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Shaggy Dogs

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Depuis sa participation au "Tribute to Lee Brilleaux", en hommage au leader de Dr. Feelgood, en 1998, Shaggy Dogs n'a cessé de distiller son ‘blues rock festif’ à travers toute l'Europe mais également au Canada, au Japon ou encore plus récemment, en Scandinavie.

Après un 8ème opus, l'Ep "Sorry For The Delay" (2022), Red et son gang en rouge et noir, plus hirsutes que jamais, sortiront un nouvel elpee, "Pinball Boomers", ce 26 septembre 2025.

10 titres produits par le fameux Gallois Nick Brine (Stones Roses, Seasick Steve, The Quireboys, …) dont les thèmes abordés posent un regard quelque peu amer sur notre société, nos angoisses, nos doutes et nos frustrations, le tout porté par l'énergie caractéristique du quintet !

Le clip de son 1er single "Who's Gonna Vote ?" est à voir et écouter là

A la ‘Une’ des tabloïds, la question qui hante tout candidat en quête de pouvoir : ‘Qui va voter pour moi ?’

L'énergie du live et le style minimaliste de ce clip servent un message explicite en phase avec l'actualité du moment... intemporelle.

Quand un candidat s'époumone, accroché à son pupitre, Shaggy Dogs donne le rythme à coups de riffs acérés portant à son apogée leur fiesta Blues'n'Roll !

Shaggy Dogs

Renegade Party

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Formation de pub rock, Shaggy Dogs nous vient de l’Hexagone. Fondée en 1998, elle puise l'essentiel de son inspiration chez les Anglais de Dr Feelgood. Elle a d’ailleurs participé aux deux volumes des "Tribute to Lee Brillaux", parus en 1999 et 2000, en hommage au leader et chanteur de Dr Feelgood, décédé en 1994. Les Shaggy Dogs cherchent avant tout à injecter de l’énergie punk dans un R&B qui rocke !

Le line up réunit le chanteur/harmoniciste Red, le guitariste Jacker, le bassiste Toma et le drummer Guillermo. A ce jour, le combo a publié quatre albums : "A dog's life" en 1999, "Pub rockers Class Heroes" en 2006, "No covers" en 2008 et "Who let the Shaggy Dogs out" en 2011.

La plage d’ouverture est amorcée par un cri : "Shaggy Dogs Power". Une voix nerveuse embraie. Elle est même saccadée, teigneuse, proche de celle du regretté Brilleaux. Jacker triture ses cordes comme un damné, dans un style également comparable à celui de Wilko Johnson, le premier gratteur de Dr Feelgood. Steve Broughton est venu renforcer l’équipe au piano. Multi-instrumentiste, c’est le frère d’Edgard, leader de son Edgar Broughton Band, un groupe qui a connu ses heures de gloire, au cours des années 70, outre-Manche! Une rythmique aride et malveillante balise "Voodoo King", une piste caractérisée par de petites lacérations à la slide commises par l’Andalou Lorenzo Sanchez (NDR : c’est un ex-guitariste de Miguel M and The Brachays Blues Band). Le rythme est toujours bien présent tout au long de "Little Ann", mais sous une forme embrassée par les R&B bands insulaires du début des sixties. Pensez aux Stones et aux Pretty Things. Et au passage, un harmonica vient s’immiscer dans le décor. Ce même harmo introduit "Hot night", face au piano roll’n’boogie de Broughton. Red souffle judicieusement dans son instrument et Jacker en profite pour mettre le nez à la fenêtre. Red conserve ses inflexions vocales sauvages sur "Flight time", une piste imprimée sur un mid tempo ; et c’est la guitare qui emprunte des accents acides pour fédérer l’ensemble. Red est épaulé Marco Shaeller (NDR : le partenaire habituel de Phil Fernandez, au sein du blues band français, Big Dez), un autre souffleur, pour attaquer le très agréable "Who's got the clue?" Toujours fort intéressante, l’expression sonore lorgne à nouveau vers Feelgood sur "A riot", "Kick it" et "Be somebody soon". Red maîtrise bien sa passion pour chanter "Simple life". Le ton s’avère très sixties. Un solo de guitare s’égrène, tout en accords. Steve est passé à l'orgue. Les rythmes syncopés produits par les percus de Guillermo entament "I like to boogie" ; puis le tempo accélère pour glisser vers le boogie signifié. Bien remuante, "No way" est encore une excellent compo. Shaeller se réserve l'harmonica. La rythmique de Jacker est terriblement accrocheuse. De toute bonne facture, l’elpee s’achève par "Money honey", une piste soulignée par les interventions à la slide de Lorenzo Sanchez. Un morceau caché débarque après deux minutes de silence, en l’occurrence, une work song qui nous entraîne sur les rives du Mississippi, fréquentée par le chant, les percussions, les cordes et une rythmique hypnotique!