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Salmon

Rock Formations

Écrit par

Cet album est le résultat d’un projet monté par Kim Salmon, en 2004. Pour le concrétiser, il avait réuni 5 autres guitaristes (Dave Graney, Ash Naylor, Penny Ikinger et Anton Ruddick) ainsi que deux drummers (Clare Moore et Michael Stranges). Neuf plages sont issues de sessions d’enregistrement opérées en studio. Treize autres ont été immortalisées au Metro de Sydney. Inutile de dire que ce disque pète d’électricité. On est d’ailleurs plus proche du heavy métal (parfois aussi du prog) que du garage auquel Kim nous avait habitués jusqu’ici, que ce soit en compagnie des Surrealists ou au sein des Scientists. Rien à voir avec une jam cependant, toutes les partitions ayant été écrites par Salmon. On y retrouve d’ailleurs l’une ou l’autre compo issue du répertoire de l’un ou de l’autre de ses groupes. Revues et corrigées pour la circonstance. Pas de lyrics, mais de temps à autre, des cris, onomatopées ou samplings de voix. Presque une symphonie en métal dirigée de main de maître par l’homme poisson ! Enfin, pour la première partie, l’enregistrement ‘live’ souffrant manifestement de la prise de son un peu trop étouffée. Néanmoins, les amateurs de gros riffs à la Black Sabbath devraient y trouver leur bonheur…

Kim Salmon

Kim Salmon and The Surrealists

Kim Salmon est australien. Flanqué des Surrealists, il vient de commettre son cinquième album. Avant de driver cette formation, il a sévi au sein des Scientists, puis de Beasts of Bourbon. Mais c'est surtout son implication chez les Scientists qui lui ont valu un statut de mythe. Un épisode qu'il a vécu au tout début des eighties. Au même moment que le Birthday Party de Nick Cave. Deux formations qui ont d'ailleurs marqué de leur empreinte la scène punk rock antipodale. L'enregistrement de cet opus éponyme a bénéficié du concours de Conway Savage, pianiste des Bad Seeds. Pour deux morceaux seulement. Un elpee qui n'a jamais été aussi proche d'Iggy Pop. L'Iggy Pop des Stooges, bien sûr. Garage, malveillant, sauvage, sensuel, hypnotique. Alimenté par des cordes de guitare mordantes, torturées, une ligne de basse lascive, un tempo tribal. Galvanisé par un groove irrésistible. Et oxydé par le baryton profond, lugubre, confidentiel de Kim. Une œuvre qui recèle une adaptation dramatique du "Holocaust" d'Alex Chilton", un exercice de style soul/funk/jazz particulièrement réussi, "Innersense", et une nouvelle version du célèbre "Frantic romantic", standard célébré par Kim en ‘live’ depuis l'époque des Scientists...

 

Kim Salmon

Un poisson très électrique

Écrit par
Ancien membre des Scientists et des Beast of Bourbons, Kim Salmon continue d’alimenter la veine rock garage et rebelle, mais en compagnie d’un nouveau groupe : les Surrealists. Et dans un style plus roots que chez Nick Cave, apparu lui aussi voici une quinzaine d’années. Cet ex-émigré à Londres, est retourné vivre aujourd’hui chez lui, en Australie. Rencontre.

Vous n’habitez plus Londres?

Non. En fait, lorsque j’y habitais, on m’a offert beaucoup d’argent pour que je vide les lieux et quitte le pays. C’est la raison pour laquelle j’ai ensuite vécu trois ans à Perth, pour finalement m’établir à Melbourne, où je vis à l’heure actuelle.

Conway Savage joue du piano sur votre dernier album. As-tu entendu l’album que Mick Harvey, musicien aussi chez Nick Cave, a consacré à Serge Gainsbourg ?

Oui, cet album de reprises est une excellente idée. Gainsbourg n’est tout de même pas célèbre dans le monde entier. C’est donc une bonne façon de le faire connaître, surtout que certaines versions que Mick a enregistrées sont vraiment très réussies. Même que je préfère sa version de « Bonnie & Clyde » à l’original, pourtant déjà d’excellente facture.

Puisque nous en sommes à parler des Bad Seeds, je ne vois pas comment on pourrait éviter d’évoquer la personne de Nick Cave. Faites-vous partie de son petit cercle d’amis?

Je la voyais venir celle-là... En fait, à Melbourne, on te juge selon ton degré de proximité avec Nick Cave. Il y a comme un phénomène de hiérarchie. Ni moi, ni mon groupe n’ont envie de faire partie de ce petit jeu. Finalement, on ne le connaît qu’assez peu. Peu importe après tout.

