Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Ronnie Earl

Just for today

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De son véritable nom Ronald Horvath, Ronnie Earl est un des plus grands guitaristes de notre époque. Que ce soit dans le domaine du blues, du rock, du jazz ou de la soul, cet écorché vif est un brillant technicien capable d’injecter dans son jeu une sensibilité autant massive que détonante. Il est à peine âgé de 60 balais. Ce diplômé de l'université de Boston a choisi d’embrasser une carrière musicale. En 1979, il entre dans le Roomful of Blues. Au sein de ce big band, il succède à une autre légende, Duke Robillard. Son aventure en solo lui permet de publier les excellents "Smokin'" et "They call me Mr Earl", en compagnie de Kim Wilson, préposé au chant et à l’harmonica. En 88, il fonde son propre groupe, The Broadcasters. Il est alors épaulé par le chanteur Darrel Nulisch et l’harmoniciste Jerry Portnoy. Au cours de cet épisode, il va graver toute une série de superbes elpees, ses derniers épousant une forme de plus en plus instrumentale. En octobre prochain, il célèbrera les 25 années d'existence de son groupe. Le line up actuel des Broadcasters réunit Dave Limina à l’orgue Hammond B3 et au piano, Lorne Entress à la batterie et Jim Mouradian à la basse. Les enregistrements ont été effectués en ‘live’, aux quatre coins de l'état du Massachussets, et le plus souvent au Regent Theatre d'Arlington.

"The big train" est un R&B qui nous plonge au cœur du Memphis, une plage au cours de laquelle l'orgue de Lumina domine les débats. Mais le blues opère rapidement un retour à l’avant-plan. A l’instar de l’indolent "Blues for Celie", une dédicace comme Ronnie les apprécie et en réserve sur chacune de ses œuvres. Son jeu est extrêmement fluide. Ses notes sont dispensées parcimonieusement, mais traduisent une sensibilité à fleur de peau. Dans le style, il est sans doute le meilleur. Et écouter une telle compo est un véritable régal pour les oreilles. C’est d’ailleurs lorsque le tempo est le plus lent qu’Earl est au sommet de son art. Il peut ainsi communiquer toute la tendresse et l'émotion qu’il éprouve. Et "Miracle" ainsi que "Heart of glass" en sont également de parfaites illustration. Le temps d'un boogie, il cède le relais de soliste à Dave Limina, qui titre son épingle du jeu aux ivoires sur "Vernice's boogie". Je vous l’avais signalé, Earl aime rendre hommage aux légendes du blues qui l'ont influencé. Il le réserve à trois gratteurs mythiques. Tout d’abord Otis Rush. Sur "Rush hour", morceau bien marqué par les interventions d’orgue, et caractérisé par la présence discrète d’un guitariste issu de Detroit. En l’occurrence Nicholas Tabarias, un jeune musicien âgé à peine de 22 ans. L’inoubliable soliste Howlin' Wolf, ensuite. Pour "Blues for Hubert Sumlin". Et enfin "Robert Nighthawk stomp", une piste qui honore ce pionnier de la slide guitare. Signé John Coltrane, "Equinox" trempe naturellement dans le jazz, et se singularise par d’exquis dialogues entre orgue et gratte. Encore une adaptation d’un standard du blues, "Ain't nobody's business", une composition popularisée par Freddie King. Ed et Tabarias se partagent le shuffle "Jukein". Le long playing ne recèle qu’une seule piste chantée. Un autre classique. Celui d'Etta James, "I'd rather go blind". Et cette mission est parfaitement assurée par la chanteuse blanche issue de Boston, Diane Blue…

 

