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Wholes passe son chemin…

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Sanseverino

Un festival à lui tout seul...

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Après les passages remarqués de Vincent Delerm et de Bénabar dans la même salle tournaisienne, c'est une autre star montante étiquetée de 'nouvelle chanson française' qui était au rendez-vous : Sanseverino. On se souvient ainsi des 'Victoires de la musique 2003', cérémonie au cours de laquelle ces 3 personnages étaient en lice pour décrocher les lauriers de la 'révélation scène' ; et c'est notre hôte qui l'avait emporté, avant de chuter face à M en 2005, pour le prix du concert de l'année. L'occasion est donc belle de voir si la renommée de notre artiste allait être confirmée ce soir.

Avant même que le spectacle ne commence, une chose frappe d'emblée : l'éclectisme du public, de tout âge et de tout style. Un éclectisme que reflète l'artiste. Faut dire qu'à plus de 40 ans, il a bien roulé sa bosse avant de connaître la gloire (NDR : il a débuté comme batteur de Jeanne Mas !). Le début du show est également à l'image de Stéphane Sanseverino : intimiste, proche des gens et assez théâtral (il ne faut pas non plus oublier son long passé d'acteur). Débordant d'énergie, Sanseverino enchaîne les titres de ses deux albums, « Le tango de gens » et « Sénégalaises », ainsi que l'une ou l'autre reprise surprenante. De Serge Reggiani, par exemple. Mais surtout le « We will rock you » de Queen. A l'instar de toute étiquette collée sur le dos des artistes pour mieux les situer sur la scène musicale, celle de 'nouvelle chanson française' est bien trop réductrice : les compositions passent du jazz au swing, en laissant une large place à la musique tzigane, au rock ou au scat. Sanseverino est finalement un festival à lui seul, comme si Michel Jonasz, Miossec (pour quelques titres sombres comme « Le dormeur du val vivant »), les Gispy Kings (surtout pour « L'étrangère ») ou encore les Négresses vertes se relayaient sur scène ! Il faut dire que les musiciens qui l'entourent, et qui prennent visiblement autant de plaisir que lui à se produire sur le planches, y vont de leur lot d'improvisations. La guitare sèche omniprésente s'accorde harmonieusement avec la contrebasse qui confère une note jazzy et décalée à la solution sonore, tout au long du spectacle. Les paroles sont tantôt simplistes ('Arrêtez de faire des manteaux avec la peau des animaux, pas besoin d'être cruelle pour être belle' sur « André II »), tantôt plus recherchées ; mais de nombreux textes véhiculent clairement des messages pour la lutte anti-tabac et anti-fourrure, la défense des minorités et les artistes de rue. On lui pardonnera son côté 'grande gueule' ou son humour parfois lourdingue. La comparaison entre le nouveau pape et Hitler a de quoi choquer ; mais c'est sans doute là son côté provocateur… qu'accentue très régulièrement des réflexions salaces (NDR : ou en dessous de la ceinture, si vous préférez). Il finira d'ailleurs par s'en excuser pour auprès des enfants (NDR : et des parents) présents dans la salle ! D'un autre côté, son expérience de la scène et sa grande chaleur humaine viennent contrebalancer le tout ; et il parvient à communiquer sa bonne humeur au public ; un public au sein duquel il n'hésite pas à faire irruption, lorsque ce n'est pas pour carrément pour le rejoindre au cours de l'une ou l'autre chanson…

 

Sanseverino

Les Faux Talbins

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Est-ce vraiment la cause ? Mais à force de fréquenter les voleurs de poules et à traîner dans les roulottes à jouer de la guitare gypsy, Stephane Sanseverino à fini par succomber à l’appel du fric. Plutôt que de se lever à l’aube pour aller vendre ses fruits et légumes, le malotru à préféré aménager sa cave en imprimerie clandestine pour en faire sortir des liasses de faux biffetons. Ou de faux talbins selon l’argot de votre quartier.

L’ami Sanseverino nous revient donc l’esprit gonflé de swing et vêtu d’un costard ‘Hugo Boss’ pour nous présenter son quatrième album (NDR : comptez deux albums live en plus pour sa discographie). Toujours très généreux, le Napolitain d’origine nous aligne dix-sept morceaux (NDR : rien que ça !) sur cette dernière galette. Dès les premiers instants de l’opus, on reconnaît instantanément le cachet inimitable de l’auteur. Un timbre de voix ‘limite’ vient se poser sur des cordes qui semblent interminables d’accords. En se servant de son humour savoureux pour balancer des réflexions existentielles à la JCVD, l’auteur-compositeur-parolier-interprète fait tourner la boutique en chef d’orchestre avisé. Se permettant deux clins d’yeux de taille en osant réinterpréter « La Salsa du Démon » et la traduction fantoche du célèbre morceau de Johnny Cash, « A Boy Named Sue », dans la langue de Molière. Preuve s’il en est, que les références musicales de Sanseverino sont solides.

