Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Russian Circles

Une démonstration tout en puissance…

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On ne peut pas dire, qu’au cours des dernières années, le Botanique ait programmé des tonnes d’artistes metal ou post-rock. Pour assister à ce type de concert, on se tourne, le plus souvent, vers le Magasin 4, l'Ancienne Belgique ou d'autres salles, pour la plupart situées au Nord du pays. Il faut cependant avouer que depuis le début de cette année, le Centre culturel de la Communauté française a accueilli plusieurs spectacles bien musclés. Ainsi, après avoir invité Boris en décembre dernier, qui était venu fêter le 10ème anniversaire de la sortie de son album "Pink", c'était au tour de Russian Circles de fouler les planches de l’institution bruxelloise, mais à l’Orangerie. 
Il y a 13 ans que le trio issu de Chicago roule sa bosse en pratiquant ce qu’on pourrait appeler du post-rock-metal, un style dont les envolées sauvages, chargées de testostérone, sont entrecoupées de moments plus paisibles et mélodiques. Depuis qu’Isis a tiré sa révérence, Russian Circles incarne certainement le mieux celui qui atteint ce parfait équilibre, dans ce domaine. Et son dernier elpee, "Guidance", paru l'année dernière, en est une belle illustration. On avait donc hâte de redécouvrir, en ‘live’, ce combo capable de libérer une puissance phénoménale.

Après avoir assisté à une première partie assurée par le band yankee Cloakroom, les trois musicos montent sur l’estrade devant une salle comble. Il est près de 21 heures. Dave Turncrantz se plante derrière ses fûts, le bassiste, Brian Cook (NDR : un barbu !), s’installe à droite alors que le guitariste, Mike Sullivan, à gauche. Le set s’ouvre par un morceau du dernier elpee, « Asa ». Mais après cette courte introduction, le combo chicagoan entre dans le vif du sujet. Percutants, les riffs sont sculptés dans le post-metal. Brian Cook tient sa basse à hauteur des genoux et nous gratifie d’un headbanging, suivi par la majorité du public agglutiné au sein de l’Orangerie. Quoique toujours aussi statique, Mike Sullivan impressionne par son aisance. Il enchaîne les parties techniques et n’hésite pas à recourir au tapping. Si les compos du dernier opus incorporent des passages plus ambiants et mélodieux, sur scène, la formation privilégie les titres les plus agressifs de ses précédents long playings, à l’instar de « Deficit » ou encore « Mladek ». D’ailleurs les périodes calmes sont plutôt rares, tout comme le discours entre les morceaux. (NDR : il est même tout simplement absent).

Après une heure et demie de démonstration tout en puissance, Russian Circles se retire et laisse la foule se remettre de ses émotions. Vu l’affluence enregistrée ce soir, on suppose que le Botanique va continuer à programmer des groupes de ce style… enfin, c’est ce que votre serviteur espère vivement…

(Organisation : Botanique)

Voir aussi notre section photos ici


 

 

Russian Circles

A plein volume…

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Deux ans après voir publié son cinquième album, « Memorial », Russian Circles se produisait à nouveau dans l’Hexagone, et plus précisément à Tourcoing, au Grand Mix, devant une salle remplie aux deux tiers. 24h après la prestation de Red Fang, la salle française allait une nouvelle fois vibrer sous les riffs métalliques d’un combo issu du pays de l’Oncle Sam.

Fondé en 20014, Russian Circles pratique une forme de post-rock/post-metal, caractérisée par le recours à des pédales de sampling et de loop. Son patronyme est inspiré d’un exercice pratiqué dans l’univers du hockey sur glace…

Pour assurer leur première partie européenne, le trio chicagoan a fait appel Helms Alee. Des compatriotes. Etablis à Seattle. Ce soir, il s’agit de leur premier show accordé sur le Vieux Continent. Un trio réunissant deux filles et un mec. Leur musique libère énormément d’énergie, mais à la grosse louche. Epais, les riffs de gratte se succèdent, mais se ressemblent. Après avoir encaissé trois morceaux de ce metal stoner, le public est rassasié. Et souhaite que ce gavage s’achève le plus rapidement possible…

Vers 21h30, les choses sérieuses commencent. Chevelu, Mike Sullivan, le guitariste, s’installe sur la gauche. Barbu, le bassiste, Colin DeKuiper, sur la droite. Et Dave Turncrantz, en arrière-plan, au milieu, derrière ses fûts. Dès les premiers accords, on est impressionné par la puissance du son. Comme quoi, il n’est pas nécessaire de monter un quintet ou de disposer d’un mur d’amplis, pour produire du ‘gros son’. Le trio enchaîne les titres de ses différents long playings. Aucun n'est négligé. Parfois, les riffs de métal cèdent le relais à de longs crescendos construits en harmonie. Mike Sullivan est un fameux gratteur. Sa technique au tapping est stupéfiante de vélocité. Et le bassiste, est loin d’être un manchot. Les hochements de tête se généralisent dans la fosse ; ce qui démontre le réel intérêt de la foule pour ce concert. Un seul reproche, les musicos sont un peu trop statiques. Une critique largement compensée par la qualité, l’intensité et l’énergie libérée par les compos, et la parfaite maîtrise des instruments affichée par les trois compères de Russian Circles.  