Ronnie Earl

Spread the love

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Ronnie Earl est un artiste majeur. C’est de notoriété publique. De son véritable nom Ronnie Horvath, Earl est né dans le quartier du Queens à New York, en 1953. Son cursus scolaire est plus que respectable, puisqu’il achève ses études, en 1976, à l'Université de Boston. Ce qui ne l’avait pas empêché de se consacrer à la guitare. Et même de manière intensive. Il apprend beaucoup en écoutant le blues d'Otis Rush et de l'harmoniciste Big Walter Horton. Il entame sa carrière musicale, à Boston, au sein du backing group de Johnny Nicholas, the Rhythm Rockers. Et sévit ensuite chez les Bluetones du chanteur/harmoniciste Sugar Ray Norcia. En 1978, il rejoint le Roomful of Blues, le big band de Providence, dans le Rhode Island, pour y remplacer Duke Robillard. Il y séjournera jusqu'en 1986 ; mais en même temps, il entame une carrière individuelle En 88, il monte ses Broadcasters, formation au sein de laquelle figurent, au départ, le chanteur Darrell Nulisch et l'harmoniciste Jerry Portnoy. Depuis, il a publié un nombre impressionnant d’albums. Que ce soit pour les labels Black Top, Bullseye, Telarc, Stony Plain, et j’en passe.

Lorsqu'il aborde le slow blues, Ronnie adore dédicacer. Une intention qu’on retrouve dans les titres de ses compos : "Blues for... Jimmie and Jesse, for Bone, for Robert Jr, for the West Side, for Henry, for Martin Luther King, for Shawn, for Otis Rush, for the Homeless, for J, for Fathead, for the South side…", autant d'hommages rendus à des artistes, des styles ou des causes. Si Ronnie est un brillant musicien il est aussi avant tout un homme, un humaniste, à la sensibilité exacerbée, à l'inspiration débordante, puisant autant dans le blues que le jazz, et se servant même parfois des rythmes exotiques. Sa musique est celle de ses sentiments, de son corps, de son cœur, de son âme. Ronnie ne chante pas et si dans le passé, il est régulièrement parvenu à s’entourer d'excellents vocalistes, sa musique est avant tout instrumentale. Et très souvent, il laisse libre cours à ses collaborateurs, pour s’exprimer.

Pour enregistrer ce nouvel opus, Dave Limina est préposé aux claviers, Jim Mouradian à la basse et Lorne Entress aux drums. Earl puise dans le catalogue d'Albert Collins, dès le premier titre. "Backstroke" démontre déjà que l'essence même de cette œuvre repose sur les échanges à très haut niveau entre les cordes d'Earl et les claviers de Dave Limina. Ronnie parvient à restituer le style en picking du Master of the Telecaster. Première étiquette, "Blues for Dr Donna" est une déclaration d'amour qu’il adresse à son épouse Donna. Un blues tout en feeling et douceur, caractérisé par son toucher tellement délicat. Il effectue ensuite des lectures très personnelles de compos notoires, telles que le "Chitlins con carne" de Kenny Burrell, au cours desquelles il emprunte à Carlos Santana ainsi que le "Cristo Redentor" de Duke Pearson, un moreau popularisé par la version de Charlie Musselwhite à l’harmonica. Et il faut avouer que cette adaptation est majestueuse. Ronnie entame ensuite une séquence découpée en trois chapitres, "Happy", "Patience" et "Miracle". Un enchaînement proposé sous la forme d’un testament musical ; car cette musique qui lui vient du cœur, de l'âme et de l’esprit, il l’exécute en affichant cette technique impeccable et immaculée, qui le rapproche tellement de Carlos Santana. Faut dire qu’il émane une même spiritualité des deux musiciens. Limina adopte un style réminiscent de Booker T pour attaquer "Happy", une plage empreinte de bonne humeur. "Patience" campe un superbe blues lent. Enfin, "Miracle", parcouru par les interventions cathédralesques à l’orgue de Limina, ponctue cette trilogie. Les échanges entre Ronnie et Limina sur "Spann's groove" nous rappellent ceux, divins, opérés entre Muddy Waters et Otis Spann, et nous projettent ainsi dans le passé glorieux de Chicago. Sa conception très personnelle du blues, qu’il teinte de jazz et parfume d’exotisme, refait surface lors des tempos lents. A l’instar de "Skyman", au cours duquel il adresse manifestement un clin d'œil au regretté Duane Allman. Puis sur "Tommy's midnight blues". Et enfin tout au long d’"Eleventh step to heaven", une onzième marche qui mène au Paradis, et dont le parcours est balisé par l’excellente intervention de l'invité Paul Kochanski, à la basse. Davantage imprégné de jazz, "Ethan's song" met surtout en exergue le talent de Mr Limina. Il reste encore deux hommages. Tout d’abord, "Blues for Slim", qu’il adresse au remarquable Eddie Jones, dit Guitar Slim ; et, enfin, sous une forme acoustique, le traditionnel "Blues for Bill". Manifestement, Ronnie Earl possède un sens aigu du perfectionnisme…

