italien, « Looking for sun » adopte le tempo d’une valse, mais surtout rappelle les racines transalpines de Giacomo Panarisi. « Meet the 300 Sicilians » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Il diffère totalement du reste du long playing. C’est aussi le morceau final. Imprimé sur un tempo du cheval au trot, menaçant, il se nourrit de western spaghetti (NDR : une réponse à Dario Mars & The Guillotines ?) et se distingue par sa jolie mélodie, parfois sifflotée, et ses accords de gratte surf. Enio Morricone et Sergio Leone ne sont pas loin, même si le climat y est plutôt proche de The National…

 

Romano Nervoso

Born To Boogie

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Fondé en 2008, Romano Nervoso nous vient de région de La Louvière. Paillettes colorées autour des yeux et veste à plumes, Giacomo Panarisi en est le leader. Le chanteur également, même s’il possède une formation de drummer. Un personnage qui est tombé, tout jeune, dans la marmite au glam rock. Ce Loup a les dents longues et a déjà écumé toutes les bonnes scènes de Belgique. Il ne renie pas ses origines italiennes et en est même fier. Le combo est même considéré comme le fer de lance du spaghetti/rock. Giac avait accordé une interview à Musiczine, fin août 2014 (voir ici)

« Born To Boogie » constitue le second opus de Romano Nervoso. Il fait suite à « Italian Stallions », paru en 2011. Un disque qui recelait deux hits, « Mangia Spaghetti » et « Loose Control ».

La pochette du nouvel LP est à la fois sobre et accrocheuse. Sur fond blanc, on remarque la présence d’une boule à facettes, découpées en petits carrés gris et blancs. S’agit-il d’étoiles ou de cases pour une grille de mots croisés ?

Les vocaux sont assurés essentiellement dans la langue de Shakespeare et de Dante. Parfois, dans celle de Voltaire. Le mixing à été exécuté par Charles De Schuetter, une référence incontournable au pays du moules/frites.

« Vieni Dallo Zio » ouvre la plaque. Le son est puissant et nous plonge directement dans l’ambiance. Chanté en italien, ce brûlot métallique incandescent de 3’ entre littéralement en fusion. « Maria » est paru en single. Il s’agit d’une relecture du tube intemporel de Christophe, « Aline ». Tout au long de ce slow langoureux, empreint d’une tendresse, on ressent les racines transalpines de l’artiste. D’ailleurs Giacomo n’est pas né aux States. Il nous le rappelle à travers « Not Born In The USA », une compo contaminée par Iggy et ses Stooges…

Il nous parle de ses origines louviéroises, wallonnes, mais également latines, tout au long de « Straight Out Of Wallifornia feathuring Colonel (Party Harders) ». Encore une coulée continue de métal, qui nous vient de l'usine Boël.

Blues déchirant, « Psicotico Blues » baigne dans un Bayou, ‘un poco latino’. Les guitares sont incendiaires. Heureusement, les pompiers ne sont pas loin. En 2’30, « The Story » nous entraîne dans un punk particulièrement nerveux, digne de The Hives. Tout comme « Rocking Machine », un uppercut rock/garage qui vous déchausse les dents, vous remue les tripes et vous incite à pogoter. Boogie, « The Man/The Woman » lorgne carrément vers les Stones. Une piste plus classique et paisible, « Under My Skin ». Du Romano pur jus. Musclé et légèrement psychédélique, « Pussycat » fait la part belle aux guitares. Et après le très speedé : « Superstar », Romano Nervoso nous assène une dernière claque dans les gencives, « In The Name Of The Lord ».

Pour un second essai, il faut reconnaître que Giacomo s’en tire haut la main. Il a du talent et de l’énergie à revendre. Et puis sa musique est bien dans l'air du temps, donc elle est tout à fait exportable… Bref, si vous aimez le punk, le rock'n'roll, le garage/rock, le glam, les 70’s et les 80’s, ainsi que la bonne humeur et la dérision, vous devriez y trouver votre bonheur. 

 

Romano Nervoso

Une tournée des bars comme répète générale…

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Cet entretien s’est déroulé le dimanche 31 août, dans le cadre du festival des Barges, à Scène sur Sambre. Au crachoir, Giacomo Panarisi, le leader de Romano Nervoso, une formation louviéroise que votre serviteur suit depuis pas mal de temps. Intitulé « Born To Boggie », son second elpee est paru ce 22/10/2014. Et pour la circonstance, il a bénéficié d’une ‘release party’ à la Rotonde du Botanique. Malgré le succès du combo, notre 'Italian Stallion' a bien la tête sur les épaules. Tout en demeurant éminemment sympathique.