Si on était de mauvaise foi et complètement démago, on crierait au génie. On saluerait l’artiste pour ses nouveaux faits d’armes et dissimulerions les quelques imperfection sonores dont souffre l’album. Evidemment que ce dernier est à acquérir si vous êtes fan de la première heure. Mais s’il s’agit pour vous d’une découverte, posez votre choix sur un disque antérieur au risque de louper certaines saveurs. « Les Faux Talbins » laisse une impression de précipitation dans la confection ; comme si l’on blanchissait les faux billets avant qu’ils ne soient complètement secs. Pourtant tous les éléments habituels de l’auteur sont bien présents ; mais si la mayonnaise prend, elle ne laisse pas cette saveur délicate sur les papilles, comme les galettes précédentes. On pense même parfois à certaines chansons de Renaud (époque « Putain de Camion »). Peut-être que Sanseverino avait placé la barre un peu haute lors de son dernier essai. Peut-être la maison de disques a voulu battre le fer tant qu’il était un peu trop chaud, mais le résultat est implacable : ça tourne un peu ‘plat’. Ceci dit, on ne m’ôtera pas la joie de compter cet album parmi ma collection.

 

Sanseverino

Sanseverino aux bouffes du Nord

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Sébastien Sanseverino aime la musique populaire. Il ne s’en cache pas, et parvient même à y mettre un P majuscule. Ce fan de Django Reinhardt et de la musique manouche, n’a de cesse de s’agiter sur le corps de sa guitare pour inviter les foules à danser. Pour faire monter d’un cran l’ambiance d’un bal ou faire taper du pied en cadence. Notre snobisme urbain, aurait vite fait de ranger l’artiste dans la catégorie des ‘gentils mais on ne va pas en faire des pataquès’. Laissons donc de côté notre soi-disant noblesse musicale, pour essayer de s’imprégner de l’univers de ce farfelu chantant. A peine entré dans le monde du Napolitain d’origine, on se prend l’envie de légèreté et de fiestas impromptues.

Sous la chaleur des cordes, et les alignements de textes comico-satiriques, l’artiste à déjà produit trois albums studio : « Le tango des gens » (2001), « Les Sénégalaises »  (2004) et « Exactement » (2006). Un double album live « Live au théâtre Sébastopol » avait suivi en 2005.

Trois ans plus tard, Sanseverino nous revient, une double galette enregistrée en public dans la sacoche. Cette œuvre épingle des morceaux issus des trois albums studio, ainsi que des reprises des Wampas, d’Yves Montand ou François Béranger. Si en tournée, Sanseverino est accompagné d’une armada de musiciens, il décide ici de déballer sa joie de vivre sur scène, uniquement en trio. Essentiellement jouées à l’accordéon, les 20 pistes (+ 1 vidéo) de « Sanseverino aux bouffes du Nord » apportent un cachet résolument tango, musette et caricoles à gogo, qui propulsent Yvette Horner, Aimable ou André Verschueren au sommet des références. Si la simple vue du piano à bretelles vous horrifie ou que les premiers accords qui en sortent vous filent de l’urticaire, il serait préférable d’éviter l’écoute de ces disques. Si par contre vous n’êtes pas réticents aux flonflons et blagues de potache, ils devraient parvenir à vous faire passer une après-midi fort sympathique. ‘La simplicité décourage. Elle ne s'acquiert qu'à force de détachement’ nous disait Blondeau. Cette citation prend toute sa valeur dans le cas qui nous occupe. Détachement, simplicité et légèreté sont donc les mots clefs à retenir avant de procéder à son écoute.

Sanseverino

Le mutant et les tueurs...

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Ce type est un mutant. Pas ses musiciens, non, eux ce sont juste des tueurs. Des machines à swing imparables qui démarrent au quart de noire et ne lâchent pas les morceaux avant le retour des lumières. Mais lui, c'est un mutant. Parce que partir à donf' sur une rythmique béton, présenter ses vingt musiciens qui défilent au micro le temps de quelques mesures solo bien senties, finir la chanson et balancer un speech de bienvenue totalement délirant sur un (son) débit de mitrailleuse bégayante, j'ai jamais vu.

