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Julia Drouot a coupé court…

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Sergeant Petter

Monkey tonk matters

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Décidemment, les calembours semblent être revenus à la mode… Après avoir vécu la soirée ‘Rock and Broll’ qui enflamma récemment le Kultuurkaffee de Bruxelles, Sergeant Petter nous propose son troisième opus… Nouvel album de Ringo Starr 30 ans après « Photograph » (NDR : sur la pochette, le batteur moustachu posait habillé en astronaute à côté d’une fusée en plastique) ? Reformation des Beatles sous forme d’un duo boosté par la présence de Yoko Ono à la guitare et d’Harisson Ford à la basse ? Tout nous est passé par la tête à la lecture du nom de ce groupe… qui n’en est pas un. En effet, sous le pseudonyme de Sergeant Petter se cache un jeune songrwriter norvégien du nom de Peter Folkedal. Originaire de Bergen, son « Monkey Tonk Matters » propose 11 morceaux aux grosses influences country qui évitent cependant de se prendre les pieds dans le crachoir du saloon. Notre cher Peter a en effet le bon goût d’agrémenter ses compositions de petits effets et de cordes fort agréables (« As the Records Starts », « Spooky Spook »), quand il ne verse carrément pas dans l’alternatif lo-fi de qualité (« Honky Tonk Rose » tout droit tiré du « Wowee Zowee » de Pavement). Si plusieurs morceaux se révèlent finalement quelque peu anodins sur la longueur, il n’en reste pas moins que « Monkey Tonk Matters » est une sympathique petite plaque de country que l’on prendra la peine d’écouter assis sur un ballot de paille en admirant les tracteurs qui passent.

Sergeant Petter

It´s a Record

‘C'est un disque’, et un bon… Pourtant, l'instrumental d'ouverture avait fait craindre le pire : encore un groupe de country-rock scandinave labourant les plates-bandes de ses cousins américains, de Neil Young à Gram Parsons. Ouf ! Ce n'était qu'une feinte : " Perfection " nous rassure par sa mélodie pop à la Grandaddy et cette voix pour une fois enjouée, plus proche de celle d'un Ian McCulloch que d'un Will Oldham, trop souvent imité, jamais égalé. Sur " Flame " et " Waiting Song ", on aimerait certes ne pas entendre Calexico et 16 Horsepower, mais heureusement cette sauce tex mex, qui tourne souvent au vinaigre quand elle est copiée à la lettre, se révèle chez ces cow-boys suédois d'une étonnante fraîcheur. Le morceau suivant, " The Amazing Face of Grace ", pourrait lui aussi les faire accuser de faussaires (St Thomas, Lambchop, etc.), mais un theremin hilare sauve la mise au dernier moment. Qu'on leur accorde le bénéfice du doute ! Surtout quand Sergeant Petter, au lieu de préférer le banjo, se lance dans un périple funky à décorner les bœufs (" Tunes & Rhythms "), avant qu'un piano calme le jeu et convoque Hawksley Workman et Ed Harcourt en renfort, le temps d'une ballade bien méritée (" Wusloys "). Pas pour longtemps toutefois, puisque " Mediocre Magic Tricks " et " Urban Dreams " repartent de plus belle, deux tubes power-pop addictifs, comme si My Morning Jacket décidait de reprendre du Weezer… La batterie surchauffée, il lui faut vite une pause : c'est chose faite sur le beau " Sparkle ", suivi de près par une longue complainte instrumentale digne du meilleur Dirty Three (" Slowdown ") et une dernière ballade crépusculaire (" Time Will Tell ") qui clôt le disque avec majesté. Humble mais pas simpliste, honnête sans être naïf, ce disque s'avère une des meilleures surprises country-pop de l'année. On n'en dira pas tant de certains kadors à la Grandaddy, dont le talent s'étiole malgré l'avis général. Comme quoi les projecteurs sont parfois braqués sur les mauvaises personnes, et c'est bien dommage. Voilà qui est dit !