Après une bonne heure de concert, le public est satisfait. Et le manifeste par de vives acclamations. De quoi aussi donner envie de ressortir les disques du band et de les écouter à plein volume, dans l’esprit de ce set…  

(Organisation : Le Grand Mix)

Pour les photos de Russian Circles lors de leur set à l'AB, c'est ici
Pour les photos de Helms Alee lors de de leur set à l'AB, c'est là
Pour celles de Russian Circles au Grand Mix, c'est ici
Et pour celles de Helms Alee au Grand Mix, c'est là

 

 

Russian Circles

Empros

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Il y a deux ans, la formation chicagolaise avait publié un excellent album de post-rock, « Geneva ». On se demandait donc comment Russian Circles allait lui donner une suite, en poursuivant dans le même style. Pas de souci, « Empros » relève le défi, haut la main 

Un opus néanmoins plus lourd, plus écrasant. Probablement l’elpee le plus puissant de sa discographie. Dès le morceau d’ouverture, « 309 », le ton est donné. Entrecoupée d’interludes atmosphériques, cette piste tramée dans des cordes de guitares grasses s’élève en crescendo. Et ébranlée par les coups de grosse-caisse, elle nous rentre dedans. Caractérisé par ses riffs davantage post rock, « Mladek » est plus proche de « Geneva ». Enfin, en début de parcours, car au fil du morceau, le son monte en puissance et la compo s’achève carrément dans le post-métal. Quant à « Schiphol », il aurait pu figurer au répertoire de la formation japonaise, Mono. La suite du tracklisting est privilégie les compos duales, déchirées entre riffs post-métal et plus mélodiques. Une exception qui confirme la règle, le morceau final, « Praise Be Man », plage au cours de laquelle une voix fait son apparition. Et sa présence est judicieuse.

« Empros », le quatrième long playing de Russian Circles nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. C’est d’ailleurs à ce prix, qu’on parvient à en détecter toutes les richesses. Le post-rock et le post-métal ont encore de beaux jours devant eux. Russian Circles et les autres signatures de l’écurie Sargent House sont là pour le rappeler.

 

Russian Circles

Geneva

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Les militants post-rock de Russian Circles nous reviennent à bord d’un troisième rouleau compresseur. Le trio originaire de Chicago avait redéfini le terme ‘puissance’ sur « Station », son précédent opus, et continue aujourd’hui son inlassable ascension vers des sommets de virtuosité. « Geneva » est un condensé de sept compositions efficaces, intense et subtiles. Bien que ce nouvel opus soit calqué sur le même schéma que son précédent elpee, Russian Circles parvient à installer une ambiance qui lui est propre, entre métal, prog, et post-rock. Une versatilité qui ne peut jouer qu’en sa faveur, vu la multiplication des projets –pas toujours subtils– du style. Ainsi, le combo peut évoquer le côté lyrique de Mono et, aussitôt, se déchaîner dans une tempête de riffs à faire pleurer d’envie des Pelican, Isis ou 65daysofstatic. Les amateurs du genre devraient se régaler.

 

Russian Circles

Station

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Comme son nom ne l’indique pas Russian Circles est une formation issue de Chicago. Le trio n’en est pas à son coup d’essai, « Station » constituant apparemment son deuxième essai. N’ayant jamais entendu parler de Russian Circles, c’est avec une certaine appréhension que l’on aborde cet opus. Mais ce que l’on pensait être une énième farce pseudo Post-Rock, terme aujourd’hui utilisé pour décrire aussi bien le caviar que le cheeseburger, s’avère être des plus efficaces. Le Post-Rock des Chicagolais, trempé dans un Métal tranchant, parvient à insuffler une nouvelle vie à ce genre musical. Les trois hommes se montrent aussi bien capables d’utiliser intelligemment une structure classique (un « Verses » à la Explosion In The Sky) que de surprendre en balançant un bon petit prog-rock de derrière les fagots entre deux moments de quiétude (un « Station » digne des meilleurs morceaux de Tool ou un « Youngblood » rappelant Isis). Russian Circles redéfinit avec justesse la hargne, la fureur et leurs antonymes. Une seule envie subsiste après s’être envoyé les six morceaux épiques de la plaque : celle de se procurer au plus vite le premier essai du trio (« Enter ») et de reprendre les choses depuis le début, comme il se doit.