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Kyla Brox

Throw away your blues

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Chanteuse de blues et de soul, Kyla Brox est âgée de 36 ans. C’est la  fille d'Annette et Victor Brox. Ce dernier se consacrait au vocaux chez Aynsley Dunbar Retaliation, l'un des groupes-phares issu du British Blues Boom, qui a marqué la fin des sixties. Il jouait aussi de l'orgue, de l'harmonica et du cornet. Son épouse, Annette Reis, était également chanteuse, pianiste et saxophoniste. Le couple a donné naissance à 5 filles. Toutes vocalistes. Mais seule Kyla, la cadette, a rencontré le succès. Elle n'a que 13 ans lorsqu’elle se produit en ‘live’, au sein du groupe de son paternel, Blues Train. Le bassiste Danny Blomeley est du même âge et Phil Considine, le batteur, ne compte alors que 19 printemps. Elle fonde finalement son Kyla Brox Band en 2001, ne conservant que le bassiste, Blomeley. Qu’elle va épouser en 2008. Deux enfants sont nés de cette union. La discographie de Kyla est conséquente, mais n’a jamais bénéficié d’une distribution digne de ce nom. Kyla Brox se produit en duo, en compagnie de son mari ou de son band. Pour enregistrer cet elpee, aux Pays-Bas, le couple a reçu le concours du guitariste Paul Farr et du drummer Pablo Leoni.

Kyla entame "If you see him" a cappella. Superbe, sa voix est puissante et profonde. Elle est ensuite rejointe par ses musiciens pour ce blues lent qui baigne au sein d’un climat solennel et dépouillé. Un chant qui ressemble à une caresse, tout au long du blues lent "Lifting The Blues". Kyla double également à la flûte. Dans ce contexte minimaliste et dépouillé, les interventions de Paul Farr à la gratte sont à la fois parcimonieuses et judicieuses. Un cadre au sein duquel, il semble s’épanouir. Tapissé par l’orgue Hammond de John Ellis, "Beautiful day" élève le tempo. Et les interventions de Paul sont toujours aussi créatives. Manifestement, Miss Brox aime les climats intimistes. Discret, en toile de fond, l’orgue souligne à peine la voix chaleureuse, si proche de Miss Brox, sur le blues lent "When we're alone". Un timbre qui monte en puissance sur le plus funky "Choose me". "Road home" est une ballade empreinte de douceur et de délicatesse. L’enlevé "Run our home" permet à Kyle de briller à la flûte. Sculpté dans la country, "Ain't got time" est imprimé sur un tempo nerveux, digne de Jimmy Reed. L’exercice de style vocal est classieux alors que Farr joue en picking. Son feeling fait à nouveau merveille sur un autre blues lent, "Change your mind". La voix est épanouie face à l'orgue Hammond. "Song for the lonely" pénètre dans l’intimité d’un cabaret, voire d’un night-club. Un titre de jazz fluide mais incandescent… Kyle shoute son amour sur "Lovin' your love", une piste balisée par une rythmique funk et caractérisée par l’omniprésence de l'orgue Hammond. Dernier blues lent, "Honestly blues" agrège douceur, décontraction, tendresse et pureté, une ambiance qui permet au gratteur d’exploiter au maximum son style tout en économie de notes. "365" relance le rythme. 365, c’est le nombre de jours par an au cours desquels la femme est exploitée ! Sa voix puissante rappelle une de ses influences majeures, Etta James. D’excellente facture, cet LP s’achève par un autre titre d’une grande sobriété, "I will love you more", un message d'amour adressé à ses enfants, Sadie et Sonny.

 

Roxette

Demeurer en vie, tant au sens propre qu’au figuré du terme…

Écrit par

Roxette célèbre ses trente années d’existence et a donc baptisé sa tournée ‘The Roxette XXX Tour’. Il s’agit déjà de la 35ème date de ce périple ; et le concert va se dérouler au sein d’un Lotto Arena sold out. Le dernier passage de Roxette à Anvers remonte à 2009 ; et il avait été programmé dans le cadre de ‘The Night Of The Proms’. Il revenait à Eskobar d’ouvrir le spectacle

Issu d' Åkersberga, à 30 kilomètres au nord de Stockholm, Eskobar est un trio suédois fondé en 1996. Il compte 5 albums à son actif : « Til We're Dead » en 2000, « There's Only Now » en 2001, « A Thousand Last Chances » en 2004, « Eskobar » en 2006 et « Death in Athens » en 2008. La formation et Heather Nova avaient décroché ensemble un gros succès en 2002, grâce à « Someone New», et un autre en 2004, en compagnie d’Emma Daumas, pour « You Got Me ».

