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Shannon Lay

Geist

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L’ex-guitariste de FEELS poursuit une carrière solo qui monte en puissance. Et elle le démontre sur son cinquième opus (NDR : le quatrième pour Sub Pop !).  « Geist » (NDR : qui signifie ‘esprit’, en allemand) constitue un long playing introspectif et éthéré rappelant l’œuvre de Nick Drake. Pour enrober son folk, elle a pu bénéficier du studio de Jarvis Taverniere (guitariste de Woods) ainsi que de la collaboration du multi-instrumentistes Ben Boye (Bonnie Prince Billy, Ty Segall), de Devin Hoff (Sharon Van Etten, Xiu Xiu, Julia Holter) ainsi que de Ty Segall qui prodigue quelques soli de guitare sur « Sur » et « Shores ».

Si à première écoute, cet LP peut paraître minimaliste, en l’écoutant attentivement, on décèle une instrumentalisation riche et parfaitement dosée qui met en exergue la sèche et les susurrements de Shannon Lay. Sa voix douce et aérienne est susceptible d’anesthésier. Une apesanteur que l’on perçoit tout au long de « Geist ». Parmi les dix morceaux, on épinglera le chant a capella adopté sur « Awaken and Allow » qui rappelle les origines irlandaises de la Californienne en nous entraînant au cœur des pubs celtiques. Notons également la délicate reprise du « Late Night » de Syd Barrett. En rendant hommage aux esprits, Shannon Lay nous propose l’un de ces albums les plus aboutis à ce jour.

Shannon Shaw

Dreams in The Rat House

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Troisième album du trio d'Oakland, "Dreams in The Rat House" perpétue les atmosphères rétro des deux premiers opus. La bande à Shannon Shaw (parallèlement bassiste au sein de Hunx and His Punx) nous offre en effet, à travers sa fusion d'early rock, de rockabilly, de surf, de beat music et de garage, un voyage à travers les fifties et le début des sixties. On y croise de tout jeunes Beatles, les Shangri-Las ou encore Buddy Holly dans une grande messe doo-wop où les onomatopées sont fatalement à la fête. Les ‘Heyheyhey’, ‘Yayaya’, ‘hohoho’ et autres ‘ouwahouh’ se succèdent en effet tout au long d'un album rafraîchissant mais finalement assez répétitif. Et même si les singles ("Rip Vanwinkel", "Ozma") figurent en début de parcours, j'ai plutôt préféré sa deuxième face. Le surf de "The Rabbits Nose", les roulements de batterie de "Hundsortails" ou les élégantes harmonies de la ballade "Unlearn". Signalons enfin l'atroce pochette, kitsch à souhait, totalement en adéquation avec le look des membres du groupe tout droit sorti d'un film de John Waters. Bref, un disque sympathique de doux dingues pour amateurs de vintage un peu décalé qui mérite les acclamations mais peut-être pas la standing ovation.

 

Shannon Wright

Let in the light

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Pas simple de se faire un avis sur le nouvel album de Shannon Wright ! Non, pas simple... Comme d’habitude, c’est une réussite. Une grande réussite. Mais le jugement devient plus ardu lorsqu’il s’agit de confronter « Let in the Light » à ses petits frères (dont le magnifique « Over the sun », en 2004). D’emblée, un constat : l’ouragan est passé, les marées se sont déchaînées. Aujourd’hui, l’horizon semble dégagé. L’heure est à l’accalmie. Et Shannon Wright se pose là, les doigts retroussés sur son piano. En découle un album surprenant, calme, mais traversé d’une immuable fièvre rock’n’roll.

Pour comprendre « Let in the light » et son côté serein, il convient de soulever le rideau, de passer en coulisse. Là, à notre plus grande surprise, Steve Albini (Nirvana, Pixies, etc.) n’est plus aux commandes. Pendant des années, la collaboration entre Shannon Wright et Steve Albini avait constitué une indéniable mine de créativité, prête à exploser au moindre coup de grisou. Cette fois, Steve n’est plus là. Alors voilà : l’univers écorché de Shannon s’est apaisé. Produit par Andy Baker, « Let in the Light » laisse entrevoir la face émotionnelle de l’artiste. Touchante (« Steadfast and true »), percutante par moments (« Don’t you doubt me »), Shannon Wright se présente sous un jour nouveau. Bouleversant, plus accessible aussi. « Let in the light » est un lumineux élan de nostalgie. Un album indispensable pour les fans de Chan Marshall, fortement recommandé pour tous les autres.