On soupçonne fort que tu sois l'enfant naturel né d’une idylle entre Marc Bolan et Mick Jagger. Qu’as-tu à nous avancer pour ta défense ?

Giacomo : Marc Bolan, mon maréchal ! On dirait un gars de Saint-Vaast qui parle. En fait, ils avaient accordé un concert à Houdeng, en 1977. Ils étaient pétés. Ils ont fait l'amour. Je ne sais pas comment, mais je suis sorti du trou de balle d’un de ces deux-là. C'est bien moi, le fils de ce couple illégitime…

Quelle est ta définition du rock spaghetti ?

Giacomo : C'est du spaghetti rock. Tout simplement du rock. Il ne diffère en rien du rock conventionnel. Sauf qu’il est chanté en italien. Donc trahit des consonances latines. Celles de mes origines. Je mets donc mes origines au service du rock'n'roll.

Ton nouvel opus sort bientôt. As-tu des détails à nous communiquer à ce sujet?

Giacomo : Il sera dans les bacs le 22 octobre, jour de notre release party, organisée à la Rotonde du Botanique. Il s’intitulera « Born To Boggie » et paraîtra chez Mottow Soundz. Et j'en suis très fier.

Il ne devait pas sortir plus tôt ?

Giacomo : Effectivement, car au départ il s’agissait d’une autoproduction. Mais finalement, un label s’est intéressé à notre projet. Le temps de discuter du deal et on a pris du retard. Et puis je n’étais pas satisfait du premier mix. Donc il a fallu le recommencer et cet épisode a encore reporté sa sortie. J’ai préféré attendre que le produit soit entièrement fini et corresponde à mes attentes. D’où ce retard.

Ton dernier single s’intitule « Aline/Maria ». Adamo y est pour quelque chose ?

Giacomo : Adamo ? Non, Christophe. Daniel Bevilacqua est français, mais d’origine italienne. Et cette chanson, je l’écoute depuis ma plus tendre jeunesse. Je voulais donc en réaliser ma propre version. Tout en rendant hommage à Christophe, compositeur de ce bon vieux morceau de blues interplanétaire.

Tu as eu l’opportunité d’assurer le supporting act de Johnny Hallyday au Sportpaleis d'Anvers. Est-ce lui qui t'a choisi ? C'est quand même une fameuse référence pour toi, non ?

Giacomo : Au départ, je pensais que c'était une blague. Effectivement, c’est lui qui nous a invités. Mais l’expérience est vraiment unique. Tu joues tous les soirs devant 25 000 personnes qui ne te connaissent absolument pas. C’est terrible ! En fait, quand on a rencontré Johnny il nous a parlé de notre musique et de nos chansons. Manifestement, c’est une des plus belles aventures que j'ai pu vivre sur la scène musicale.

Johnny ratisse large. Sa musique s’adresse aux jeunes de 7 à 80 ans…

Giacomo : Oui il ratisse large, son public oscille entre 7 à 77 ans. Le public réunit de nombreux fans, mais également des curieux qui souhaitent voir le phénomène sur les planches…

Apparemment parmi ses aficionados, nombre d’entre eux ont apprécié votre set. Des amis présents ce soir-là me l’ont signalé ?

Giacomo : Cet écho est agréable à entendre. Perso, j’ai beaucoup aimé la réaction de la foule.

Parmi les premières parties, on pourrait également épingler celles que tu as accomplies pour Skip The Use et Electric Six…

Giacomo : Electric Six ? Il y a un bail ! Skip The Use, c'était à Mons. Le groupe débutait également. Depuis, nous sommes devenus amis…  

En 2013 tu as réalisé une tournée baptisée 'We Love Bars'. Dans quel but ?  

Giacomo : Afin de bosser sur tous les nouveaux morceaux du futur album. Et la meilleure manière de les tester, c’est de les interpréter dans des conditions de merde. Enfin, pas de merde… plutôt dans des conditions qui en reviennent aux roots. C’est-à-dire dans les bars. Ce périple nous a permis de faire une répète générale avant d’entamer la tournée des salles et des festivals. Finalement, l’épisode s’est bien passé et on s’est super éclatés…

Lors du dernier festival de Dour, je t’ai aperçu discuter en compagnie de Fred Lani (NDR : le leader de Fred & The Healers) et effectuer un échange de Cd.

Giacomo : Oui nous nous apprécions, tout comme j’apprécie sa musique et lui la nôtre. Et puis, j’ai un faible pour le blues…

Quels sont tes objectifs à court terme ?

Giacomo : Sortir l’album. Se produire en concert. Bien se sentir dans ma peau et réaliser ce que j’aime, sans devoir abaisser mon froc, tout en propageant la bonne parole, l'humour et le rock 'n' roll, à travers le monde.