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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Shearwater

Fellow Travelers

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Le concept du nouvel essai de Shearwater traduirait-il la petite baisse d’inspiration que semble traverser Jonathan Meiburg depuis « Animal Joy » voire même « The Golden Archipelago », deux opus datant respectivement de 2012 et 2010 déjà. Le groupe d’Austin a donc décidé d’interpréter des compos signées par des formation qui les ont accompagnés en en tournée. Et il arrive même parfois que ces exercices de style soient exécutés avec le concours de leurs auteurs. Heureusement, la voix unique en son genre de Jonathan Meiburg –qui semble émaner du fond d’un canyon arizonien– parvient à magnifier certaines reprises comme celle du –déjà magnifique– « I Luv the Valley Oh !! » de Xiu Xiu, même si la cover n’atteint pas le niveau émotionnel de l’originale…

Et les résultats sont très inégaux. Les plus belles versions ? Celle du « A Wake for the Minotaur » de Tom Petty déjà adapté par Sharon Van Etten qui participe d’ailleurs à cette reprise. Celle du « Fucked Up Life » des Baptist Generals, qui bénéficie du concours de Clinic. Les plus anodines ? Le « Hurts Like Heaven » de Colplay ainsi que le « Natural One »  de Lou Barlow (Folk Implosion). Un disque plaisant mais pas vraiment indispensable. Bonne nouvelle quand même, la formation bosse sur un nouvel elpee que l’on espère digne de « Palo Santo », « Rook » ou « Winged Life », les sommets de l’œuvre du Texan.

Shearwater se produira en concert le 29 avril au Bota et le 4 mai au Democrazy de Gand.

 

Shearwater

Une bonne dose d’électricité en plus…

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Du line up initial, il ne demeure plus chez Shearwater, que le seul Jonathan Meiburg. Pour rappel, la formation avait été fondée en 2001, par Jonathan et Will Sheff, alors tous deux encore impliqués chez Okkervil River. Pour être plus clair, Shearwater est devenu le projet de Meiburg, et Okkervil River, celui de Will. Ce n’est pas la première fois que Shearwater se produit à Bruxelles. En ce jeudi 28 avril c’est le Botanique qui l’accueille. Et la Rotonde est pleine comme un œuf pour assister au concert de ce combo texan venu présenter son huitième album, « Animal Joy ».

Il est 21h lorsque Jonathan Meiburg monte sur l’estrade flanqué de son backing group. De nouveaux musiciens, mais qui vont démontrer, tout au long du set, une solide expérience scénique. Le concert s’ouvre par les excellents « The Snow Leopard » et « Animal Life ». La voix de Jonathan Meiburg est sublime, fascinante ; et l’auditoire est littéralement sous son charme. Sculptées dans la pop, ses compos sont empreintes de lyrisme et chargées d’intensité émotionnelle. Meiburg peut, en outre, s’appuyer sur des musicos particulièrement talentueux. Même lorsque le band propose des versions très électrifiées de plages issues du dernier opus. Et franchement, ces adaptations sont très réussies. Et libèrent une puissance surprenante. Bien plus impressionnante que lors de ses dernières prestations accordées dans la capitale. Shearwater ne va évidemment pas négliger ses classiques, dont une interprétation magistrale de « Rooks ». Un superbe concert !

(Organisation Botanique)

 

Shearwater

Rook

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Quelle est la véritable ambition de Shearwater ? Pousser l’auditeur au cœur d’une inextricable dépression ou le libérer d’un insoutenable poids qu’il porterait sur ses épaules ? Dans un cas comme dans l’autre, la formation vise dans le mille. D’une beauté troublante, « Rook », le cinquième essai de Jonathan Meiburg, ex-Okkervil River, s'enfouit dans une mélancolie d’une profondeur déroutante. « Rook » est manifestement tout sauf un disque joyeux. Il ne s’agit pas non plus d’un disque se prêtant à la séduction. « Rook » est de ces œuvres que l’on écoute seul, enfermé chez soi, lorsque tout va mal et que les larmes ne peuvent être retenues plus longtemps.

Shearwater délivre dix compositions remarquablement asthéniques, sur lesquelles on peut se laisser aller à exprimer ses peines les plus viscérales. Meiburg n’hésite pas exprimer les siennes de la plus poétique des manières sur les somptueux « Home Life », « I Was A Cloud », « The Snow Leopard » l’abrupt « Century Eyes » ou l’intriguant « South Col ». L’absence de Will Sheff, leader d’Okkervil River et membre originel de Shearwater, s’avère libérateur pour Meiburg qui exploite ici son potentiel au maximum. « Rook » est à déconseiller aux dépressifs chroniques mais devrait octroyer aux autres une délivrance salvatrice. 

Shearwater

Palo Santo

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On se réjouit de retrouver Jonathan Meiburg (Okkervill River) et Will Sheff (Kingfisher, Okkervill River), les deux maîtres d’œuvre du projet Shearwater. L’année dernière, l’E.P. « Thieves » était venu calmer les ardeurs d’une cohorte d’aficionados en manque de douceur. Quatrième album dans la discographie du groupe, « Palo Santo » dévoile une énergie nouvelle dans l’approche flegmatique du duo. La mise en bouche s’intitule « La Dame Et La Licorne ». Cette fable moderne se chante en anglais et captive d’emblée son auditoire. Personne ne s’en plaindra : le piano et la pédale steel s’entendent toujours aussi bien. Postée aux avants postes, « Red Sea, Black Sea » sème une véritable tempête sur ces territoires peu coutumiers des tourments sonores. La décharge de cette mer rouge et noire tient autant aux atmosphères chéries par Peter Gabriel qu’aux éclats vocaux d’un Patrick Wolf. La puissance dégagée par cette chanson trouve également un écho distordu dans « White Waves ». Plus loin, sur « Seventy-Four, Seventy-Five », les notes de piano chavirent dans un brouillard de guitares. Nos deux compères n’ont pourtant pas délaissé leur passion commue pour l’ornithologie. Une fois encore, ils chantent leur amour des oiseaux sur « Sing, Little Birdie ». L’orgue, le banjo, le vibraphone, le glockenspiel et tous les autres instruments s’unissent alors pour déposer les derniers morceaux de « Palo Alto » dans un havre de paix, antre d’un repos bien mérité en ces jours agités.

Shearwater

Winged Life

Jonathan Meiburg et Will Sheff sont les deux leaders d’Okervill River, ce combo country-rock épique et romantique qui n’a pas peur d’envoyer la patate quand il est un peu triste et que le monde part en boudin. Chez Shearwater leurs intentions sont semblables, sauf qu’ici il n’y a aucune poussée d’acné : c’est le calme olympien, et c’est tout aussi bien. « A Hush » en ouverture porte son titre à merveille : c’est comme un doux baiser, du genre « Americana, with love ». Sauf que Maiburg et Sheff n’arnaquent pas le touriste avec des cartes postales : c’est du 100% mélancolie, de l’authentique folk aux refrains accueillants (banjo-piano-xylophone-pedal steel), et plus si affinités (« The Convert » et « Sealed », plus rock). Sur la pochette des oiseaux s’envolent d’un pylône électrique : sans doute ont-ils eu peur du silence bourdonnant qui gisait sous leurs pattes. Moralité : la quiétude a raison de la patience des oisifs. Bien malheureux soient-ils, parce que c’est elle qui enfante la plus belle musique.