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Bénabar les regarde danser…

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Denver ou DNVR ?

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Sandro Perri

Soft Landing

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Alors qu’il lui a fallu sept longues années avant qu’il ne réserve une suite au grandiose « Impossible Spaces », album qui l’a révélé au grand public, Sandro Perri n’a eu besoin que de douze mois pour donner suite à « In Another Life », un LP auquel avaient collaboré Andre Ethier (The Deadly Snakes) et Dan Bejar (Destroyer). En 6 pistes pour quarante minutes, le Canadien affiche toute l’étendue de son talent.

Sandro Perri appartient à cette (rare) catégorie de compositeurs qui possèdent une véritable identité sonore. Dès les premières notes de « Time (You Got Me) », à travers un subtil mélange entre jazz, post-rock et electronica, on reconnaît sa patte personnelle. Le multi-instrumentiste canadien nous régale de titres à l’instrumentation riche et variée (flûte, trompette, synthés, piano, …), qu’il caresse de sa voix éthérée. Ce « Soft Landing » nous enveloppe au sein une quiétude réconfortante et on s’y s’emmitoufle afin d’y rester bien au chaud.

Sandro Perri

In another life

Écrit par

Sandro Perri est un personnage qui jouit d’une belle notoriété au Canada, pour ses différents projets et collaborations en tout genre. Ce Torontois s’est cependant illustré sur le Vieux Continent en publiant l’album “Impossible Spaces”, sur le label montréalais Constellation, un opus qui avait révélé un artiste empreint d’une grande sensibilité et capable d’ingérer des tas de styles musicaux, de les digérer, avant de les restituer de manière originale. Une œuvre qui naviguait à la croisée des chemins de l’électronique, du folk et de la bossa-nova… entre autres…

« In another life » adopte un profil totalement different. Tout d’abord, il ne recèle que deux titres. Un de 25 minutes, l’autre de 20. Le titre maître se résume à une longue tirade électro-folk minimaliste et contemplative sur laquelle viennent se greffer des éléments jazzyfiants ; une plage limitée au piano, au synthé, à la guitare et à une voix. A premier abord, cette piste peut paraitre soporifique, mais elle est tout à fait propice à la rêverie…

Intitulée “Everybody’s Paris”, la seconde a bénéficié du concours de l’ex-Deadly Snakes, André Ethier, ainsi que de Dan Bejar (Destroyer) pour l’écriture des textes, chacun se partageant une moitié des lyrics. Toujours aussi planante, l’expression sonore est ici davantage étoffée ; et notamment grâce aux interventions de cuivres ou de flûte…

Mais pour savourer cet LP, on vous conseille de l’écouter sous casque audio afin d’en discerner toutes les subtilités tout en vous abandonnant au sein de cette atmosphère cotonneuse… 

Sandro Perri

Impossible Spaces

Écrit par

Les espaces musicaux ouverts par Sandro Perri, sur « Impossible Spaces », son second album enregistré sous son véritable nom, semblent, à première écoute, difficile d’accès pour le commun des mortels. Le Canadien s’autorise toute liberté sur des longs morceaux rappelant les élucubrations de Sufjan Stevens en compagnie duquel il partage un goût immodéré pour le mélange du folk et de l’électro (le superbe « Wolfman »). Autrefois connu sous le patronyme de Polmo Polpo, Sandro Perri était surtout notoire pour son travail dans le domaine de la production. Et tout particulièrement en matière de musique électronique.

Au fil du temps, il s’est intéressé davantage au style acoustique ; ce qui explique pourquoi il a apporté sa collaboration à Great Lake Swimmers ainsi que Barzin. Multi-instrumentiste, ce petit génie est donc parvenu, en bidouillant dans son home studio, à concocter de véritables pépites uniques en leur genre, accessibles à l’oreille malgré leur originalité. Ses compos qui empruntent constamment de complexes chemins de traverse, mais finissent par retomber sur leurs pattes, pour un résultat pour le moins saisissant mais réussi (le diptyque « Futureactive Kid »). Il parvient même à conjuguer crescendos électro et cuivres ou percussions latines (« Love and Light »), sous un format pop, malgré la longueur des morceaux. Bref, Sufjan Stevens s’est trouvé un nouveau concurrent…

 

Sandro Perri

Tiny mirrors

Écrit par

Du folk peau de pêche. Ce qui ne sera jamais superflu, ni obsolète. Les temps passent et repassent, mais il y aura toujours quelque part un moment intemporel pour accueillir l’amour courtois. Sandro Perri s’essaye à ce doux romantisme en posant sa nonchalante voix de velours sur des lignes de guitare mélodiques et limpides. L’essentiel s’enrobe ça et là de cuivres assourdis et percussions discrètes, pour un charme désarmant.

A des foulées de son passé instrumental vécu chez Polmo Polpo ou son ton électropop entretenu au sein de Glissandro 70, la nouvelle expérience puise dans une électro-acoustique chaude et parfumée. Loin de s’épancher pour autant en de mielleuses mélopées, le Canadien a façonné un style où la douceur a aussi du tempérament et de la grâce ; une formule qu’il applique en s’accompagnant de musiciens osant d’improbables instruments (erhu, euphonium, lap steel...), en s’essayant à des harmonies vocales voyageuses, en préférant un son lo-fi et vintage à l’image du Devendra Banhart de « Oh me oh my ». C’est le résultat auquel la musique peut aspirer lorsqu’elle est vidée de ses frustrations juvéniles, ses contraintes commerciales, ses pressions de flambant neuf. Simple ivresse ouateuse, devant laquelle il faut tout simplement baisser les armes.