Pourquoi reprenez-vous « Holocaust » d'Alex Chilton ?

Parce que c’est une chanson que j’aime beaucoup. Je n’ai en tout cas pas cherché un titre susceptible de véhiculer un message politique. Et pas davantage pensé à attirer l’attention du monde sut la montée du racisme et des nationalismes. Non, le thème de l’holocauste est abordé dans son sens le plus large. Il s’avère que dans l’Histoire, l’holocauste a pris une signification très spécifique que le mot n’avait pas au départ. Ce terme existait bien avant. « Holocaust » signifiait ‘une grande catastrophe’. Maintenant, si cette chanson peut faire réfléchir les gens sur ces questions, tant mieux ; mais j’avais davantage un concept poétique qu’une motivation politique lorsque j’ai choisi de l’interpréter…

Quelle place occupe l’épisode des Beast of Bourbons dans ta carrière musicale ?

On m’a souvent conseillé de me consacrer davantage à ce groupe. Personnellement, j’avais l’impression que l’énergie que j’y déployais était dépensée au détriment des Surrealists, de mon œuvre personnelle. La maison de disques me promettait que Beasts of Bourbon ferait un bon tremplin pour les Surrealists. Finalement, je me suis donné à fond pour l’album « Bloody Tom » des Beasts en consommant toute l’énergie que j’aurais pu consacrer aux Surrelalists.

Gardes-tu des contacts avec James Baker et Dave Faulkner?

Bien entendu, ce sont de vieux amis. Je rencontre assez régulièrement James dans un pub où nous buvons quelques bières ensemble. A cause de son emploi du temps très chargé, je vois Dave moins souvent. Nous avons depuis longtemps le projet de participer tous les trois à la bande originale d’un film, mais jusqu’ici, rien n’a jamais pu se concrétiser.

Les Fleshtones, Alan Vega et les Cramps apprécient tout particulièrement la scène garage australienne. Ces groupes ou artistes représentent-ils quelque chose pour Kim Salmon?

Pas du tout. Je n’ai rien à foutre de ces types.

On connaît ton admiration pour Iggy pop. Alors, la reformation des Stooges, c’est une bonne idée ?

Dis donc, c’est loin d’être fait tout de même ! J’en ai parlé à Ron Asheton, il y a deux ou trois ans et il avait l’air de s’en foutre royalement. Mais sinon, ça me plairait. J’aurais enfin l’occasion de les voir à l’œuvre, au risque d’être déçu évidemment. Je pense en tout cas que ce serait une reformation, plus honorable que celle des Sex Pistols, qui se mettent en contradiction avec ce qu’ils proclamaient à la grande époque du punk. Les Stooges n’ont jamais tenu des propos aussi durs sur la vieillesse, etc.

Dernière question. Vous avez vécu à Perth. Connaissez-vous Ed Kuepper?

Il est de Brisbane, pas de Perth ! Je l’ai rencontré une ou deux fois. Je faisais la première partie d’une de ses tournées australiennes quand je jouais en solo, il y a quatre ans. Il est venu un jour et il m’a invité.

Vous aimez sa musique?

Il y a certains trucs bien. J’apprécie certaines de ses chansons. Il a de bonnes idées. Certaines fonctionnent, d’autre pas. Je n’aime pas sa façon de chanter, mais bien son jeu de guitare. Son attitude est très respectable : elle exclut les compromis…


Version originale de l’interview parue dans le n° 45 du magazine Mofo (juillet/août 1995)

Kim Salmon

Sin Factory

Kim Salmon, c'est avant tout le leader du défunt Scientists, ensemble mythique australien né en 1978 qui a directement influencé des artistes contemporains tels que Henry Rollins et Mudhoney. Il n'est d'ailleurs pas rare que ces derniers interprètent l'une ou l'autre cover de leur groupe fétiche sur les planches. Lorsque Salmon a recruté ses Surrealists, en 1987, il sévissait encore chez Beast Of Bourbon. Mais il faut croire que ce breuvage sonore ne le désaltérait plus tellement, puisqu'il a finalement vidé les lieux en entraînant avec lui le batteur Tony Pola. Quatrième opus de KS&TS, "Sin Factory" épanche une énergie beaucoup plus insidieuse, plus pernicieuse. Il subsiste, bien sûr, toujours un zeste de psychédélisme, mais l'ensemble des compositions est davantage dominé par une sorte de combinaison improbable de post punk menaçant (Stooges), de blues désarticulé (Nick Cave) et de blues rock sixtiesant (Jimi Hendrix, Cream), un style enfiévré, venimeux, que vivifie la voix lancinante, sombre, beefheartienne de Kim. Tout à fait surréaliste!