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La fresque de Vincent Delerm

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Shudder To Think

Live From Home

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Faute avouée est à moitié pardonnée (NDR : enfin, j’espère !), mais je reconnais ne jamais avoir beaucoup accordé d’attention à Shudder To Think, une formation fondée en 1986 par le chanteur/guitariste Craig Wedren, le second sixcordiste Chris Matthews, le bassiste Stuart Hill et le drummer Mike Russell. Rapidement signé par le célèbre label de Washington D.C, Dischord, écurie hébergeant la formation mythique Fugazi, Shudder To Think publiera trois albums avant de se faire enrôler par les Smashing Pumpkins et… Fugazi pour assurer le supporting act de leurs tournées, en1992. Matthews et Russel seront rapidement remplacés par Adam Wade (Jawbox) et par le guitariste suisse Nathan Larson. Boostés par leur succès, ils passent chez Epic (Sony), en 1994. Leur musique mathématique, qualifiée de ‘post-moderne’ ou de ‘post-hardcore’, leur vaut rapidement un statut de ‘culte’ chez les fans de musique indie. Le groupe publie un dernier elpee en 1997 avant de se séparer en 1998, suite au départ de Larson. Les membres se lancent alors dans diverses carrières solos. Le succès commercial n’a malheureusement (ou pas…) jamais touché le groupe.

Dix ans ont passé, lorsqu’en 2007, Wedren, Larson et March se produisent ensemble au Mercury Lounge à New-York ; puis en 2008 lors de la campagne présidentielle de Barak Obama, pour soutenir sa candidature. Ils enregistrent également ce live sobrement intitulé « Live From Home », lors d’une tournée de reformation, la même année. Vu l’intégrité de ces musiciens, l’aspect lucratif a été relégué au second plan… 

Pour vous donner une petite idée de leur style musical, imaginez un mélange entre celui de Filter (le chant), Don Caballera (les poussées math-rock) et Fugazi (les guitares acérées et métalliques). Les changements de rythme sont constants. Les vocaux perturbent régulièrement, n’hésitant pas à glisser vers le falsetto. Les compos ne cherchent pas à flatter l’oreille ; mais plutôt à impressionner. A l’instar de  morceaux comme « Shake Your Halo » ou « Rag ».

Le groupe a suscité de nombreuses vocations dont Thursday et Incubus (NDR : qui utilise une partie du titre « X-French Tee Shirt » sur « Nowhere Fast »). Jeff Buckley était fan et Pearl Jam les a également invités à tourner avec eux ! Cette formation est incontestablement une légende. Mais personnellement, j’éprouve d’énormes difficultés à accrocher. En cause ? La voix de Craig Wedren ; trop proche de cette du chanteur de Filter, Patrick Richard… que je n’ai jamais aimée ! Après avoir écouté « Live From Home », on se demande toutefois comment un groupe à la musique aussi alternative ait pu jour pu être signée sur une ‘major’… C’est quasi inimaginable de nos jours. Les années dorées de l’industrie musicale semblent définitivement révolues…

 

Shudder To Think

First love, last rites

Attention, ceci n’est pas le nouvel album de Shudder to Think, mais la bande sonore du film " First love, last rites ". Le groupe de Washington DC a assuré toutes les compositions, mais a refilé le chant, sur dix des quinze chansons, à des invités. Souvent de marque. Tels que Liz Phair, Billy Corgan, Nina Persson, Robin Zander, Lena Karlsson, John Doe, Matt Johnson, Angela Mc Clusky et le duo Mimi Parker/Alan Sparhawk. Sans oublier feu Jeff Buckley. Ce qui permet de certifier que les sessions d’enregistrement de ce disque remontent avant mai 1997…

 

Shudder To Think

50.000 B.C.

Curieux groupe que ce Shudder To Think dont la musique navigue à la croisée des chemins du punk et du prog rock des seventies. Un peu comme si elle voulait célébrer la rencontre improbable entre Jane's Addiction et Gentle Giant. Vous voyez le topo! Et cette sensation de surprise est accentuée par la voix de Craig Wedren. Falsetto androgyne, se rapprochant plus de Jeff Buckley que de Brian Molko. Une voix très présente, parfois même envahissante qui sert de véritable fil conducteur aux compositions dont la texture est sans cesse déchirée entre énergie et complexité, entre brisures de rythme et sensibilité mélodique...

 

Shudder To Think

Pony Express Record

Imaginez un climat crimsonien circa "Lark's tongue in aspic" adapté au monde contemporain. Filtrez le successivement dans le métal de Led Zeppelin, l'arythmie de Per Ubu, la mélancolie de Cave, l'arrogance de Jane's Addiction et le post grunge de Smashing Pumpkins. A notre humble avis, vous ne devez plus être très loin de la solution Shudder To Think. Il n'y manque plus que le vocal clair, androgyne, perçant (Tim Buckley?) de Craig Wedren, souligné d'harmonies vocales limpides, fruitées, et vous pouvez commencer à aborder l'écoute de ce "Pony Express Record". Un disque qui nécessite plusieurs écoutes pour véritablement s'apprécier. A cause de la richesse des compositions. Et du fil mélodique auquel il faut constamment s'accrocher pour ne pas perdre pied. Un opus constitué de treize fragments tantôt foudroyants, épileptiques, intimistes, palpitants, turbulents ou tendres, qui vous entraîne dans un univers excentrique, imprévisible et au bout du compte envoûtant. Progcore!