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Sarah Blasko

I Awake

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« I Awake » constitue le quatrième album studio de Sarah Blasko. Un douze titres dont l’auteure-compositrice-interprète australienne a voulu assurer toute la production. Douze mélodies (trop) soignées qui ont traversé les mers avant d’atterrir dans nos bacs. Pensé en Australie, écrit dans un chalet solitaire à Brighton, enregistré aux Atlantic Studios de Stockholm et parachevé à Sofia en compagnie des 52 musiciens du Nouvel Orchestre Symphonique de Bulgarie, cet album nous livre un voyage introspectif, à la fois mièvre et insipide, sillonné de mélodies d’une triste banalité. Alors qu’une certaine presse anglo-saxonne s’affole et que Blasko elle-même qualifie son dernier opus de ‘géant’, le géant aux pieds d’argile s’écroule rapidement dès la première écoute. Morceaux faciles sans réelle créativité. Musique pop symphonique mille fois entendue.

Seuls le martellement des toms, les vagues de cordes et les paroles insistantes du refrain du morceau d’ouverture où la chanteuse s’écrie ‘I’m going out’ (NDR : un moment de lucidité ?!) allument un faible et fugitif espoir d’échapper aux nuits noires de Sarah.

Ou en plus synthétique : une belle voix et un bel orchestre. Point. Fermez la parenthèse.

Pourtant, pour concocter « I Awake », Sarah Blasko n’a rien laissé au hasard. Enregistrée aux Atlantic Studios de Stockholm, cette galette hautement soporifique devrait faire le bonheur de tout insomniaque. Stratégie machiavélique de l’artiste ? Peut-être. Car les vertus exceptionnelles du produit ne devraient pas passer inaperçues auprès des membres de la prestigieuse Académie royale des Sciences de Suède lors de la désignation du prochain prix Nobel de médecine. Selon la rumeur, ce puissant somnifère, dont l’innocuité est absolue et avérée, aurait été découvert par les éminents spécialistes du comité lors de l’écoute de « Here » et « Illusory Light ». Plus efficace que l’Assommoir de Zola ou l’Ennui de Moravia, « I Awake » de Blasko pourrait se voir également récompensé du Nobel de littérature. Affaire à suivre.

« I awake », un album narcoleptique qui aurait pu rester encore quelques années dans un sommeil profond.