L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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SBT

Joan of all

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SBT, c’est le surnom de Sarabeth Tucek, un pseudo que lui ont attribué de nombreux musiciens avec lesquels elle a travaillé. Il s’agit, en outre, de l’ancienne collaboratrice de Bill Callahan, au sein de Smog. Elle avait ainsi participé aux sessions d’enregistrement de l’elpee « Supper », en 2003. Elle ne compte que trois albums solos à son actif, et le dernier, « Get well soon » date de 2011. Mais pour ce nouvel opus, elle s’est montrée très généreuse en proposant 15 titres en un peu plus de 70 minutes. Dont de nombreuses ballades, souvent mid tempo, très susceptibles de changer de rythme à mi-parcours. Deux valses aussi : « The living rool » et la ritournelle « Make up your mind ». Des accents empruntés au Floyd, encore. Au cœur du morceau. D’abord « Happiness » (« Echoes » ?), une plage qui s’ouvre et s’achève par de jolis et limpides enchaînements de cordes. Puis « Sheep », caractérisé par une ligne de basse mordante et un final complexe. Mais la piste la plus intéressante est incontestablement « 13th St # 1 ». Sur un tempo comparable à « Heroin » du Velvet Underground, Sarabeth nous livre un monologue à la Patti Smith…. Sans quoi on épinglera encore « Unmade\The dog ». D’abord indolent, il vibre au son des perçus profondes, un peu dans l’esprit de « Vienna » d’Ultravox, mais sans la moindre envolée, ni de violons, ni d’autres instruments…

SBTRKT

Métissage de styles parfait au Grand Mix…

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Il est 21h15 et les techniciens du Grand Mix courent dans tous les sens afin d'accueillir de manière optimale le jeune espoir londonien de la scène post-dubstep. Effectivement, Aaron Jerome a déjà marqué la scène underground de London-east par un premier album sous son vrai nom qu'il abandonne afin de garder un côté anonyme. Ce jeune multi-instrumentiste dénommé SBTRKT entre en scène accompagné de son acolyte Sampha, déjà présent sur plusieurs morceaux de l'album éponyme.

Le début de set démarre tout doux par "Heatwave", morceau instrumental qui souffre malheureusement de quelques galères technique. Mea Culpa, les deux gaillards embraient directement sur "Hold On" qui met tout le monde d'accord. Un SBTRKT humble et discret mais qui maîtrise à merveille ses samplers, sa batterie, sa boite à rythmes, son laptop et ses machines. Sampha, de son côté, excelle au synthé et aux percussions en plus de poser sa voix sur les compositions originales d'Aaron.

La salle commence à se chauffer et les tracks s'accélèrent : "Living like I do", "Something goes right" et enfin "Trails of the past". Il est venu le temps de danser lors du morceau plutôt funky "Pharaohs" qui ne manquera pas de nous rappeler "Dance wiv me" de Calvin Harris featuring Dizzee Rascal. Le public s'emballe et là, une compo inconnue vient réchauffer les cœurs avant de foncer vers l'explosif "Go bang". A partir de cet instant, c'est mission accomplie pour le jeune talent insulaire. Le show est carré. Un plan de feu ténébreux renforce ce côté mystique qu'on retrouve déjà dans les masques amérindiens des protagonistes. Bref, on est impressionné par la justesse et la maîtrise de leur art.

Pour finir en beauté, le duo met le feu au Grand Mix à l’aide de "Wildfire", suivi de près par "Never Never". De quoi mettre un terme à cette soirée musicalement intéressante. L’hybridation des styles (R&B, Soul, Electro, Dubstep, Basses music) est menée de main de maître, le métissage des populations présentes le prouve allègrement. Mais pas encore de point final, plutôt des points de suspension… car SBTRKT revient flanqué de Sampha pour une version très originale de "Right thing to do" transformée en sorte d’'Extended Mix'. Nous sommes charmés. D'ailleurs, tout le monde ressort ravi et enrichi de ce concert bien calibré.

(Organisation Grand Mix)