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Sari Schorr

Ferveur et virtuosité : Sari Schorr enflamme le Zik-Zak de son blues incandescent…

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Avant de s’élancer sur les planches européennes pour une tournée automnale reliant la Suède à la Roumanie, la New-Yorkaise Sari Schorr s’est arrêtée au Zik-Zak d’Ittre pour une date unique en Belgique. Soutenue par sa formation, la chanteuse – reconnue parmi les voix majeures du blues-rock contemporain – va électriser l’auditoire par une présence volcanique et une tessiture impressionnante, forgée auprès de figures telles que Popa Chubby ou Joe Louis Walker. Sur le podium, l’alchimie musicale qui l’unit à son guitariste Ash Wilson promet une soirée sans première partie, où la setlist s’annonce mémorable et la fosse, comblée. Après avoir gravé « Joyful Sky » en compagnie de Robin Trower – un elpee couronné par le Billboard Blues –, Sari Schorr dévoilera en exclusivité plusieurs titres inédits issus d’un disque à venir, offrant ainsi à la foule du Zik-Zak un moment rare, sous le signe de l’authenticité et de la passion.

La formation se réunit sans cérémonie avant le premier titre : d’un geste rapide, chacun prend place, ouvrant la voie à Sari Schorr. La batterie de Phil Wilson fusionne à la basse de Chris Cliff, grondant sous les doigts des musiciens, tandis que la Les Paul d’Ash Wilson vibre, surgissant des terres désolées, juste avant l’arrivée de Sari sur les planches. Arborant un large sourire communicatif, elle salue et applaudit la foule du Zik-Zak, manifestant une sincérité rare dans l’univers musical. Le concert s’ouvre sur le rock arénacé de « The New Revolution » (extrait du second opus Never Say Never [2018]), dont les sonorités rauques et envoûtantes captivent instantanément l’auditoire. Ce morceau met en lumière la ferveur du Dr Martin Luther King. D’une simplicité désarmante, la chanteuse désigne sa droite, invitant Ash à un solo de guitare fulgurant, particulièrement inspiré.

Le quatuor enchaîne sans transition : une intro à six cordes, stridente et flamboyante, lance « Ain’t Got No Money », extrait du premier elpee A Force of Nature (2016), produit par le génial Mike Vernon (Peter Green’s Fleetwood Mac, John Mayall & The Bluesbreakers, Eric Clapton, Blue Horizon — que de belles références !). L’auditoire embarque aussitôt, emporté par une énergie d’ouragan. Sari possède une voix d’une puissance incroyable : rauque, musclée, à la texture fascinante, évoquant Beth Hart, Janis Joplin ou Tina Turner. Elle assène ses phrases vocales tel un boxeur décochant des uppercuts, puis métamorphose sa voix pour la rendre presque langoureuse. La soirée se poursuit par une reprise puissante de Mott The Hoople, « Ready For Love », première d’une série.

« Freedom » embraie, morceau le plus honky-tonk, aux accents country des années 1940-1950. Sari y aborde la problématique de la violence armée aux États-Unis. La formation repart sur « Oklahoma », un blues pur et dur où Sari et ses musiciens excellent. Les rythmes incisifs, sublimés par des chœurs précis et dynamiques, s’accordent à la voix cristalline de Sari, qui s’harmonise à merveille avec ce blues raffiné. La soirée se prolonge par un enchaînement : « Cat and Mouse », suivi de « Hit the Road Jack », hommage vibrant à Ray Charles. Enfin, la reprise de T-Bone Walker, « Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just As Bad) », conclut ce segment, rappelant l’importance de ce pionnier de la guitare électrique dans le blues.

Bien qu’elle annonce « Highway 69 », les trois musiciens de Sari restent fidèles à la setlist et entament « Have You Ever Loved Somebody ». Sari, amusée par cette petite confusion, plonge dans le blues sensuel du morceau. À la fin, elle interroge la fosse : ‘Quelqu’un veut entendre un morceau intitulé « Highway 69 » ?’ puis plaisante : ‘Je crois que ça arrive bientôt !’ Ce hard rock dépouillé, inspiré par le bitume noir, dévore l’essence avec l’intensité d’une beuverie ; l’espace d’un instant, tout semble parfait.

« Valentina », au rythme entraînant et irrésistible, prolonge la soirée, bercée par le blues du bayou et la technique remarquable d’Ash Wilson à la guitare. Le final s’impose, percutant : la meilleure reprise de Led Zeppelin, « Rock and Roll », le morceau préféré de votre serviteur. La voix de Sari rivalise avec celle de Beth Hart dans cette interprétation. Anecdote : Nicolas Sand, arborant un tee-shirt à l’effigie de « Gallows Pole », lors des balances, avait entendu de la part de Sari : ‘I like Led Zeppelin, my final is Rock And Roll’. Encore une soirée mémorable au Zik-Zak, dont la programmation, toujours plus pointue, ne cesse de surprendre agréablement.

Setlist :

« The New Revolution », « Ain’t Got No Money », « Ready For Love » (Mott The Hoople cover), « Freedom », « Oklahoma », « Cat And Mouse, Hit The Road Jack », «  Call It Stormy Monday But Tuesday Is Just As Bad » (T‐Bone Walker cover), «  Love The One You're With », «  Joyful Sky » (Robin Trower cover), « Highway 69 « , « King of Rock and Roll », « Ordinary Life « , « Damn The Reason », « Black Betty » ([traditional] cover), « Valentina », « Rock and Roll » (Led Zeppelin cover).

(Organisation : Live Nation – Zik-Zak)

 

 

Sari Schorr

Never say never

Écrit par

Cette chanteuse de blues/rock est originaire de New York City. Elle a tourné, à travers l’Europe, en compagnie d’artistes notoires comme Joe Louis Walker ou Popa Chubby. En 2016, elle a gravé "A force of nature", un disque pour lequel elle avait reçu le concours de The Engine Room, une formation drivée par le guitariste anglais Innes Sibun (ex-membre du backing group de Robert Plant), ainsi que de quelques invités, dont Walter Trout et Oli Brown ; mais également du célèbre producteur Mike Vernon (NDR : c’est lui qui a fondé le label Blue Horizon, au cours des 60’s). Ce nouvel opus a été enregistré en mai 2018, à Norfolk. Pour la circonstance, Sari a bénéficié de la collaboration de son backing group anglais, dont le line up implique le guitariste Ash Wilson, le drummer Roy Martin, le bassiste Matt Beable et le claviériste Bob Fridzema (ex-King King).

Caractérisé par son intro séduisante, "King of Rock'n'roll" ouvre l’elpee. Talonnée par la guitare, le piano et l'orgue, la voix puissante s’impose immédiatement, alors qu’Ash Wilson décroche déjà un billet de sortie. "Thank you" adopte un profil blues/rock classique. Miss Schorr est tout à fait convaincante tout au long de "Ready for love", une compo signée Mick Ralphs et traduite en hit au sein de son groupe Bad Company. L’orgue Hammond communique du relief à "The new revolution", une plage découpée par un riff rollingstonien. Eraillée, la voix de Sari rappelle celle de Kim Carnes, tout au long de "Turn the radio on", une superbe ballade pop/rock à la mélodie imparable. Et "Back to L.A" est une autre ballade qui ne manque certainement pas de charme. Excellent, "Freedom" baigne dans un power blues/rock. Le titre maître est également une ballade. Une compo écrite par l’ex-Faces, Ian McLagan. Et cette plage clôt cet opus de bonne facture.