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Sage Francis

Un véritable spectacle à lui seul…

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Paul Francis, aka Sage Francis, était de passage à la Rotonde du Botanique ce samedi 25 octobre, pour le plus grand plaisir des fans de hip hop. Il y a maintenant une petite quinzaine d’années que l’Américain (NDR : il est originaire de originaire de Miami) se distingue par un flow qu’il déverse avec une rapidité déconcertante. Une décennie et demi qu’il construit des ponts entre le hip hop et l’indie-rock en demandant, par exemple, à Yann Tiersen ou Calexico de se charger de l’instrumentation, en sollicitant Will Oldham pour assurer les chœurs et même en adaptant une chanson de Johnny Cash, sous forme d’hommage. Un artiste entier donc qui était dans la capitale pour présenter son dernier album, « Copper Gone ».

Après le supporting act assuré par le collectif belge, Behind The Wall, place à la tête d’affiche. Il monte sur l’estrade à 21h. Imposant, le barbu n’a pour tout compagnon que son ordinateur. Il a enfilé une djellaba dont la capuche recouvre son crâne dégarni. Il a noué, autour du cou, un drapeau qui flotte dans les airs lorsqu’il se déplace. Le Yankee ne lésine pas sur les moyens. Pour ouvrir son set, il interprète ce qui est certainement l’un de ses meilleurs morceaux, « Escape Artist ». Le ton est donné. L’ambiance est déjà très chaude dans la Rotonde et elle ne baissera pas d’un cran tout au long de la soirée. Les têtes remuent au rythme des basses. Le public s’est déplacé en nombre y compris un noyau dur de fans qui connaît les paroles par chœur. Ce qui communique une touche supplémentaire d’ambiance.

En tant que routinier de la scène, Sage Francis sait comment maintenir un public en éveil. Ainsi, il alterne des morceaux de son dernier album et ses tubes. On aura ainsi droit à « Sea Lion », « Jah didn’t kill Johnny » ou encore le superbe « The Best of Times », titre qui clôt sa prestation. Chaque morceau qu’il interprète est un véritable spectacle. Lorsqu’il ne parcourt pas le podium de long en large, il nous réserve une chorégraphie ou encore imagine un stratagème pour attirer notre attention. Enfin, lorsqu’il est à court d’idées, il en revient tout simplement à ce qu’il fait le mieux : le chant. D’ailleurs, ses exercices de style a capella figent littéralement l’auditoire. Un public qui tente néanmoins de suivre son phrasé dispensé à une vitesse vertigineuse. Les fans de hip hop ont trouvé leur maître !

(Organisation Botanique)

 

Sage Francis

Une bête de scène…

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Déjà près d’une décennie que Sage Francis pratique une forme de hip hop alternatif, nourri au slam et teinté de folk ou de rock. Natif de Providence (NDR : c’est dans le Rhode Island), il en est même devenu une figure de proue. A son actif, cinq albums, dont un en compagnie des Non Prophets. Il se produisait ce mardi 5 octobre à l’Orangerie du Botanique, pour défendre son dernier opus, « Li », lors d’une double affiche, puisque Dolan y était également programmé. Bernard Dolan est également issu du même Etat, mais de Hanton City. Un rapper, activiste, emcee et slammer réputé pour son spoken word profondément engagé, politique et cynique. C’est un pote à Sage. Il relève d’ailleurs de son label.

Vers 20h, la sonnette retentit. Elle annonce le début du spectacle. Ou plus exactement du supporting act. Mais c’est face à un auditoire encore clairsemé que le Bruxellois L.E.G. entre en action. Soutenu par deux acolytes aux manettes, ses yeux sont cachés derrière des lunettes de soleil et sa tête dissimulée sous une capuche. Le Belge donne tout ce qu’il a dans le ventre, en déambulant aux quatre coins de la scène. L’énergie est palpable. Son hip hop, au début bordélique, se fluidifie au fil du temps. Malheureusement, il est manifestement difficile d’assurer une première partie pour deux pointures de la trempe de Sage Francis et Dolan. Les  spectateurs sont amorphes. Après une demi-heure, la performance de L.E.G. s’achève et le public se retire. Si les esprits de la maigre assistance n’ont pas été marqués par ce premier groupe, le trio, lui, doit l’être. Et pour cause, ce n’est pas tous les jours qu’un artiste a l’opportunité de figurer à la même affiche que nos deux vedettes de la soirée.  

Juste le temps de prendre l’air et de s’hydrater le gosier et la deuxième sonnerie annonce déjà la montée sur le podium de B Dolan. Une véritable armoire à glaces ! Il porte la barbe. Il s’accompagne uniquement d’une machine. Directement, le grand gaillard entre dans le vif du sujet. Son flow est incisif et véloce. Et ses samples efficaces. En un morceau, l’Américain met le feu à une Orangerie déjà plus remplie. Après un morceau, l’Américain s’asperge du contenu d’une bouteille et tente de reprendre sa respiration. Débute alors un dialogue avec le public qui ne s’achèvera que lorsqu’il videra les lieux. Sarcastique, Dolan vante la suprématie de l’Amérique républicaine, et n’hésite pas à la comparer à notre petite Europe. A l’instar de l’excellent morceau consacré à Sarah Palin. Multipliant les traits d’humour, il introduit chaque titre, comme un véritable chauffeur de salle. Et c’est efficace ! Mais le gros nounours sait également se faire tendre ; et tout particulièrement lorsqu’il interprète « Marvin ».  L’émotion est à son paroxysme et un frisson nous parcourt l’échine. Après une bonne demi-heure, c’est sous des applaudissements bien mérités que Dolan quitte le podium. Première étape réussie !