Bon, replaçons le contexte. Sanseverino, bien que toujours digne fan de Django, a néanmoins décidé d’enregistrer son dernier album (et par conséquent cette tournée) en invitant un peu plus de monde que par le passé. Un peu plus de watts, aussi. De la petite formation contrebasse + batterie + 3 sèches rythmiques + sa sèche à lui, on passe à contrebasse + batterie, deux grattes électriques, clavier, et... cuivres. Huit au total (4 saxos, un trombone, 3 trompettes).

De quoi remuer quelques popotins donc, et ça fonctionne très bien. Suite à la fracassante entrée en matière, un long blabla d'introduction donc, tapant sur l'atmosphère hyper-fliquée de Monaco (les gars de la sécurité, équipés de la panoplie costard/oreillette/micro dans la manche ne bronchent pas), les artistes pro-Sarkozy, et s'alarmant de la présence de gamins dans le public, ce qui pourrait l'empêcher de dire trop de grossièretés.

Sa virtuosité vocale sur "Il se la pète", doublée d'une énergie communicative achèvent de propulser le concert à sa vitesse de croisière : pied au plancher.

Même une jolie chanson d'amour comme "Mathilde" contient trop d'énergie retenue pour faire -un tant-soit-peu- retomber la température. D'autant qu'avant de l'entamer, Sanseverino aura eu le soin de préciser que les jeunes amoureux peuvent tenter leur première pelle sur celle-là, ‘un peu comme le caméléon qui s'approche discrètement et sort sa langue chplaf".

Encore quelques vannes adressées au public, puis une autre démonstration de l'agilité de la langue du bonhomme sur "Démolissons les mots", marquée entre autre par un discours bien senti (mais guère compréhensible) prononcé dans l'embouchure même de l'un des saxos.

Vient ensuite un ‘Triptyque musical’ dont les chansons s'étalent sur ses trois albums et narrent les aventures d'André. Sur la deuxième, il descend carrément dans la salle faire un tour (un vrai grand tour hein, pas juste serrer trois pognes au premier rang).

Histoire de prouver qu'il est vraiment à l'aise dans le rock et pas seulement dans le jazz manouche, une petite reprise de Willy Deville : « Italian Shoes ». Sauf qu'il traduit les paroles en direct. OK, juste le premier couplet, pour permettre au reste puisse groover un peu quand même ; mais on ne peut qu'apprécier l'effort. Un petit arrêt dans « Les embouteillages », et le concert se termine par "A l'enterrement de ma grand-mère". A réveiller une morte.

Petit retour vers le style du précédent opus pour le premier rappel ou seule une petite formation acoustique entame « La maison sur le port », "La cigarette" et "La voisine des oiseaux". Il s'éclipse à nouveau pour revenir quelques minutes plus tard... vêtu d'une robe de soirée qui serait sûrement fort  seyante sur une silhouette autre que la sienne. Une casquette en cuir complète un look ‘Cabaret’, pour chanter "J'ai un homme dans ma vie", à la fin de laquelle il quitte à nouveau la scène, non sans laisser complètement glisser sa robe au sol sur le trajet, provoquant l'hilarité de la salle. Pendant qu'il retrouve une tenue plus adaptée, ses musiciens continuent de se faire plaisir : soli de batterie puis de piano, du pur jazz semblant être leurs racines premières. Retour des derniers cuivres : ils manquaient à l'appel ; et pour ceux qui pensaient finir sur un morceau plus tranquille, le "Take the A train" de Duke Ellington, mené (jeu de mot obligé) à un train d'enfer, conclut le concert.

Impossible de ne pas être entraîné par l'énergie débordante de Sanseverino et de son groupe. La virtuosité sans esbroufe, le plaisir de jouer, difficile d'y trouver à redire.

Tracklist :

Ma Fleur
Exactement
Les Ouvriers
Comment séduire une femme mariée
La Valse à Peggy
Il se la pète
Mathilde
Démolissions les mots
André
André 2
André super star
10 jours avant Paris
Italian Shoes
Les Embouteillages
A l'enterrement de ma grand-mère
La maison sur le port
La Cigarette
La Voisine des Oiseaux
J'ai un homme dans ma vie
Swing du nul
Take this fuckin train