 

Ronnie Earl

Hope radio

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Ronnie Horvath est aujourd’hui âgé de 58 ans. Il vit aujourd’hui à New York, mais a réalisé l'essentiel de son parcours musical à Boston. Il avait monté un groupe en compagnie de Sugar Ray Norcia, les Bluetones. Il a vécu son heure de gloire, lorsqu’il a remplacé Duke Robillard au sein du big band, le Roomful of Blues. Il a ensuite entamé une carrière de leader, en dirigeant ses Broadcasters. Depuis, il a aligné un nombre important d'albums. Ronnie est un guitariste respecté, vénéré même. Un esthète qui allie une profonde sensibilité et une technique irréprochable. Sa musique semble parfois presque trop parfaite et manquer de chaleur. A cause de sa recherche constante de la perfection. Ronnie ne chante pas. Il se consacre donc exclusivement à son instrument. Ce nouvel album a été concocté ‘live’, au sein des studios Wellspring Sound. A Acton, dans le Massachussetts. En avril 2007. C’est un opus instrumental. Lors des sessions, il a reçu le concours de Dave Limina au piano et à l'orgue Hammond B3, de Jim Mouradian à la basse et de Lorne Entress à la batterie. Son vieil ami Michael ‘Mudcat’ Ward intervient circonstanciellement à la basse et au piano. Tout au long de cet elpee, Ronnie étale sa connaissance et sa profonde compréhension des musiques qu'il aime : le blues d'Otis Rush, de Magic Sam et de T-Bone Walker ainsi que le jazz de Kenny Burrell et de Wes Montgomery. En outre, il reprend ici certains thèmes qu'il avait déjà abordés dans le passé.

Ronnie ouvre son concert privé en faisant la part belle au rythme et aux percussions. "Eddie 's gospel groove" nous entraîne au cœur d’un voyage proche des sphères musicales de Carlos Santana. Les interventions de Lumina à l'orgue Hammond sont superbes. "Bobby's bop" pénètre dans l’univers du jazz. Lumina se met alors dans la peau de Jimmy McGriff, tandis que Ronnie produit son flux ininterrompu de notes lumineuses. L’œuvre aligne alors une (trop) longue suite de blues lents. Des plages fort intéressantes, il faut le reconnaître, mais dont le registre rythmique souffre d’une trop grande uniformité. Ce n'est pas la première fois qu'il nous réserve son "Blues for the West side", un hommage aux gratteurs de Chicago qui ont immortalisé ce style : Magic Sam, Otis Rush, Buddy Guy, Luther Allison ou encore Luther Johnson. La transition vers la compo suivante, "I am with you", s’opère tout naturellement. Mais qu'est-ce qu'il joue divinement, ce Ronnie ? Il met son cœur et son âme au service de sa musique. "Katrina blues" ouvre une parenthèse. Earl y joue seul de la guitare acoustique. Le climat est empreint d’une grande tristesse. Guère étonnant lorsqu’on sait que les lyrics évoquent la tornade dévastatrice qui a défiguré la vieille cité de la Nouvelle Orléans. Une bonne dose de vivacité irradie "Wolf dance". La trame rythmique de base est aussi solide que celle du géant Howlin' Wolf. Ronnie se prend pour Hubert Sumlin. Il ne manque pas de panache. Lumina le seconde au piano. "Kay my dear" replonge aussitôt dans le blues bien lent. Un style très classique, institué par BB King. Bien mis en exergue, l’orgue Hammond contribue à une écoute confortable. "Blues for the homeless" adopte un même tempo. Une ancienne composition au cours de laquelle Lumina joue passionnément du B3. "Beautiful child" baigne dans la douceur et la mélancolie. Une plage très atmosphérique, magnifiée par ce véritable esthète des cordes. Plus explosif, "Blues for Otis Rush" constitue sans doute le meilleur blues de cet opus. A l’instar d’Otis, qu’il apprécie tout particulièrement, Ronnie y injecte toute sa passion et sa fougue. Ce "Hope radio" s’achève par "New gospel tune", un gospel instrumental caractérisé par ses échanges de piano et guitare. 

