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Rose Windows

Rose Windows

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En 2010, Chris Cheveyo se lasse du post rock qu’il pratique au sein de son groupe. Il décide donc de monter une nouvelle formation. Et fait appel à quelques potes –également musiciens– pour réaliser ce projet. Mais le line up n’est pas encore définitif. Et pour cause, un peu plus tard, il intègre la chanteuse Rabia Shaheen Qazi, qui va devenir la pièce maîtresse de Rose Windows. Puis un claviériste (un colocataire de Cheveyo !) ainsi que deux autres connaissances. Le sextuor publie la même année, son premier elpee, « The Sun Dog », chez Sub Pop. Un disque qui bénéficie du concours de Randall Dunn (Earth, Sunn O))), Akron/Family), à la mise en forme. Et il est à nouveau aux commandes pour cet opus éponyme. Manifestement, dès le départ, la formation a été bien encadrée.

A l’instar du précédent LP, Rose Windows nous entraîne dans un univers psyché/rock réminiscent des 60’s. Et comme chez Black Mountain, la voix féminine est puissante et bien mise en exergue. Dès « Glory, Glory », un plage aux accents particulièrement métalliques, elle affiche d’ailleurs toute sa maîtrise. Un potentiel que le band exploite à la perfection. Ainsi, sur « Strip Mall Babylon », la flûte traversière, le clavier et les chœurs soutiennent judicieusement son chant. Bien sûr, la formule est parfois prévisible, mais elle fonctionne parfaitement. D’autant plus que les compos du long playing sont variées. Il y a des grattes électriques, mais également acoustiques, comme sur « Come Get us Again ». En outre, le combo tente une incursion dans le blues/rock, à travers « The Old Crow ».

Pendant une bonne demi-heure, Rose Windows parvient à nous replonger dans l’atmosphère du psyché rock californien. On ne va donc pas cracher dessus. Profitez d’ailleurs bien de ces neuf morceaux. Ce seront les derniers, car Cheveyo a en effet décidé récemment de dissoudre le groupe, dont la carrière aura été brève mais intéressante…

 

Rose Windows

The Sun Dogs

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D’accord, la galette n’est pas neuve.

Apparue en plein solstice d’été 2013, nous ne nous y intéressons qu’aujourd’hui. Mais à l’écoute de l’œuvre, la fonction ‘espace/temps’ ne semble pas pertinente.

Dès l’ouverture, on est plongés 40 ans en arrière, lorsque les fantômes de Black Sabbath étaient encore menaçants. Alors, 12 mois d’écart entre la sortie et la chronique ne peuvent interférer dans la qualité qui au final en ressort.

Entre les nappes organiques des claviers rutilants, les cordes héroïques et lancinantes, la procession de Rose Windows vient cloîtrer immédiatement le mélomane au sein d’un univers psyché-rock. Epoustouflant ! En y ajoutant des interventions de flûte et de long solos de guitares fièrement déployés, on est vite déchiré entre mélancolie naïve et puissance maléfique, dévotion pieuse et hallucination chamanique.

Sous leur apparence d’hippies attardés, les 7 protagonistes du combo s’affichent tout feu tout flamme, sans la moindre gêne ; et dans une ambiance au sein de laquelle les éléments se baladent, s’entrechoquent, sont cajolés ou retournés, il envoient le bois sans aucune concession.

Au moment même ou l’on signerait le pacte qui lierait notre âme au diable, Rose Windows vient calmer le jeu et nous invite à prendre le recul nécessaire à cette hérésie via la voix superbe de Rabia Shaheen Qazi, la chanteuse, qui teinte les morceaux d’une douceur voluptueuse et permet un répit dans nos errances sataniques.

« The Sun Dog » épate, et peut même carrément laisser sans voix tant la qualité générale présente tout le long de l’album est tout simplement parfaite.

La justesse, tant dans les compositions que les voix, tant au niveau de la production que le choix rythmique des pistes ne pourrait être décortiquée, et c’est justement là que se situe la force imparable de l’elpee : il ne souffre d’aucune faiblesse.

Si l’on peut sourire en voyant débarquer la troupe sous ses airs de nostalgie ‘woodstockienne’ et mettre un fond de doute dans leur sérieux, une fois les amplis allumés et les instruments en branle, la ligne claire et fluide des compositions ne permettent qu’une seule option : tomber délicatement sur un matelas d’épines et s’en relever sans aucune égratignure.

« The Sun Dog » est un petit bijou ; et à l’instar de l’Anneau de Tolkien, il nous mène droit au brasier ardent d’un monde parallèle en plein essor. Et nous y allons, attirés malgré nous, tout en souriant au démon.