Daniel Bellqvist, le chanteur, est tout de rouge vêtu. Il est soutenu par Robert Birming à la batterie, ainsi que Frederik Zäll aux guitares (acoustique, électrique et dobro), mais aussi aux claviers. Le pop/rock dispensé par le band est cool. Sans doute un peu trop, car apparemment, l’auditoire attend impatiemment que Marie et Per montent sur les planches. Les spectateurs sont particulièrement bavards, et entretiennent un brouhaha qui empêche votre serviteur d'apprécier la prestation du combo. Qui tient pourtant parfaitement la route. Frederik passe aisément des claviers aux différentes grattes, dont le dobro sur lequel il excelle. A deux reprises, il va même doubler sèche et harmonica. Au bout de 35 minutes, Eskobar tire sa révérence. Et franchement, j’aimerai revoir le trio dans d’autres conditions ; dans une salle intimiste, par exemple. Car leur set était, malgré les bruits parasitaires, impeccable… 

Roxette est le second groupe suédois à s’être forgé une notoriété internationale, derrière ABBA. Il a vendu plus de 60 millions d'albums à travers le monde, dont « Crash! Boom! Bang! », un elpee paru en 1994, qui s’est écoulé à plus de 4 millions d'exemplaires (NDR : essentiellement au Japon et en Europe, mais pas aux USA) et « Joyride », publié en 1991, qui a dépassé la barre de 12 millions de copies à travers le monde…

Marie Fredriksson a conservé sa superbe sur les planches. Et pourtant, début du millénaire, elle a été opérée d’une tumeur maligne au cerveau. Elle a vaincu son cancer, mais a gardé des séquelles de son opération, car elle souffre de troubles oculaires. Elle est âgée aujourd’hui de 57 ans ; et pas mal d’artistes –et d’être humains lambdas– préféreraient ne plus prendre le moindre risque en restant à la maison. Marie et son fidèle complice Per Gessle, ont opté pour une autre alternative. Demeurer en vie au sens propre comme au figuré du terme. Au quotidien et sur les planches. Une belle victoire remportée sur cette maladie de m****.

Après une longue attente, les musicos débarquent sur le podium. Il est 21h30. La petite intro électro leur permet de prendre place. La scène est plongée dans la pénombre et un roadie vient installer Marie sur son siège. Marie observe le public qui applaudit chaleureusement, alors que Per Håkan Gessle se plante à droite. Le bassiste est près de lui, tandis que le guitariste (NDR : chevelu) opte pour l’autre extrémité de l’estrade. Le set s’ouvre par « Sleeping In My Car », un extrait de l'excellent « Crash! Boom! Bang! ». Marie est radieuse et elle a conservé toute sa puissance. Et dès les premiers accords, l’auditoire est déjà très réceptif. Une ambiance qui sera très chaude tout au long des 90 minutes du set. Place ensuite à « The Big L. », extrait de « Joyride ». Des lumières bleues balaient les artistes et les spectateurs des premiers rangs. En arrière plan, cinq immenses stores métalliques se déroulent. Des stores qui vont servir lors du spectacle, d’écran pour la projection des vidéos et du light show, et tout particulièrement la reproduction en grandes lettres multicolores du nom de la formation.

La machine à hits est en route. A de multiples reprises, Per harangue les premiers rangs afin de faire monter la pression. Qui va croître graduellement. « Crash! Boom! Bang! » enflamme littéralement la fosse. Le refrain est repris comme un seul homme par un Lotto Arena en symbiose avec les artistes. Les tubes se succèdent : « Crush On You », « She's Got Nothing On (But The Radio) », « The Heart Shaped Sea », « Watercolours In The Rain / Paint » et « Fading Like A Flower ». Autre moment de communion entre l’auditoire et Roxette, « How Do You Do! ». Epatant ! Tout comme le jubilatoire « It Must Have Been Love ». Après « Dressed For Success » et « Dangerous », le set s’achève par « Joyride ».

Marie et Per hésitent un peu et quittent, bras dessus bras dessous, le podium, après avoir longuement remercié la foule, pour son accueil chaleureux. Quelques minutes plus tard, tout le monde revient pour attaquer « Listen To Your Heart » et un monstrueux « The Look ». Quoique diminuée par la maladie, Marie a parfaitement rempli son rôle, ce soir. Elle a même comblé son public… et au vu de son combat, on ne peut que la féliciter…

(Organisation: Live Nation)

Setlist :

Sleeping in My Car
The Big L.
Stars
Spending My Time
Crash! Boom! Bang!
Crush on You
She's Got Nothing On (But the Radio)
The Heart Shaped Sea
Watercolours in the Rain / Paint
Fading Like a Flower (Every Time You Leave)
How Do You Do!
It Must Have Been Love
Dressed for Success
Dangerous
Joyride

Encore:

Listen to Your Heart
The Look

ProXima

Lost Blood in Paris

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En observant l’artwork de la pochette (NDR : pas vraiment une réussite !), je m’attendais à devoir me farcir une solution sonore à la fois kitsch, à l’instar de celle des Pet Shop Boys, et destinée à la bande FM, comme seul Billy Idol était capable de la concevoir. Et finalement, ce sont plutôt les spectres des Libertines (« What Should I Do ? »), de David Bowie (« Goodbye My Love ») et de Placebo (« Hey Little Princess ») qui hantent le plus souvent cet opus. Malheureusement, malgré les riffs très rock ’n roll, dignes de Pete Doherty, qui alimentent de chouettes mélodies susceptibles d’accrocher instantanément l’oreille, les compos sont régulièrement gâchées par les vocaux (« The Seeds of Hope », « My Little Sweet Aida »).