A peine le temps de nous remettre de nos émotions et de finir notre petite mousse que la dernière sonnerie retentit. C’est désormais dans une salle pleine à craquer (ou presque) que Sage Francis va se produire. Apparaît alors la bête. Un drapeau sur la tête, il est également barbu. Mais aussi chevelu. Il ouvre le bal en interprétant des extraits de ses tubes. « Escape Artiste », notamment. Rien de tel pour se rendre compte du talent du rappeur. Sage démontre qu’il n’a pas décroché de nombreux trophées, lors des concours de Slam, pour rien. Chauffeur de salle dans l’âme également, on le découvre guilleret. Et puis, il est en pleine forme. Il accomplit même des pas de danse à faire pâlir plus d’un boys band. La majorité de ses morceaux sont déformés. Pas question ici de rejouer les morceaux de l’album. Tous les styles musicaux y passent ; que ce soit le disco, le rock ou le jazz ; en témoigne sa reprise jazzy de « Jah Didn’t Kill Johnny ». Après une demi-heure de set, Sage Francis se décoiffe en retirant sa perruque (très réaliste soit dit en passant !) et dévoile sa réelle personnalité. Finie la rigolade, le ton devient plus agressif et plus tranchant. Après ces morceaux plus virulents, l’Américain laisse la place à l’émotion, et nous confesse ses problèmes de cœur. S’engage alors un monologue a cappella, tout bonnement impressionnant. Une trentaine de minutes plus tard, le Sage quitte la scène, sous les applaudissements. Respect !

Vient alors le moment du rappel. Sage est alors accompagné de Dolan. Les deux comparses se chamaillent et interprètent tour à tour leurs morceaux. Trois de rap bien lourds, bien américains, comme on les aime. Idéal pour conclure une soirée en tous points parfaite.

Organisation Botanique

 

Sage Francis

Li(f)e

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Rappeur atypique, Paul ‘Sage’ Francis domine la scène du hip hop alternatif depuis la sortie de « A Healthy Distrust », son meilleur album paru à ce jour. Faut dire que le flow du natif de Providence est certainement l’un des plus impressionnants, actuellement. Pas pour rien que le gaillard a gagné de nombreuses ‘batlles’ avant d’entamer son parcours professionnel. Mais si Sage est parvenu à se forger une telle notoriété, c’est parce qu’il refuse d’adhérer aux stéréotypes du hip hop américain. Pas question de tourner des vidéos en compagnie de gros calibres, de grosses voitures ou de femmes-objets. Il n’est pas non plus du genre à se faire produire par Timbaland. Il préfère retravailler une compos du roi de la country, Johnny Cash, ou à collaborer en compagnie de Will Oldham, comme sur l’excellent opus « Sea Lion ».

Pour concocter son quatrième long playing, l’Américain a décidé de s’investir davantage. Tout simplement en invitant des pointures respectées de la scène indie. Aux manettes, tout d’abord. Elles ont été confiées à Brian Deck (Modest Mouse, Iron and Wine). En fait, le concept de « Li(f)e » impliquait une collaboration d’artistes n’ayant jamais bossé dans l’univers du hip hop. Francis explique : ‘I didn’t want them to write music they thought they should for hip hop’. Ainsi, lors du titre qui ouvre l’elpee, « Little Houdini », l’instrumentation a été déléguée à l’ex-Grandaddy, Jason Lytle. Il y entretient un climat western ‘enniomorriconesque’, sur lequel le rappeur vient poser son flow, tout en jouant à merveille sur l’intensité. Yann Tiersen signe « The Best of Times ». Excusez du peu ! Calexico apporte sa collaboration au superbe « Slow Man ». Et parmi la liste des collaborateurs figurent encore Chris Walla de Death Cab For Cutie, le défunt Mark Linkous de Sparklehorse ou encore DeVotchka. Bref, une œuvre qui réunit des compos de toute bonne facture, mais sans grande homogénéité. La succession de guests explique évidemment cette situation. Chaque artiste cherchant à marquer sa participation de son empreinte. N’empêche « Li(f)e » démontre une nouvelle fois que Sage Francis est un rappeur alternatif. Et qu’il n’en a rien à cirer des frontières préétablies. Après avoir avoué sa flamme pour la country et le folk, il a voulu rendre un hommage à l’indie rock, en conviant une belle brochette d’ambassadeurs du style. Le dossier de presse précise que cet album s’adresse aux fans de Danger Doom, Atmosphere, Calexico ainsi qu’à ceux de Bright Eyes. Difficile de faire plus éclectique.