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Serj Tankian

Harakiri

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Fin des années 90, le Nu-Metal ravage les oreilles d’ados et post-ados qui en demandent et en redemandent encore. Les principaux responsables s’appellent Korn, Deftones, Slipknot ou encore Limp Bizkit. Mais il existait également une formation dont l’originalité avait mis tout le monde d’accord, j’ai nommé System Of A Down. En l’espace de sept ans, le quatuor va délivrer quatre LPs et une collection de B-Sides. De cette discographie plutôt brève émergeront « System Of A Down » (1998) et « Toxicity » (2001), qui font aujourd’hui figure d’œuvres cultes. Aujourd’hui, les fans européens de System Of A Down se languissent du retour sur leurs terres de l’un des meilleurs groupes Nu-Metal. Un espoir permis, puisque ce dernier s’est offert une série de concerts en compagnie des Deftones. Bref, une affiche qui ferait bander plus d’un métalleux trentenaire.

Serj Tankian a profité de ce retour très attendu pour glisser hors de ses poches un troisième LP solo, un « Harakiri » hésitant entre Rock et Métal. Le bonhomme ressort donc les grosses guitares, mises en sourdine sur son « Imperfect Harmonies », publié en 2010. Les fans le savent, Tankian n’est jamais aussi bon que lorsqu’il contorsionne au maximum ses cordes vocales singulières, plantées sur un bon gros riff obsédant. A ce titre, « Ching Chime », « Weave On » et « Uneducated Democracy » se distinguent largement du reste de la plaque. Un reste trop psalmodique et linéaire, loin d’illustrer ce que Tankian a véritablement dans le ventre. Un comble quand le disque s’intitule « Harakiri ».

 

Serj Tankian

Imperfect Harmonies

Écrit par

Né au Liban (Beyrouth) en 1967, puis émigré à Los Angeles en 1975, ce fils d’Arméniens aurait pu mal tourner en devenant un businessman. Il avait décroché un diplôme en Marketing & Business à la ‘California State University’ et avait même fondé sa propre entreprise de développement de logiciels en comptabilité. Heureusement, en 1995, il s’était sorti de ce mauvais pas en fondant System Of A Down en compagnie de trois amis issus, comme lui, de la communauté arméno-américaine.

Ce n’est un secret pour personne, System Of A Down est l’un des groupes métal américains les plus inventifs de sa génération. Un son original et un sens de la contestation prononcé l’ont propulsé aux sommets de la gloire dès la sortie de son premier album éponyme, paru en 1998. Outre son inventivité musicale, SOaD s’est érigé en porte-drapeau de la reconnaissance du génocide arménien. Trois albums plus tard (« Toxicity » en 2001, « Steal This Album ! » en 2002 et  le double « Mesmerize/Hipnotize » en 2005), le quatuor met fin à ses activités, estimant avoir fait le tour du sujet.

Tankian n’abandonne pas la musique. Il prête sa voix et ses talents de mixeur à de nombreux groupes. Il trouve le moyen d’intégrer sa formation universitaire à ses activités musicales en fondant son propre label : Serjical Strike Records. En parallèle, il continue son travail d’activiste au sein d’Axis Of Justice, l’organisation qu’il a fondée en compagnie de Tom Morello (Rage Against The Machine). En 2007, on reproche beaucoup à son premier effort solo intitulé « Elect The Dead » d’être une copie quasi-conforme du travail de System Of A Down. Il faut dire, à sa décharge, que sa voix unique et inimitable était l’une des principales caractéristiques du ‘style SoAD’. C’est sans doute la raison pour laquelle « Imperfect Harmonies », le second opus du Serj, est aussi différent de tout ce qu’il a pu réaliser dans le passé.

En tant qu’amateur de métal et fan de System Of A Down, je rejette et j’abhorre « Imperfect Harmonies ». La voix si caractéristique de Serj Tankian liée à une musique dénuée de guitares est pour votre serviteur une quasi-abomination. Pourtant, il faut reconnaître à cet album d’innombrables qualités : le courage de l’expérimentation, l’inventivité et la recherche sonore en sont quelques unes. Tankian mélange le rock, l’électronica, le jazz, la dance, le folklore arménien et la musique classique. Certains titres sont agréables à écouter, d’autres par contre semblent partir dans tous les sens. Côté lyrics, Tankian reste attaché à ses combats : la corruption institutionnelle et le génocide perpétré sur le peuple de ses ancêtres. C’est sûr que cette fois on ne pourra pas accuser le chanteur de plagier son groupe précédent. Mais bon sang, un peu de guitares, par respect pour les fans, était-ce trop demander ?