Pour votre info, sachez quand même que ProXima est une formation fondée à Colombes, en 2001. Et que « Lost Blood in Paris » constitue le nouvel opus de ce band français, auquel il serait peut-être judicieux d’apporter du sang frais…

 

Rox

Memoirs

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Dès sa plus tendre enfance, la vie de Roxanne Tania Tatei (moitié Jamaïcaine, moitié Iranienne) est bercée par la musique, et en particulier le chant. Faut dire que cette native de la banlieue londonienne a fait son apprentissage au sein de la chorale de l’église. Et puis son cocon familial est favorable à ce destin. Afin de parfaire son apprentissage, la jeune fille fréquente la National Youth Music Theater. Progressivement, l’Anglaise d’adoption maîtrise de mieux en mieux sa voix qu’elle adapte un peu à tous les styles. Et « Memoirs », son premier elpee en est une belle illustration. 

Pour concocter ce premier essai, il faut avouer que la chanteuse est parvenue à bien s’entourer. Et pour cause, elle a reçu le concours d’Al Shux (NDR : il a bossé notamment, en compagnie de Jay-Z, Lily Allen, Alicia Keys ou encore Snoop Dogg) de KRS One ainsi que Damien Marley. Le premier a participé à l’écriture et les deux derniers se sont chargés de la mise en forme. De quoi pouvoir démarrer sur de bonnes bases. Idéal même pour chercher à détrôner Amy Winehouse ou Duffy sur les terrains de la soul anglaise. Et sincèrement, vu les douze morceaux de cet opus, elle n’a pas à rougir du résultat. Elle parvient à jongler entre tous les styles avec une aisance étonnante. Parfois on a même l’impression d’entendre Lauryn Hill, Mary J.Blige, Amy Winehouse ou encore Aretha Franklyn. Que du beau monde donc ! Toujours en retrait, les arrangements sont parfaits et permettent à sa voix de tirer son épingle du jeu. Car il faut bien reconnaître que c’est bien l’organe vocal de la jeune femme qui fait la différence. Tour à tour excitant ou suave, il est le fruit d’un parfait travail de maîtrise.

Si la soul n’est pas ma tasse de thé, je dois reconnaître que l’univers sonore de Rox est très personnel. En agrégeant soul, reggae, folk et r&b, elle parvient à concevoir de très belles mélodies pop. Si vous êtes un adepte du style, vous pouvez vous procurer ce disque, les yeux fermés. 

ProXima

Music for pleasure

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Bien que fondé en 1996, ce trio parisien vient seulement d'enregistrer son premier album. Un disque qui a reçu d'excellents échos dans la presse britannique. Faut dire que le chant est interprété dans un anglais d'excellente facture. Que leurs mélodies sont particulièrement équilibrées et contagieuses, la basse élastique, les drums discrets mais efficaces, et les harmonies vocales soigneusement ciselées. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si le guitariste n'avait pas un peu trop tendance à tirer la couverture vers lui. C'est vrai qu'il a longtemps végété au sein de la scène heavy métal. Et qu'inévitablement il a tendance à en remettre une couche. Pourtant, lorsque ses interventions épousent le fil mélodique, elles passent plutôt bien la rampe. C'est notamment le cas sur le hit potentiel " And now you're a mother " ; un fragment qui évoque une rencontre hypothétique entre le Who, les Troggs et les Beach Boys. Ou encore lorsque l'expression sonore épouse un profil punk pop réminiscent d'Ash. A l'instar de " A life in a day ", du hit potentiel "Boom boom bang bang you're dead", du décapant "Cloud 9". De la même trempe, mais plus proche de ce que réalisait Manic Street Preachers à ses débuts, " French lovers " flirte même avec le glam. Noisy, " You told me lies " et " She's far away " consument une intensité chatoyante. Mais le meilleur titre de cet opus est paradoxalement électroacoustique. Répondant au titre de " You're gonna live into my dream now ", il aurait pu figurer dans le répertoire d'un Swell. A travers " Music for pleasure ", ProXima a eu l'audace de tenter le mariage de styles contre nature. Il y est presque parvenu. C'est déjà une réussite en soi. Suffira à l'avenir de brider quelque peu les dérapages du soliste pour que le combo devienne une des valeurs sûres de la scène pop/rock d'Outre Quiévrain. C'est tout le mal qu'on lui souhaite…