Shannon Wright

Over the sun

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Après avoir commis deux 2 albums sous le nom de Crowsdell, deux elpees produits pas Stephen Malkmus (Pavement) et parus chez Bigcat, Wright tenta l’aventure solo. “Over the sun” constitue son quatrième album en 5 ans. L’air de rien Wright s’impose comme une artiste des plus attachantes. Récemment vue chez Rachel’s (“Systems/layers”, au cours duquel elle chante), la voir live grâce aux concerts “Les femmes s’en mêlent” des Inrocks, une chose est sûre : pas l’ombre d’une faute de goût dans son parcours. Après avoir volé la vedette à Marshall de Catpower lors de leur dernière tournée commune et tout juste avant de retrouver une autre grande dame, à savoir PJ Harvey, Wright bouscule sérieusement la donne du rock au féminin. Et du rock tout court d’ailleurs. Après avoir été le fleuron du rock noisy dans les années 90, Touch and Go semble donner un coup de projecteur sur le songwriting nuancé et sensible. Le label annonce même la couleur des années à venir : Coco Rosie par exemple (bon d’accord, moins sérieusement mais en tournée avec Blonde Redhead, autre ancien poulain de l’écurie) ou encore Nina Nastasia. Alternant les titres rocks toute guitare dehors, ceux au piano accompagné de sa voix, parfois agrémentés de cordes, Wright rejoint le cercle très fermé des grandes de l’histoire du rock (Patti Smith, Joni Mitchell, Lisa Germano, Liz Phair, Tori Amos, Kristin Hersh, PJ Harvey et Chan Marshall, bien sûr), mais se frotte également à des compositeurs comme Elliot Smith ou Nick Drake. Wright expose ses émotions comme d’autres leurs dessous de bras. Poilus, cela va de soi. Splendide ! Et à voir au festival de Dour cet été.

Yann Tiersen & Shannon Wright

Yann Tiersen & Shannon Wright

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Pour peu que vous soyez fan de l’un ou de l’autre de ces deux artistes, vous ne pouvez absolument pas manquer ce disque. Une plaque à passer en boucle, à offrir à sa douce et tendre, à écouter lorsque vous mettez en doute l’existence de l’émotion dans les sorties de ces dernières semaines. Doit-on encore les présenter ? Allons-y quand même pour Miss Wright, elle en a peut-être plus besoin. Active depuis le milieu des années 90 dans le circuit indie rock américain, Wright sort une poignée d’album sur Rough Trade sous le nom de Crowsdell. Lorsque le groupe se sépare, le chanteuse décide d’enregistrer sur un quatre pistes pour finalement commencer à sortir ces enregistrements sur le label Quarterstick à partir de 1999. Depuis, deux de ces albums ont finalement atteint le vieux continent ; mais c’est surtout grâce à “Over the sun” sorti l’année passée que Wright s’est fait remarquer. Pas uniquement à cause du disque, mais aussi à travers des prestations scéniques à fleur de peau. Pour la liste non exhaustive des ses influences, je vous renvoie à la critique dudit album quelque part sur le site. Ce n’est donc pas une surprise de voir accolé le nom de Wright à celui de Tiersen. L’alchimie semble s’être opérée au sein du duo. Nous aurions pu craindre que l’ego de Tiersen empiète sur la sensibilité de Wright. Il n’en est rien. Bien entendu, le violon du fabuleux français se reconnaît à la seconde. Mais les cartes sont bien brouillées, d’abord par la magie du multi instrumentiste (chacun échangeant piano et autres objets à musique), ensuite par le profond respect qui semble avoir régné en studio. Du bien beau travail.