 

Ronnie Earl

Healing time

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Ronnie (né Ronald Horvath) est incontestablement un des guitaristes les plus doués de sa génération. Il est né en 1952, à New York City. Mais il n'a acquis sa célébrité qu'en 1980, lorsqu'il a remplacé Duke Robillard au sein de Roomful of Blues. Tout en se produisant avec le célèbre big band de Rhode Island, il enregistre plusieurs superbes albums en compagnie de son groupe, les Broadcasters. Depuis 1988, il a embrassé une carrière solo ponctuée de nombreux albums. Pour la plupart instrumentaux.

"Healing time" signe ses débuts sous la bannière du label Telarc. S'il est un des adeptes les plus reconnus de T-Bone Walker, il expérimente ici d'autres directions. Et notamment le jazz et la musique du Monde. Il est entouré par ses musiciens habituels. Anthony Geraci au piano, Mark Greenberg à la batterie et Mudcat Ward à la basse. Sans oublier Jimmy McGriff flanqué de son orgue hammond, dans le rôle de l'invité principal. Tous des techniciens émérites dont la performance instrumentale vole très haut, tellement haut que l'âme de la musique en est fragilisée, risquent à tout instant de glisser vers la ‘muzak’, ou pire encore de se transformer en fond sonore pour hypermarchés. Nous n'en sommes pas encore là, fort heureusement.

Pour débuter, il donne le crachoir à Mc Griif, pour un "Churchin" qu'il a écrit très jazz. Et embraie par le célèbre "Catfish" de Muddy Waters. Ronnie démontre tout ce qui fait son talent. La technique, bien sûr ; mais le feeling qui transpire dans son "toucher" de cordes. Sa manière de moduler le son fait merveille sur "Idle moments". Une saveur latino-américaine se dégage à l'écoute de "Thembi". Une composition du saxophoniste d'avant-garde Pharoah Sanders qui bénéficie ici du concours de deux percussionnistes, lorsque Greenberg est rejoint par Don Williams (de l'orchestre de Mc Griff). Geraci est tout à fait remarquable au piano. Ronnie aime dédier ses blues lents. A l'instar de "Blues for Shawn". Un exercice de style empreint d'élégance et de profondeur. Rares sont les guitaristes capables de disserter à ce niveau. La beauté pure, sans artifice, la légèreté, la douceur ultime, est atteinte sur "Glimpses of serenity" et "Song for a brother". Le blues n'a pas dit son dernier mot. Car il revient pour "Lunch at R&M's" au shuffle bien saignant, et "Blues on a Sunday", un blues à fleur de peau au cours duquel il dialogue de bien belle manière avec l'orgue de Jimmy Mc Griff, un musicien qui en profite pour démontrer quelle extraordinaire approche de cette musique il peut avoir!